mardi 15 octobre 2019

Mois de l'imaginaire 🎺 Noël avant l'heure 📚

Le mois d'octobre, c'est un peu Noël avant l'heure ! L'imaginaire étant mis à l'honneur, je partage avec vous les petits nouveaux ajoutés au compteur 😋 Et merci à tous les éditeurs, pour les promos numériques qui font notre bonheur, et répondent délicieusement à nos appétits de lecteurs !!!
Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres.

    

     

Que pensez-vous de mes acquisitions ? Y trouvez-vous quelques tentations ? Ou même des titres déjà lus à me recommander ? Cet événement automnal vous a-t-il aussi fait craquer ? Quels sont les livres que vous comptez ou avez déjà achetés ?
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Longue vie à ce mois de l'imaginaire, bonnes lectures à vous, et à bientôt pour en reparler 😊

dimanche 13 octobre 2019

Les Furtifs de Alain Damasio

Synopsis : Les Furtifs se déroule dans un futur proche, une vingtaine, une trentaine d’années, pas beaucoup plus. Nous sommes entrés de plain-pied dans la société de la traçabilité maximale : la France que nous connaissons est un pays transformé, dont les villes ont été privatisées. Le groupe télécom Orange s’est ainsi offert la ville du même nom, tandis que Paris appartient à LVMH.
Dans l'angle mort...
Au menu, Big Data et contrôle absolu : bienvenue dans le pays de l’accessibilité, où les riches disposent de droits spécifiques pour arpenter rues, squares et quartiers, quand les pauvres, eux, sont privés de circulation...
Dans cette société quadrillée poussée à son extrême se retrouvent les Furtifs. « Votre angle mort est leur lieu de vie », dit-on. Leur existence est d’ailleurs remise en cause : sont-ils des humains, des animaux — ou même des êtres vivants?? Ils semblent capables d’absorber la matière, mais, si l’on parvient à les voir, ils se pétrifient et meurent...
Bien entendu, un tel potentiel ne saurait rester inexploité pour l'homme et l’armée traque ces créatures, ayant formé des équipes de chasseurs avec des spécialités propres. Les liens s’opèrent définitivement entre les thèmes damasiens par excellence et les œuvres passées.
Dans ce groupe, il y a un héros, dont la fille a disparu : a-t-elle été enlevée par les Furtifs??

Science-fiction - 688 pages - Editions La Volte (2019)

15 ans que nous attendions le prochain roman d'Alain Damasio. Je dis "nous" car je m'inclus parmi les inconditionnels de La horde du contrevent : Un roman rien moins qu'emblématique dans ma vie de lectrice. L'expectative était donc très (trop ?) grande.

Je savais que cette lecture serait exigeante, lire du Damasio se mérite ! C'est donc l'esprit largement ouvert que j'ai débuté ce roman. Avec un enthousiasme réel face à la promesse de furtivité.

Je souhaite avant tout parler du frisson et de ceux que j'ai ressentis, car dans le récit, ce mot représente les furtifs. Leur signature. Leur essence.

