mardi 31 décembre 2019

Podiums 2019

L'année se termine, et je n'ai pas rédigé l'intégralité de mes séances de rattra'pages. C'est mal, je sais, mais pas si étonnant, n'est ce pas ? 😁 Alors, pour vous faire patienter encore un peu, juste un peu... voici de quoi grignoter 🍬 Allez, c'est parti pour les médailles :)
🥇 - Les lions d'Al-Rassan de Guy Gavriel Kay : ma chronique.
🥈 - Les vaisseaux du temps de Stephen Baxter : mon mini avis.
🥉 - Apostasie de Vincent Tassy : mon mini avis.
Après d'intenses et déchirantes délibérations, il a bien fallu trancher dans le vif ! Seulement trois, c'est si peu ^_^ Au final, je me suis laissée influencer par mon indice de réminiscence qui me semble être un marqueur suffisamment fiable pour élire un indiscutable...
🥇ex aequo, à la première place du podium
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Savouré dans son intégralité en compagnie de ma fidèle amie co-lectrice Itenasara, je me trouve dans l'impossibilité de départager ses 9 tomes, et me vois contrainte de les mettre à égalité (malgré le manque d'espace sur la toute première marche) tant ces aventures maritimes se seront révélées aussi enthousiasmantes que mémorables 😍

2019 ayant été une année particulièrement riche en classiques, il était tout aussi évident d'élever un autre podium en leur honneur, vu qu'ils ne jouent pas dans la même catégorie.
🥇De grandes espérances de Charles Dickens (1861): mini avis.
🥈 - La ferme des animaux de George Orwell (1945) : mini avis.
🥉 - Les mystères d'Udolphe de Ann Radcliffe (1794) : mini avis, à venir...

Voilà ! Vous aurez une vision plus globale de mon année de lecture dans la future séance de rattra'pages de décembre, qui arrivera... bah, quand elle arrivera quoi ! Il n'y a pas le feu au lac non plus 😋


D'ici-là, tous mes meilleurs vœux vous accompagnent. Santé, bonheur, amour, douceur et sérénité pour 
ainsi que de savoureuses lectures, bien évidemment ! Rendez-vous l'année prochaine pour en reparler 😊

dimanche 29 décembre 2019

Que passe l'hiver de David Bry

Synopsis : Stig vient d'avoir vingt ans, l'âge de porter une épée et de se rendre - enfin ! - sur le Wegg, l'étrange montagne où réside son souverain, le roi de la Clairière. Mais son premier solstice d'hiver ne se déroule pas comme il l'avait imaginé. À peine le jeune seigneur est-il arrivé que la mort répond aux augures néfastes et que les fils enchevêtrés du destin tissent un avenir que personne, ni homme ni dieu, semble pouvoir prédire. Menacé sans qu'il en comprenne la raison, Stig aura fort à faire pour découvrir ce qui se trame dans l'ombre des festivités, protéger ceux qu'il aime... et même survivre. Y parviendra-t-il ?

À la croisée de l'ode initiatique et du huis-clos, Que passe l'hiver raconte le destin d'un jeune homme au pied bot et d'un roi aux longs bois de cerf, pris dans le maelström d'un monde qui se meurt, peut-être...

Fantasy - 400 pages - Editions de l'Homme Sans Nom (2017)
Illustration de couverture : Simon Goinard

Pour ce solstice d'hiver, il me fallait partir, loin ! Arpenter des paysages enneigés, me perdre dans une blancheur infinie et un silence assourdissant, avec l'espoir de flairer une piste qui réaliserait mon souhait de m'emporter dans un ailleurs saisissant...
Et comme un sérac venu s'écraser sur mon chemin, ce roman a surgi devant moi !

Un fil du destin se brise. Un autre se renforce.


Se fondre dans ce récit de fantasy, c'est comme...