1er frisson : La rencontre ! D'abord avec Lorca, puis Sahar, deux personnages d'une intensité absolue. L'une des plus grande réussite du roman. Ils ont cristallisé mes émotions direct ! L'histoire commence deux ans après que leur fille de quatre ans se soit mystérieusement volatilisée dans sa chambre. Depuis cette tragédie, le couple a suivi deux trajectoires différentes : la mère s'est imposée un deuil forcé pour ne pas sombrer, après de multiples recherches infructueuses. Lorca lui, croit toujours sa fille vivante, et potentiellement partie rejoindre les furtifs. Il s'engage dans une division secrète de l'armée appelée RÉCIF (Recherches, Études, Chasse et Investigations Furtives) avec l'espoir de devenir chasseur de Furtifs et de retrouver sa petite Tishka. Le premier chapitre s'ouvre sur l'épreuve éliminatoire du cube, celle qui achèvera sa formation, ou le forcera à renoncer au statut de chasseur. Un moment fascinant et immersif d'entrée de jeu.
Ils avaient raison : je n’aurai jamais la vitesse ; je n’aurai jamais le physique. Mais j’ai la vista. Et j’ai surtout ce que très peu de jeunes ont au récif : une raison absolue de devenir chasseur.
2ème frisson : Percevoir le furtif, le concevoir, l'imaginer, le sentir, vouloir l'entendre ! Et là où Damasio m'ébranle c'est dans la création de ce squatteur des angles morts, un être que l'on ne peut observer sans le tuer, et qui se "céramifie" au premier regard. La quintessence du camouflage et du mimétisme environnemental. La substantifique moelle de la mutation, l'art de la métamorphose dans l'apogée du vif. Et surtout l'épicentre de cette véritable ode au vivant qu'est le roman !
L'influence du philosophe Gilles Deleuze se ressent également.
Dans le symbole du furtif se niche des messages forts comme la sauvegarde du règne animal, végétal et minéral. La survie dans la fuite : furtivité = pas vu pas pris ! Préserver la nature, défendre toutes les formes de vie, accepter l'autre avec ses différences, et savoir se lier. 
L’éthologie contemporaine a prouvé que la collaboration et les alliances sont infiniment plus répandues que compétition et cruauté. Le vivant lie et se lie, avant tout.
On peut couper en deux un arbre qui a fait repousser ses bourgeons et ses feuilles deux cent cinquante printemps de suite avec une tronçonneuse à essence et en huit minutes. On peut abattre un jaguar qui court à 90 km/h dans une savane en un dixième de seconde et avec une seule balle. Qu’est-ce que ça prouve de nous ? Qu’on sait stopper le mouvement ? Qu’à défaut d’être vivants, nous voudrions nous prouver qu’on sait donner la mort ?
3ème frisson : les émotions suscitées par le lien très fort unissant les parents à leur petite fille. Une vision juste et puissante sur des thèmes d'une grande force, comme la perte d'un enfant, ou comment faire face à l'absence de l'être aimé, le deuil, le souvenir, et bien entendu l'amour ! Damasio provoque l'empathie sans tomber dans le pathos. J'ai été extrêmement émue par ce couple, par leur cheminement dans la douleur, par leur personnalité authentique. Lorca et Sahar irradient le roman d'une ardente justesse. 
J’aurais explosé en sanglots, sinon qu’il n’y aurait eu plus une goutte de tristesse dans mes larmes, seulement ce spasme, cette secousse que procurerait la virulence d’un bonheur quand il retourne le désespoir d’un tournemain, comme une crêpe brûlée.
4ème frisson : L'importance du son, celui qui transcende, qui entre en résonance avec l'humain ! Ce roman bruisse à chaque rencontre avec un furtif. Rythmes, phonèmes, modulations, imitations, paroles, tout devient musique du vivant ! Un simple berceuse, le cri d'un animal, le froufroutement d'un tissus, un livre qui bruit... la moindre tonalité prend sens. Le personnage de Saskia, la traqueuse phonique du Récif, et amie de Lorca, est vibrante de sensibilité. Sa réceptivité fulgurante la rend fascinante et attachante. Un autre très beau personnage.
Un expérience sonore artistiquement élargie par l'album qui complète le roman.
Les Indiens placent bien le son à l’origine de leur cosmogonie… 
Mon intuition est que le vivant est fondé sur des partitions. Dès le stade de la cellule. Des partitions vibratoires.
Après tous ces frissons évoqués, je me dois aussi de vous confier que toutes mes sensations n'ont pas toujours été à l'unisson. L’harmonie parfaite éprouvée dans la bourrasque "hordienne" n'est pas réapparue. Elle est restée... furtive justement !
Je savais que la comparaison m'attendait au tournant, mais je pensais pouvoir l'éviter. Or, impossible de ne pas s'y engouffrer lorsque les particularités réitérées nous privent d'un espoir de nouveau souffle. Un style presque copié-collé, qui ne soulève pas de tempête émotionnelle, mais plutôt une bise de déjà vu ^^
Trop de néologismes, de folies lexicales, d'amphigouris (je pense notamment au personnage de Toni, dont le langage vire presque à la caricature), et d'éloquence stylisée, peuvent faire décrocher le lecteur pour peu que la prise ne soit pas suffisamment ferme. Ne Caracole pas qui veut 😉
L'art oratoire n'est plus à prouver chez Damasio. Il s'amuse en slam, verlan, et fait valser sa plume à nous en faire tourner la tête.

Choisir comme environnement notre monde dans un futur très proche (20 ans, c'est déjà demain) pour y dérouler moins une histoire de science-fiction qu'un récit d'anticipation ultra engagé et y loger les opinions idées de l'auteur, resserre forcément l'ouverture espérée.
Villes privatisées, société de contrôle, technococon, bague pour les gouverner tous, aliénation consentie..., autant de concepts passionnants que j'aurais aimé voir davantage développés, et surtout nuancés ^_^ Mais dans laquelle j'ai aussi trouvé de vraies fulgurances.
Un monde qui s’efforce d’aménager un technococon pour notre bien-être. L’intelligence ambiante pourvoit à ça. Elle nous écoute et elle nous répond. Elle courbe cette bulle autour de nos solitudes. 
Ce qui m’écœure, c’est l’auto-aliénation consentie et recherchée, ce statut d’auto-serf satisfait et frustré tour à tour, par cycle court, dans le lave-linge de l’egotrip. C’est la réduction cognitive progressive de nos aptitudes à force de les externaliser vers l’IA, par paresse ou par commodité. Suis ta pente naturelle, mais que ce soit en montant ! C’est cette déshumanisation relationnelle et empathique qui confine à la misanthropie molle. 
Je pourrais presque résumer cette lecture par le mot vacillement ! Mon coeur balance, entre les cabrioles de la première moitié de l'histoire, et la décélération forcée de mon esprit dans la deuxième. Je n'ai pas su trouver le point d'équilibre parfait. Dire que j'ai oscillé, que mes sentiments ont fluctué, que je suis passée du pur frisson au soupir de désillusion, que les moments de grâce ont lancé la trace, puis que mon attention a chancelé, s'est parfois engluée dans la sangue "damasienne", et que j'ai senti le propos vriller dans l'opinion au détriment de l'inspiration, faisant vaciller mon imaginaire face aux idées révolutionnaires, serait plus juste.

Quels que soient mes petits regrets, je ne veux retenir que le meilleur de mes frissons, tout en souhaitant que 15 ans d'attente ne nous séparent pas du prochain titre de l'auteur, car lire du Damasio reste toujours un moment exceptionnellement vivifiant !!!
Et parce que j'aime aussi l'homme, l'écouter parler, ce qu'il transmet, son humanisme, et abonder dans son désir de nous ouvrir aux autres, tout simplement ;-)
Je dédie ce billet à mon fidèle ami co-lecteur 😉

jeudi 3 octobre 2019

Challenge Halloween 2019

Sortez les costumes et le maquillage, les festivités vont être endiablées ! Hilde & Lou ouvrent le grand portail de leur lugubre manoir, afin d'y célébrer les 10 ans de leur illustre challenge. BOUH !
🍬 L’édition 2019 se déroule du 27 septembre au 11 novembre. 🍬 

🍭Toutes les folies "halloweenesques" sont acceptées, et même encouragées : lectures, mais aussi films & séries, essais culinaires, bricolages et loisirs créatifs, écrits personnels, photos et événements, illustrations, podcasts… INVOQUEZ CE QUE VOUS VOULEZ ! Mais en suivant les bons rituels bien sûr !

🍭Le détail des cérémonies, la liste des adeptes, et même un agenda des incantations se trouvent ICI

🍭Ça sautille déjà autour des chaudrons Facebook, et Instagram (#challengehalloween).

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Ce challenge me hantait depuis une éternité.
10ème anniversaire, hop, je prépare mes potions !
J'ai beaucoup d'ombres à explorer.
Et ma pile à lire est emplie de frissons.
Déesse, damnés ou trépassés,
fortes seront les sensations.
Il y aura du beau monde à invoquer,
pour partager le potimarron 🎃
Et si d'autres esprits frappeurs venaient à débouler,
ils trouveraient leur place au coeur de l'action !

MON MORTEL PROGRAMME :

  • La Loterie de Shirley Jackson
  • Celle qui a tous les dons de M.R. Carey
  • Le chant de Kali de Dan Simmons
  • Morts de Philippe Tessier 
  • La reine des damnés de Anne Rice


  • mardi 24 septembre 2019

    Les Aventuriers de la Mer, tome 6 : L'Éveil des eaux dormantes de Robin Hobb

    Synopsis : Une vivenef maudite et aveugle ; un équipage composé de coupe-jarrets ; un ennemi armé jusqu'aux dents. C'est dans ces conditions pour le moins précaires qu'Ambre, Althéa et Brashen embarquent sur le Parangon enfin remis à flots. Le temps presse car la Vivacia doit être arrachée des mains du pirate Kennit avant que celui-ci ne se soit définitivement attaché l'âme de la vivenef. La situation n'est guère plus reluisante pour les membres de la famille Vestrit restés à Terrilville. Malta s'efforce de faire bonne figure au bal de l'Été, mais le dragon du Désert des Pluies accapare ses pensées. Et si elle avait un rôle à jouer dans les plans de cet être millénaire ? Petit à petit, le lien qui unit vivenefs et dragons se retisse... mais dans quel but ?