S'enfoncer dans un huis-clos de givre, emprisonnant les 30 strophes d'une ode initiatique sculptée dans la glace, et dont l'emprise de marbre se resserre dès les premiers vers.
Explorer un lieu hors du temps, y attendre la nuit la plus longue de l'année - celle qui dure plus, bien plus que le jour - dans une tension croissante et un sentiment de froide inexorabilité.
Marcher dans une neige rougie de sang et sous un ciel plombé de mauvais augures. Y voir la vapeur de son souffle balayée par un vent chargé de cendres funestes, où le sel des larmes se cristallise avant d'atteindre le sol.
Se tenir aux aguets dans cette ambiance cotonneuse et immobile, où chaque flocon tourbillonne dans l'attente du prochain secret, ou cadavre à recouvrir.
Etre à la croisée d'un monde dont l'avenir se tisse au bord de la montagne du destin, sur lequel souffle la bise polaire d'une tragédie en devenir, et assister au drame qui se noue, impuissante et transie.

Un fil se brise, un autre se renforce.

Rejoindre ses personnages, c'est un peu...

Se perdre dans le regard noir et abyssal d'un roi impressionnant, aux bois de cerf immenses, et souverain d'une clairière légendaire sur laquelle le glas pourrait bien sonner.
Identifier quatre clans, venus des quatre points cardinaux, tous détenteurs de pouvoirs particuliers, et s'inquiéter de leur loyauté et des plans qu'ils pourraient ourdir tandis qu'ils s'observent en chien de faïence.
Scruter les prophétesses à la peau marquée de runes, et les augures inscrits dans les nuages et le cri des loups, avec un sombre pressentiment.
Apercevoir des créatures et esprits venus de derrière le voile, et ne pas s'en approcher sans crainte.
Mais surtout accompagner un jeune homme à sa première cérémonie du solstice. S'attrister de le voir rejeté par son père, seigneur d'un clan qui possède le don de se métamorphoser en animal. Le suivre lors de ses envolées au-dessus des cimes immaculées. Sentir l'air pur s'engouffrer dans son bec, et le sentiment de paix qui l'étreint, lorsqu'il prend sa forme de corbeau. L'aimer tel qu'il est, placer beaucoup d'espoirs en lui, et espérer qu'il en réchappera. Mais aussi voir grandir sa désillusion, sa peur et son chagrin, à mesure que la célébration du solstice approche, que la mort rôde de plus en plus près, et...

 Que certains fils du destin s’effilochent, quand d’autres se consolident.


Que passe l'hiver... oui, mais pas le souvenir de cette lecture 🥰

L'hiver s'est aussi arrêté chez : Elhyandra, Stelphique

mercredi 25 décembre 2019

Bonnes fêtes !

Bonnes fêtes de fin d'année !!!
Rassasiez-vous de moments précieux,
et de savoureuses lectures, bien évidemment ;-) 

samedi 21 décembre 2019

Séance de rattra'pages #25 [septembre 2019]

Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois de septembre 2019
Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
SEPTEMBRE
        
De grandes espérances de Charles Dickens (728 pages), publié en 1861 : Choisir de simplement exprimer à quel point je suis ravie de placer un Dickens en tête de liste. Espérer que ce petit 🤍 placé parmi les étoiles de mes réminiscences en dise davantage que le plus bavard des commentaires. Vous enjoindre de tout mon coeur à lire ce roman que l'on ne présente plus et que pourtant je n'avais encore jamais lu. Faire carillonneur toutes les cloches du ravissement éprouvé afin que vous les entendiez, même de très très loin. Laisser de côté la moindre tentative d'éloquence pour ne laisser parler que le coeur et les sentiments inspirés par cette histoire. Honorer la mémoire de Pip, un personnage que l'on ne peut oublier, et qui rejoint le panthéon de mes préférés... Voilà ce que je souhaite vous restituer - et plus encore, si je ne craignais l'inexcusable inconsistance de mes propos - de ma révélation de cette oeuvre, que Dickens lui-même semblait considérer comme l'une de ses meilleures.
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨🤍

Les Aventuriers de la Mer, tome 6 : L'Éveil des eaux dormantes de Robin Hobb (413 pages), publié en 1999 : Ce tome porte bien son nom, car c'est à n'en pas douter celui de l'éveil ! Empli de tumulte, de magie, et de craintes, l'engourdissement n'a pas été une seule seconde au programme de cette nouvelle LC partagée avec ma chère co-moussaillone Itenasara ;-) Le devoir de mémoire était aussi bien présent dans les destins et désirs de chacun.e. Remonter le courant dans un espoir commun pour certains, éviter de se noyer dans les souvenirs pour d'autres, ou encore se rappeler qui on a été, ou ce que l'on veut (re)devenir. Personnages, événements, complots, imagination, prennent leur envol, déploient leurs ailes, gagnent en envergure, et nous révèlent un panorama fertile et miroitant de couleurs, dont je vous invite à apercevoir l'esquisse dans ma chronique.
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨🤍

Les lumineuses de Lauren Beukes (464 pages), publié en 2013 : Romancière sud-africaine de science-fiction et de fantasy, Lauren Beukes a remporté le prix British Fantasy 2014 avec ce thriller fantastique très réussi. Mon flair, et ma curiosité, ont été largement récompensé par cette histoire, teintée de féminisme et d'humanisme, et mêlant adroitement le thème du voyage dans le temps et du tueur en série. Impeccablement bien huilés, les mécanismes de l'intrigue s'imbriquent sans grincer dans les allers et retours temporels, et l'alternance des points de vue entre victimes et bourreau. Laissant se développer les personnages dans toute leur ampleur, pour en tirer l'une des plus grandes forces du récit, Lauren Beukes m'a convaincue d'explorer son Zoo city, aux nombreux prix engrangés. Comme quoi, il y a vraiment du bon à visiter les auteurs d'autres continents, de temps en temps 😎
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?
Seulement trois élus pour ce mois de septembre, mais peu importe la quantité, puisque question qualité ; c'était du lourd ! Oui oui, je sais, l'heure tourne, et il me reste encore trois séances à rédiger. Je file, à bientôt...🏃‍♀️

jeudi 19 décembre 2019

Séance de rattra'pages #24 [août 2019]

Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois d'aoû2019
Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
AOÛT

Apostasie de Vincent Tassy (333 pages) : Voici LA révélation de cette sélection aoûtienne. Une plume envoûtante, poétique et raffinée. Un univers qui ensorcelle par sa mélancolie macabre, et son atmosphère gothique et obscure. Un récit construit en une subtile mise en abyme, exécuté dans un style fascinant, et dont le charme opère dès les premières pages. Mais attention, les âmes sensibles pourraient être sacrément ébranlées par la cruauté de certaines scènes rougies de sang. En ce qui me concerne, Vincent Tassy est un auteur qui m'a littéralement conquise. Apostasie est son premier roman. Quel talent ! J'ai lu que musique et littérature sont intimement liées pour lui - il est d'ailleurs musicien du groupe Angellore - et cela s'entend dans la beauté de ses mots, agissant comme un véritable sortilège, à l'image de sa sublime couverture 🥰 Une lecture qui plonge dans une langueur sombre et fiévreuse, et dont on s'éloigne avec soupirs.
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨

L'île du docteur Moreau de Herbert George Wells (212 pages), publié en 1896 : Ultime découverte du grand Wells, que je place en troisième position après La machine à explorer le temps et La guerre des mondes. J'avais le souvenir de l'adaptation cinématographique avec Marlon Brando, et ne m'échouais donc pas en terre inconnue. Pourtant, l'histoire a su me captiver, et aussi me surprendre par un aspect beaucoup plus sombre que je ne m'y attendais. Publié à une époque où Wells se passionnait pour les sciences naturelles, ce roman questionne sur l'essence et l'identité de l'être humain, et sur l'expérimentation animale. Le malaise du héros naufragé sur cette île, se transmet au lecteur et laisse redouter le pire au fur et à mesure de ses terribles et inhumaines découvertes. Un classique édifiant à ne pas manquer !
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