    Titre original : The Liveship Traders Trilogy, book 2 : Mad Ship (1999)
    Fantasy - 413 pages - Editions J'ai Lu (2007)

    Voici la merveilleuse suite de notre aventure commune avec ma fidèle amie co-lectrice Itenasara, et... WOW ! Que c'était bien ! 😍 

    QUEL tome ! Je trouve que le titre L'Éveil des eaux dormantes sied parfaitement à ce nouvel épisode, tant il fût stimulant ! Ici, il est question de remonter le courant dans un désir commun de réminiscence pour certains, d'éviter de se noyer dans les souvenirs pour d'autres, ou encore de se rappeler qui on a été, ou ce que l'on veut (re)devenir. Personnages, événements, magies, complots, mémoires, prennent leur envol, déploient leurs ailes, et gagnent en envergure. Le but étant de se révéler, de s'émanciper, de s'élancer son destin, voire de regagner sa liberté grâce à autrui. Avec ces Aventuriers de la Mer, l'assoupissement n'est pas envisageable ;-)

    « L’amour, aussi grand qu’il soit, peut-il jamais compenser la souffrance qu’on éprouve à sa perte ? »

    QUEL tumulte ! Passage crucial de ce 6ème opus, l'orage qui grondait déjà depuis un bout de temps éclate comme un coup de tonnerre à la suite du tant attendu Bal de l'Été. Préparée dans un climat de révolte sous-jacent, cette soirée s’avérera décisive pour les habitants de Terrilville. Avec la présence inattendue du gouverneur Cosgo, arrivé sans prévenir, l'ambiance est étrange. Quels sont les intérêts des nobles de Jamaillia dans tous ça ? Que dissimulent l''augmentation des taxes et à la menace des navires chalcédiens qui bloquent le port ? Quels clans se cachent parmi les invités ? Le soulèvement se prépare, à moins qu'un complot contre Cosgo ne s'ourdisse en coulisses... Une chose est sûre, rien ne sera plus jamais comme avant après cette réception ^_^
    — Mère, le commerce est interrompu depuis. Le commerce, c’est la vie de Terrilville. Il n’y a pas d’effusion de sang quand quelqu’un est étranglé mais c’est tout de même un meurtre.
    QUELLE magie ! L'art de Robin Hobb à nous surprendre, à faire évoluer ses personnages, à les façonner en fonction de ce qu'ils traversent, et surtout à leur donner une force et un courage incroyable, est ici quasiment poussé à son paroxysme.
    Qu'il s'agisse de remettre à flots un navire imprévisible, de nous immerger dans les souvenirs d'une cité disparue, d'arpenter un rivage maudit ou se cachent d'étranges créatures, ou de communiquer avec un dragon endormi, la magie nous attend à chaque chapitre *_* 

    QUELS personnages ! Car s'il y a bien un autre art (en plus de la magie !) dans lequel excelle Robin Hobb, c'est de nous impliquer à fond dans leurs actes ou leurs destinées.  Qu'ils soient bons ou mauvais, fascinants ou inquiétants, insupportables ou attachants, manipulateurs ou bienveillants... TOUS sont dignes d'intérêt :

    - Hiémain semble servir les desseins de Kennit, mais jusqu'à quel point le marionnettiste tire-t-il vraiment les ficelles ? Le pantin n'est-il pas à l'aube de devenir plus grand et puissant que celui qui le manipule ? Je l'espère !
    - Parangon a repris la mer avec appréhension. Il effraie l'équipage de ses élucubrations, et ses rencontres avec les serpents le déstabilise encore davantage. Ses trois fidèles amis : Ambre, le Capitaine Brashen, et son second Althéa, ne sont pas de trop pour le canaliser. Il est à l'aube d'une prise de conscience qui risque de le métamorphoser. Comment va-t-il se fondre avec son autre lui-même ? 
    - L'évolution de Malta est stupéfiante ! Elle semble avoir hérité de la force de caractère des Vestrit. On ne peut que se réjouir de la voir délestée de son air de pimbêche capricieuse. Elle accomplira de grandes choses, c'est certain !
    - Keffria est à l'aube de s'engager dans une mission bien périlleuse, qui pourrait bien lui prouver qu'elle aussi a hérité du gène familial mêlant force et courage. Un atout qu'elle n'a pu pleinement exploiter jusqu'ici. 
    - Ambre est toujours aussi fascinante, c'est le personnage définitivement le plus mystérieux de cette saga. Elle rayonne d'une aura toute particulière, et j'attends toujours ses apparitions avec impatience.
    — Demain vous doit la somme de vos jours passés. Rien de plus. (Ambre tourna le regard vers la mer.) Et rien de moins. Parfois, on regrette que demain nous ait réglé aussi exactement notre compte. »
    - Encore une femme impressionnante : Althéa ! Elle devient plus mature, doit s'imposer en tant que second dans la douleur et la détermination face à la vermine qui s'est infiltrée parmi les membres d'équipage. Elle aussi évolue bien, à l'instar de ses sentiments vis à vis de Brashen. D'ailleurs, ce dernier endosse le rôle de Capitaine avec beaucoup de compétence et de détermination. Je les trouve vraiment faits l'un pour l'autre ces deux-là.
    - Etta n'est pas en reste question caractère et hardiesse. Un lien se tisse avec Hiémain. Jusqu'où ira-t-il ?
    - D'autres femmes importantes nous remplissent d'attentes, comme Ronica, dont j'ose espérer qu'il ne lui arrivera rien car je la sens prête à se sacrifier pour sa famille. Ou encore Sérille, qui s'éclipse après le bal, mais qui est aussi pleine de promesses !
    - J'aime énormément Reyn. Sincère et bienveillant, j'ai hâte que sa relation avec Malta aboutisse à d'heureuses retrouvailles.  Même Selden, le petit frère de Malta, sort des jupons de maman et se montre très volontaire, c'est chouette !
    - Pour finir, tous ces reptiles, aquatiques ou ailés, augurent de la magie à revendre *_*

    QUELLES surprises ! C'est un véritable vivier qui frétille et s'agite de toute part ! Impossible de ne pas se laisser harponner par l'imagination de Robin Hobb, et de ne pas s'exclamer à de multiples reprises. J'en veux pour preuve l'insolite découverte dans la botte d'Etta à la fin de cette épisode (je ne m'y attendais pas à celle-là 😮)...

    QUEL plaisir ! Il y a tellement d'espoirs, de craintes, de couleurs, et d'écailles miroitantes qui s'entrecroisent sur terre, dans les airs, et sous les flots, que tenter de retenir trop longtemps mon prochain plongeon vers le large "hobbien" serait illusoire. 
    Les eaux ne sont pas les seules à être pleinement éveillées, croyez-moi !

    Merci Itenasara d'avoir été à mes côtés pour ce beau voyage :)

    jeudi 5 septembre 2019

    Séance de rattra'pages #19 [mars 2019]

    Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

    Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois de mars 2019
    Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
    (Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)

    MARS
        
       

    Les Aventuriers de la Mer, T5 : Prisons d'eau et de bois de Robin Hobb (315 pages) : J'ai l'impression que cette LC avec ma fidèle amie co-lectrice Itenasara remonte à une éternité tant il s'est passés de sombres moments dans ma vie juste après... Mais le souvenir de ce coup de coeur n'en a pas perdu de son intensité pour autant ^^ On ne peut pas dire que ma participation ait été à la hauteur de cette saga (encore pardon Itenasara), et pourtant, je trouve ces Aventuriers de la Mer toujours aussi enchanteurs, ils me transportent à chaque voyage *_* Je me répète sans doute, mais tant pis, on ne le dira jamais assez : Robin Hobb est une magicienne ! Toute à mon impatience de retrouver cet univers et ses personnages que j'affectionne tant, je suis heureuse de savoir que le tome 6 me tend déjà les bras 😍
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨💜


    24 vues du mont Fuji, par Hokusai de Roger Zelazny (136 pages) : Quand la plume de Zelazny imagine un court récit cyberpunk et prend pour décors les célèbres vues du mont Fuji d'Hokusai, cela offre un circuit d'exception, croyez-moi *_* Chaque chapitre dévoilant l'une de ces 24 vues légendaires, je vous conseille de les admirer au rythme de cette novella de SF, et de vous laisser envelopper par la poésie mystique de l'auteur. Les panoramas en surimpression des estampes font de cette lecture un pèlerinage contemplatif incomparable, teinté d'illusions et de virtualité, et oscillant entre pigments et pixels, tout en délicatesse. Le mot de la fin revient à notre cher Georges R.R. Martin : « Roger Zelazny est un poète. D’abord. Encore. Toujours. Ses mots chantent. » Tout est dit ! 😉
    Prix Hugo de la novella / Court roman 1986.
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨


    Qui a peur de la mort ? de Nnedi Okorafor (503 pages) : Impossible de ranger cette lecture dans une seule case tant ses couleurs sont chamarrées. Roman de fantasy imprégnée de magie et de sorcellerie africaine. Prophétie invoquée et parcours initiatiques d'une jeune fille dans un désert post-apocalyptique impitoyable. Ode à la féminité, cri de révolte contre le viol comme arme de guerre, et chant de ralliement pour les peuples opprimés. Violente et implacable, cette histoire parle d'extermination, d'injustice, d'exclusion, de rébellion, mais aussi d'amour et de désir de paix entre les peuples, sur fond de traditions culturelles et ancestrales. Une romancière américaine d'origine nigériane dont je suivrai les publications avec un immense intérêt.
    Prix World Fantasy du meilleur roman 2011, et prix Imaginales du meilleur roman étranger 2014.
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨


    Simetierre de Stephen King (636 pages) : Revenir vers le King dans les moments de tourmente, c'est un peu comme une évidence pour moi. Et je n'ai pas choisi ce titre par hasard, il a immanquablement produit l'écho que je recherchais... Même s'il n'a pas réussi à détrôner Ça, ni même à talonner 22/11/63, j'ai retrouvé ce que j'adore dans les romans de l'auteur : la lente et inexorable descente en enfer du héros, celle qui le mènera jusque dans l’abîme par amour, et avec toujours cette stupéfiante acuité dans la conception et le développement de la psychologie de ses personnages. Cette histoire de cimetière indien aux pouvoirs résurrectionnels aborde le thème du deuil, et pose la question de savoir jusqu'où serions-nous prêts à aller pour retrouver nos chers disparus ? Un moment de lecture dévorant et apaisant à la fois, je ne saurais vous expliquer pourquoi...
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨


    La guerre des mondes de Herbert George Wells (300 pages) : Et pour finir, faisons maintenant un grand bond dans le passé jusqu'en 1898 pour revenir à l'oeuvre immanquable de Wells, source des innombrables adaptations ciné (celle de Steven Spielberg étant la plus présente dans nos mémoires), BD, séries, jeux de rôle, etc. Saviez-vous que ce roman a même eu droit à une mémorable interprétation dramatique radio, diffusée en 1938, écrite et racontée par Orson Welles, étant à l'origine de la légende d'un vent de panique. Et l'on comprend pourquoi tant cette invasion d'extraterrestres hostiles est proprement terrifiante et novatrice pour son époque ! J'aurais aimé que la narration de ma version audio soit aussi captivante, et me fasse davantage trembler face aux tripodes. La platitude du ton ne convenait pas au récit, et si c'était à refaire je choisirais une version beaucoup plus vivante. Mais cela n'a rien enlevé à l'admiration que je porte à cette oeuvre fondatrice, et au génie de son créateur, véritable pionnier de la SF.
    Indice de réminiscence : ✨✨✨

    Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?
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    🎧 RUBRIQUE PODCASTS écoutés dans le mois 🎧
    France Culture
    🎤- Batman, 80 ans de voltige (16/03/2019)


    Je suis toujours ébahie de voir combien la lecture peut nous emmener dans des contrées incroyables en abolissant les frontières de l'imagination. Que d'évasions diverses et multiples se nichent entre ses pages ! Quel intarissable panel d'émotions elle nous procure également ! 
    Ce serait vraiment dommage de ne pas les partager avec vous, n'est ce pas ? Bonnes lectures à vous 😊

    vendredi 30 août 2019

    Au-delà de nos rêves de Richard Matheson

    Synopsis : Quand Chris meurt dans un accident de la route, il ne disparaît pas vraiment. Ce jour-là, un monde inconnu s'ouvre à lui, où le corps est léger, où l'on communique par la pensée pure. Une seconde vie commence. Mais Chris veut à tout prix retrouver Ann, son amour. Et tente par tous les moyens de rentrer en contact avec elle. Malheureusement, Ann reste insensible, convaincue qu'il n'existe pas de vie après la mort, convaincue que Chris n'est plus là. Au point que même après s'être donné la mort, elle demeure séparée de son mari. Orphée moderne, Chris va alors partir «au-delà de nos rêves» pour retrouver son Eurydice...