Chevauche-brumes de Thibaud Latil-Nicolas (304 pages) : Cette petite escapade en dark fantasy s'est soldée par une très bonne surprise ! Une clique de goguenards mercenaires confrontés à une purée de pois d'où émergent d'infernales créatures, ça donne un récit plutôt épique, plein de gouaille, et d'une étonnante vaillance. Bon, ok, ce régiment de reîtres ne révolutionne pas le genre, et ne rivalise pas avec mes champions du genre, j'ai nommé ceux de La Compagnie Noire de Glen Cook ! Pourtant, force est de reconnaître que j'ai passé un moment vraiment épatant en leur compagnie. Truculents, et sacrément attachants, j'espère que ces bougres m'emporteront dans une prochaine et encore plus exaltante chevauchée ;-) 
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

Voyage lunaire, tome 1 : De la Terre à la lune de Jules Verne (255 pages), publié en 1865 : À l'occasion du 50ème anniversaire du premier homme sur la Lune, j'ai eu envie de découvrir comment Jules Verne avait imaginé ce prodigieux exploit un siècle auparavant, et je n'ai pas été déçue. Son programme de voyage lunaire se déroule en deux parties. L'histoire débute dans un club d'artilleurs revenus désœuvrés après la fin de guerre de Sécession, et désireux de mettre leur compétences, désormais inutiles, au service d'une visée d'envergure. Faute d'ennemi sur lequel envoyer un projectile, pourquoi ne pas lancer un boulet sur la lune ? Et voilà la détonation qu'il fallait pour que commence l'élaboration du projet et de ses préparatifs. Le 1er tome de ce diptyque a été mon favori. Déjà parce que c'est celui de la rencontre avec des personnages éclatants de vigueur, d'intelligence et de passion. Ensuite parce que Jules Verne, sous couvert de nous distraire avec un récit qui ne pourrait être que la vision d'un rêve merveilleux, nous révèle une théorie stupéfiante et finement élaborée, qui démontre toute l'étendue de ses impressionnantes connaissances scientifiques, et de sa bouillonnante inventivité. 
Indice de réminiscence : ✨✨✨

Voyage lunaire, tome 2 : Autour de la lune de Jules Verne (248 pages), publié en 1870 : Cette suite permet de retrouver les trois personnages envoyés dans le boulet, et de les accompagner durant leur voyage. L'ingénieur Barbicane, le savant Nicholl, et l'aventurier français Michel Ardan (qui porte bien son nom, tant il est bouillonnant de vitalité !) forment un trio parfait. Ils se complètent à merveille et ont en commun une curiosité mêlée de passion qui ne peut que faire penser à celle que devait éprouver l'auteur pour notre cher satellite. Leur désir ardent d'en percer les mystères efface l'éventualité du sacrifice et en font les dignes précurseurs des missions futures. Le nez collé au hublot du boulet, ils nous dressent la carte de la Lune de manière très détaillée. J'avoue que les longs passages de ces minutieux relevés m'ont parfois fait décrocher. Mais il suffisait que j'imagine l'homme extraordinaire à l'origine de ces pages, et tous les explorateurs de l'espace qu'elles ont dû inspirer, pour que le respect l'emporte sur tout le reste. Impossible de ne pas voir l'oeuvre d'un visionnaire dans cet incroyable voyage lunaire 🤩
Indice de réminiscence : ✨✨✨