    Titre original : What Dreams May Come (1978)

    Fantastique - 309 pages - Editions Flammarion (1998)

    Ma découverte de l'auteur date de 2013. Un ami, que je remercie une nouvelle fois, et qui se reconnaîtra en passant dans le coin, m'avait listé son top ten (yesss !) dans lequel trônait en 3ème position Le jeune homme, la mort et le temps. Le coup de coeur avait été au rendez-vous, faisant de ce titre mon préféré à ce jour.
    En avril de cette année, j'ai décidé de poursuivre mon incursion "mathesonienne" avec le célébrissime Je suis une légende, que l'on ne présente plus, et dont j'avais aimé l'adaptation ciné avec Will Smith. Et ce fût de nouveau une bonne pioche !
    C'est donc avec une confiance quasi aveugle que j'ai entamé ce roman.
    Pour rappel :  Richard Burton Matheson, né le 20 février 1926 à Allendale au New Jersey et mort le 23 juin 2013 (à 87 ans) à Calabasas en Californie, est un écrivain et scénariste américain. Ses genres de prédilection sont la science-fiction et l’épouvante. Il a également rédigé des scénarios pour les séries de science-fiction : La Quatrième Dimension, La Cinquième Dimension, Star Trek, ainsi que le scénario (adapté de l’une de ses nouvelles) de Duel, le téléfilm qui a lancé la carrière de Steven Spielberg.
    La mort étant l'un des thèmes récurrents de Matheson, au même titre que la solitude, la folie, l'amour avec un grand A, le combat d'un héros contre l'inconcevable..., on peut dire que cet Au-delà de nos rêves concentre un peu tous ses "dadas", puisqu'il a pour sujet la lutte d'un homme, mort dans un accident de la route, tentant par tous les moyens de reprendre contact avec son épouse tant aimée, d'abord dans le monde des vivants, puis dans l'au-delà. 

    « La mort n’est qu’un prolongement, sur un autre plan. »

    Le livre à peine refermé, j’avais déjà le pressentiment que mes sensations seraient du genre insaisissables, éphémères, à l’instar d’un rêve (justement ^^) brumeux, dont le souvenir s’effiloche et glisse dans les limbes à l'instant même du réveil, expérience que nous connaissons tou.te.s, n'est ce pas ? ;-) Pour le dire simplement : l’histoire n’a pas réussi à impacter la zone de mes émotions, et m'a laissée stoïque, avec même une petite pointe d'incrédulité... bouh...😔, et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

    — Si les gens avaient face à la mort la même attitude que vis-à-vis du sommeil, toutes les terreurs disparaîtraient, a renchéri un dénommé Warren. On s’endort sans s’en faire, sûr de se réveiller le lendemain matin. Eh bien, on devrait faire de même à la fin de sa vie.

    À vrai dire, si j'avais voulu creuser le sujet de l'au-delà, je me serais tournée vers un essai, ou l'un des nombreux livres sur la question, et ils ne manquent pas.
    Mais ce qui est certain, c'est que je ne m'attendais pas à cet embrouillamini de croyances sur la vie après la mort en commençant ce Matheson. Je voulais une histoire, pas un discours mystique qui me laisse dans les gradins du fond à patienter en regardant le nombre de pages restantes... Juste un bon scénario auquel je puisse adhérer, même si c'est celui d'un homme coincé dans l'au-delà, sans me poser les grandes questions existentielles évoquant la conséquence de nos actes, ou le sort des âmes des suicidés...
    J'étais à mille lieues de m'imaginer que j'allais mettre les pieds dans un récit reposant sur un mix de croyances sur la réincarnation et l'importance du karma, reprenant des théories ésotériques et spirituelles (très New Age, comme l'a judicieusement pointé mon cher ami co-lecteur) éparpillées un peu à tout vent, au-dessus d'un assemblage de religiosité moralisatrice, et presque formulé en guise d'avertissement. Dommage...

    Fort heureusement, j'ai tout de même retrouvé ce que j'aime chez l'auteur grâce à quelques bons passages :

    - Pendant la première moitié, le malaise indéfinissable qu’éprouve le héros a gagné mon intérêt à mesure que sa descente dans la sphère inférieure devenait sombre, terrifiante et infernale. Sorte de revisite des neuf cercles de L’Enfer de Dante, ce fût le moment culminant du récit pour moi.