L'enfant des cimetières de Sire Cédric (529 pages) : Prix Masterton 2010, mon tout premier titre du Sire a été la lecture la plus addictive de ce mois ! Sans pour cela garder un souvenir impérissable de l'histoire, je me rappelle parfaitement ne pas avoir réussi à la lâcher avant la fin. L'accroche des toutes premières pages faisant émerger une légende urbaine plutôt prometteuse, le sentiment d'avoir assisté au baptême du feu d'un flic ayant du potentiel en tant que personnage central que j'aimerais retrouver, font que j'ai trouvé ce thriller fantastique vraiment efficace. Le lot de scènes violentes et bien sanguinolentes (vous voilà averti.e.s !) contentera aussi les amateurs du genre 😨 Petite ombre au tableau, j'ai regretté le manque de consistance des personnages, comme s'ils avaient pris forme dans la glaise du récit sans avoir eu le temps de s'y camper fermement. Mais je suis indubitablement curieuse de découvrir l'évolution de l'auteur, celui-ci n'étant que son deuxième roman. Même pas peur ! 😝
Indice de réminiscence : ✨✨✨

Au-delà de nos rêves de Richard Matheson (309 pages), publié en 1978 : Je ne vais pas répéter ici les motifs de ma légère désillusion, mais plutôt vous inviter, si ce n'est déjà fait, à aller en dévoiler les raisons dans ma chronique. En revanche, ce que je peux ajouter avec le recul des quatre mois écoulés depuis, c'est que mes souvenirs restent inchangés, et que le visionnage de l'adaptation ciné avec Robin Williams n'a pas été plus concluant que le roman, et ne m'a pas procuré davantage d'émotions, dommage...
Indice de réminiscence : ✨✨

Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?


Cette sélection a été délicate à ordonner car je me rends compte que l'ordre de préférence n'est pas toujours très représentatif... Disons que je me suis orientée à l'intensité de mes souvenirs ;-) A presto !

dimanche 15 décembre 2019

Séance de rattra'pages #23 [juillet 2019]

Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois de juillet 2019
Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
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JUILLET

La ferme des animaux de George Orwell (151 pages), publié en 1945 : Ce classique se retrouve en tête de liste, et remporte tous mes suffrages. En 10 chapitres, il raconte une révolution pas banale : celle d'animaux de ferme qui s'insurgent, prennent le pouvoir, et chassent les hommes, après un putsch fomenté dans la grange. Le contrôle de la ferme revient aux animaux, l'homme devient le suspect numéro un et doit déguerpir, et les bêtes s'unissent autour de nouveaux commandements.
Dans cet apologue éclairé, Orwell satirise la révolution russe, critique un système communiste voué à se transformer en dictature, et dénonce les dangers de la manipulation, de l'asservissement et du totalitarisme.
Les analyses sur ce texte ne manquent pas (et pour cause ^^), et je ne suis pas là pour prétendre y ajouter la mienne. Trêve de beaux discours. Abolition du moindre commandement. Juste une voix de plus pour proclamer qu'il faut absolument lire cette dystopie incontournable et acérée, et la considérer comme un texte enrichissant et intemporel que j'ai beaucoup apprécié.
Le résultat de ce scrutin de juillet est sans appel. Cette fable animalière pleine d'esprit ne peut rivaliser avec les candidats ci-dessous, et remporte haut la main cette élection ;-)
Pas étonnant que l'ouvrage figure dans le magazine Time parmi les cent meilleurs romans de langue anglaise écrits de 1923 à 2005, et qu'il ait reçu le prix Hugo du meilleur roman court pour l'année 1966 (attribué rétrospectivement en 1996).
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨

Trilogie Silo de Hugh Howey (1536 pages) : Pourquoi ai-je passé mon mois de juillet enfermée dans un silo ? Bah, je pourrais vous répondre que c'était pour y rester au frais et fuir la canicule. Ou encore pour mettre à l'épreuve mon niveau de claustrophobie. Mais la véritable raison serait plutôt le podcast du grand entretien avec Hugh Howey sur France Culture dans la Méthode scientifique et la curiosité qu'il a suscité, notamment envers le succès rencontré par cette histoire, qui fût d'abord publiée sous forme d'épisodes auto publiés.
Mon verdict : Une trilogie dont l'effet page-turner aide à descendre dans les profondeurs du silo sans trop d’essoufflement, du moins dans les premiers chapitres ^^ Avec des moments plus palpitants que d'autres, le premier tome bénéficie de l'effet de découverte et de l'attrait des rencontres avec les personnages, et il reste mon préféré. Mais les deux suivants manquent rapidement d'un renouvellement d'air frais. Ce récit post-apocalyptique indubitablement "light" n'est pas d'une originalité folle, et ne restera pas gravé dans le béton pour moi. Néanmoins, je ne renie pas sa capacité d'avoir réussi à m'emmener dans ses sous-sols afin d'en excaver les secrets jusqu'au niveau ultime. Et je ne serais guère étonnée de voir émerger de ses 1536 étages pages une adaptation ciné ou série, tant le scénario ne demande qu'à faire surface sur un écran plus large. Avec un talentueux show runner aux commandes, qui sait ce qui pourrait sortir de ces souterrains ;-)
Indice de réminiscence : ✨✨✨

L'invité de Dracula de Bram Stoker (37 minutes), publié en 1914 : Une écoute assez brève, mais permettant de découvrir une nouvelle de Bram Stoker, publiée dix-sept ans après la parution de son célèbre Dracula (que j'ai tant aimé), et qui devait originellement lui servir de premier chapitre. Elle raconte la première rencontre de Jonathan Harker avec le surnaturel durant la nuit de Walpurgis, avant de se rendre au château du Comte. Un récit trop court, qui ouvre l'appétit, mais ne sustente pas les affamés de Stoker comme moi. Une agréable et relevée petite mise en bouche qui donne soif 😁
Indice de réminiscence : ✨✨

Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?
Mon rattrapage de l'Avent se poursuit. Lectures aoûtiennes au prochain épisode. Ce sera le plein été au mois de décembre, et du soleil pour faire miroiter les boules du sapin (on se rassure comme on peut ^^). Ciao tutti ! 😙

mardi 10 décembre 2019

Séance de rattra'pages #22 [juin 2019]

Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois de juin 2019
Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
JUIN
   
    

Les vaisseaux du temps de Stephen Baxter (634 pages) : Vous en rêviez ? Eh bien Stephen Baxter l'a fait ! Tout juste 100 ans après la parution, en 1895, du récit de H. G. Wells : La machine à explorer le temps, il nous permet de poursuivre l'histoire exactement là où elle s'était arrêtée un siècle auparavant. Quelle géniale idée ! Lauréat de nombreux prix : British Science Fiction (1995), J.W. Campbell Jr. Memorial (1996), Philip-K.-Dick (1997), Bob-Morane (1999), cette suite est une véritable pépite, mais aussi une magistrale révérence faite à H. G. Wells. Dans un immense respect, S. Baxter multiplie les clins d’œil à l'oeuvre du maître, et nous donne même la sensation d'être habité par son style au point d'en imprégner toute sa narration.
Moi qui avais découvert l'illustre Machine de Wells très peu de temps avant, j'avais une impérieuse envie d'en savoir plus sur les Éloïs, les Morlocks, ainsi que sur la conséquence de cette toute première incursion dans le temps. De paradoxes temporels en histoires alternatives, c'est sans soubresaut, mais plutôt avec un sentiment de respectueuse et cohérente éternité que Stephen Baxter nous emmène aux confins de l'espace temps. Des étoiles plein les yeux naissent en chemin, et y subsistent bien longtemps après l'atterrissage ultime 🤩
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨💚

La ménagerie de papier de Ken Liu (424 pages) : Après le saisissement éprouvé lors de ma lecture de L'homme qui mit fin à l'Histoire, je m'étais promise de poursuivre ma découverte du travail de l'auteur, et ce recueil de nouvelles m'a confirmé ce que je savais déjà en mon for intérieur. La production de Ken Liu n'a pas fini de nous ébahir, et ce n'est que le commencement ^_^
Sa ménagerie n'est pas faite que de papier. Elle est fourmillante, créative, robuste, hybride, ondoyante... Ce recueil est comme un solide berceau, dans lequel un imaginaire grouillant devrait réussir à se développer de manière assez stupéfiante, et dans un futur pas si lointain, tant les moyens sont là. C'est pourquoi je place toute ma confiante espérance dans ce que l'auteur pourrait bien mettre au monde dans un univers plus vaste.
Et si je devais le résumer en une seule phrase, ce serait : « Wow, ça promet du lourd !!! »
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

Mudwoman de Joyce Carol Oates (576 pages) : Repenser à cette lecture est étrange. Pour tout dire, la "boue" du titre m'a collé aux basques, et s'est immiscée dans les recoins de mon cerveau jusqu'à la fin, et même après ^^ Une expérience tellement particulière que je suis obligée d'admettre que le talent de Joyce Carol Oates a excellemment bien œuvré pour instaurer au lecteur le sentiment de malaise bourbeux et oppressant que ressent l'héroïne. Je me suis sentie comme prise au piège par les longueurs du récit, et engluée dans une histoire dont j'avais envie de m'extraire. Et pourtant, malgré l'absence de plaisir et la torpeur ressentie, j'ai le sentiment persistant qu'avec ce premier titre, Joyce Carol Oates m'a convaincue de creuser plus profondément dans les méandres de son oeuvre. Allez comprendre ;-)
Indice de réminiscence : ✨✨✨

L'Amie prodigieuse, T1 de Elena Ferrante (430 pages) : La version audio proposée par France Culture est tombée à point nommé pour mettre enfin à exécution le projet de me faire ma petite idée sur le premier tome d'une saga dont on a tant parlé. Je sais que l'imaginaire prend souvent le pas sur mes autres choix littéraires, alors il me fallait foncer sur cette opportunité, d'autant que les sirènes de l'Italie ont aussi résonné à mon oreille ;-) Ce fût une jolie découverte. L'adaptation étant d'une qualité irréprochable, le plaisir ne pouvait qu'être de la partie. Je ne sais pas si je poursuivrais la saga, mais cette Amie prodigieuse n'est désormais plus une inconnue pour moi, et j'en suis ravie.
Indice de réminiscence : ✨✨✨

Les frères corses de Alexandre Dumas (240 pages) : Publié en 1844.
Indice de réminiscence : ✨✨✨
La femme au collier de velours de Alexandre Dumas (158 pages) : Publié en 1850.
Indice de réminiscence : ✨✨✨
Avec ces deux petits classiques signés Alexandre Dumas, je scelle définitivement ma résolution d'en inclure au moins un dans chaque séance, et vous pourrez constater dans les prochaines que ce n'est pas un projet lancé en l'air ! Le format audio restera mon allié de poids dans cette vaste opération ;-)
Pour en revenir à ces deux récits, ils ont un point commun qui m'a bien plu : une légère et bienvenue pointe de mystère, teintée de fantastique, qui s'ajoute à leur charme.
Dans le premier, il s'agit d'un étrange lien qui unit deux frères jumeaux, et leur permet de ressentir même à distance, les émotions et les douleurs physiques de l’autre.
Dans le second, c'est un étonnant collier de velours qui fera perdre la tête aux personnages, au sens propre comme au figuré.
Au sein des deux histoires, une atmosphère inquiétante se répand furtivement, et c'est dans un assombrissement laissant présager une conclusion funeste que réside la saveur particulière qui les unit. Je les ai appréciés autant l'un que l'autre.

Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?
Deux séances en si peu de temps ! La folie de l'Avent est-elle responsable de ce remue-ménage ? Affaire à suivre...
Et en attendant, lisez bien 😉

dimanche 8 décembre 2019

Séance de rattra'pages #21 [mai 2019]

Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois de mai 2019
Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)


MAI
   
  

Julian de Robert Charles Wilson (784 pages) : Pourquoi ne suis-je guère étonnée de placer un titre de Robert Charles Wilson en tête de liste ? Peut-être parce qu'il est parmi mes auteurs favoris, et que c’est dans l’humain qu'il se révèle l'un des plus talentueux de tous. Mais pas seulement...
Peut-être parce dans ce roman, il réussi à patiner d'une remarquable authenticité, un récit post-apocalyptique d'un XXIIe siècle régressif, déroulé à la manière d'une fresque historique datant du XIXe. L’aventure y prend le pas sur l’anticipation, comme une grande chronique feuilletonesque d’antan, rédigée en quatre actes, et à la dimension quasi biographique, qui donne l’illusion de lire des mémoires… du futur. 
Peut-être aussi pour la réflexion teintée de philosophie sur l’avenir de l’humanité, et l'application de glaçantes perspectives face à des fléaux tels que l’obscurantisme religieux, la destruction de nos ressources naturelles, les monstruosités de la guerre, le pouvoir politique dans ce qu’il peut avoir de plus tyrannique ou idéaliste... Du Robert Charles Wilson 100% pur jus, pour le coup !
Ce qui est certain, c'est que ce Julian m'a fait frôler le coup de cœur de peu ! Les longues et éprouvantes pages passées dans les tranchées de la guerre m'ayant tendu une embuscade inattendue.
Quoiqu’il en soit, ce n’est pas encore avec ce titre que l’auteur va me voir déserter ;-)
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨

Petit pays de Gaël Faye (221 pages) : Une écoute de ce très beau texte adapté par France Culture a été pour moi l'occasion d'une éclatante révélation. Je ne peux que me joindre (avec retard) au chœur de voix clamant la beauté des mots de Gaël Faye, ainsi que leur force. Prix Goncourt des lycéens 2016. Prix du premier roman (entre autres). Si comme moi, vous n'avez pas encore parcouru ce Petit pays, je vous encourage à faire le voyage sans tarder. 
Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

La petite roque de Guy de Maupassant (190 pages) : Je continue de me délecter de petits classiques, chaque mois, et sans contrainte. J'affine même mes goûts en la matière, ce qui m'encourage à persévérer. Dans cette nouvelle, parue en 1885, se déroule un drame pénétrant, qui m'a une fois de plus rappelé combien Maupassant savait briller dans les textes très courts. Faire preuve d'une sobriété aussi perçante, et d'un sens de la montée en puissance du tragique en l'espace de si peu de pages, relève d'un talent qui m'impressionne toujours.
Indice de réminiscence : ✨✨✨

L'homme invisible de Herbert George Wells (212 pages) : Mon exploration du laboratoire de Wells s'est poursuivie avec ce titre que l'on ne présente plus. Objet de tant d'adaptations ciné/séries/BDs, tout le monde a très certainement déjà croisé cette illustre mais insaisissable silhouette ;-) J'avoue que ce roman n'est pas mon préféré de l'auteur. Les péripéties et l'aspect cocasse de certaines situations provoquées par l'homme invisible dans le village où il débarque, l'emportent parfois sur le côté mystérieux de son état. Mais dans la deuxième partie, les événements se corsent pour notre plus grand plaisir. Réaliser que ce récit a été publié en 1897 inspire un grand respect pour son originalité et la source inépuisable d'inspiration qu'il deviendra...
Indice de réminiscence : ✨✨

Playground de Lars Kepler (406 pages) : Prendre le premier titre qui me tombe sous la main dans un moment de grande errance livresque ; survoler les critiques, avec l'intention de découvrir le couple d’écrivains suédois se cachant derrière le pseudonyme de Lars Kepler ; répondre inconsciemment à l'appel d'un sujet correspondant à l'humeur de l'instant présent ; céder face à l'annonce d'un thriller terrifiant pour l'originalité du décor de son antichambre de la mort... Et au final, rester en mode "spectatrice indifférente, voire ennuyée" tout du long ^_^ Voilà comment résumer le souvenir de cette lecture, qui s'enfuit déjà dans les limbes, pour ne jamais en revenir... 
Indice de réminiscence : 

Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?
La preuve ! Je doute de me mettre à jour d'ici la fin de l'année, mais peu importe le temps que cela prendra ; chaque lecture aura sa place par ici ;-) Allez, j'y retourne, bye bye !!!