    — Mon Dieu… » Je n’ai pu réprimer un long frisson. « Cet endroit ne peut être que l’Enfer !
    — Un des Enfers, oui.
    — Qu’est-ce que tu dis ? » J’étais atterré.
    « Chris… Il existe une imbrication infinie d’Enfers. »

    - Le bras de fer psychologique avec l'épouse, dans une maison cauchemardesque, et les tentatives de persuasion du héros dans l’angoissante décrépitude d'un lieu qui aurait pu tout droit sortir d'un des romans de Stephen King pour le sentiment de malaise éprouvé.

    Elle fuyait la vérité en s’immergeant dans la sécurité relative que lui procuraient les mille facettes de son affliction – dans le refuge de la mélancolie.

    Il m'a manqué un voile indéfinissable de fantastique, une aura d'illusions, une brume de chimères, pour envisager le thème pourtant passionnant de la frontière entre mort, rêves, et réalité tronquée, qui était au centre du récit. Ils auraient permis d'ouvrir la voie vers un champ narratif plus large et subtil, et auraient décloisonné un récit s'enfermant peu à peu dans des thèses idéologico-spirituelles un brin aveuglantes.

    Carrément illuminé lumineux a aussi été le dénouement, je l'ai vu arrivé de loin, comme un gyrophare céleste.
    J’ai espéré que le thème des âmes sœurs réincarnées me gagne à sa cause et que ce couple m'émeuve davantage, un peu comme l'avait fait le thriller fantastique de René Manzor intitulé Les âmes rivales, mais... non, ça n'a pas été le cas !
    Pourtant le côté sentimental et même romantique de Matheson est bien là, mais sans la force insufflée dans Le jeune homme, la mort et le temps. A titre d’exemple, le passage des remerciements de Chris a Ann sur les moments de leurs vie passée se délite dans sa longueur, comme si sa durée se faisait au détriment de la puissance émotionnelle recherchée.

    Très récemment, j’ai regardé l’adaptation ciné de L'Homme qui rétrécit réalisé en 1957 (vraiment bien d’ailleurs !), et je me suis faite la réflexion que dans toutes les histoires de l’auteur (Je suis une légende, Le jeune homme…, celui-ci, ainsi que L'Homme qui rétrécit), c’est toujours le combat d’un homme, sa ténacité, son courage, que ce soit face au surnaturel, à l’horreur, et à la mort, qui est au centre du récit, ses héros faisant toujours preuve d’un idéalisme passionné, d’une forte abnégation, ou d’un amour invincible.
    Sauf qu'ici, le héros n’a pas le charme romanesque de ses pairs... Et que le pouvoir fictionnel se noie carrément dans le propos.

    Bon, cette petite désillusion ne freinera nullement mon envie de lire La maison des damnés, car je sais que Matheson saura me ravir à nouveau, et sans intervention divine ;-)

    Et je suis tout de même curieuse de voir comment Vincent Ward a adapté ce roman avec Robin Williams dans le rôle principal, dont voici la bande annonce. À bientôt 😉
    Merci à mon fidèle ami co-lecteur.



    SFFF 6/6 - 1 Point

    lundi 26 août 2019

    Séance de rattra'pages #18 [février 2019]

    Après une longue mise en sommeil du blog, nécessaire pour faire face à la disparition d'êtres chers à mon coeur, cette séance marque la reprise du blog cahin-caha.
    Avec plus de six mois de retard au compteur, autant dire que le rattrapage va s'avérer ardu ^_^
    Souhaitez-moi bonne chance ! 

    Ce rendez-vous est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas les laisser tomber dans l'oubli, et d'en garder la trace, à l'image des précédentes.

    Voici donc le tour d'horizon de mes lectures du mois de février 2019
    Les favoris sont facilement repérables grâce à leur indice de réminiscence, révélé en nombre de ✨
    (Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)

    FÉVRIER
        
           

    Le Silence de la cité de Elisabeth Vonarburg (325 pages) : Ce premier roman auréolé de prix prestigieux et mérités, est la genèse du titre phare d'E. Vonarburg : Chroniques du Pays des Mèresqui m'avait empli d'intenses réflexions et de curiosité sur l'origine de son futur atypique. Eh bien, tout était là ! Dans le coeur de cette silencieuse cité où tout a commencé, et dans laquelle s'élèvent les fondations d'une oeuvre d'envergure parfaitement maîtrisée. Ma chronique complète vous en dévoilera davantage.
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨

    Le cycle de Takeshi Kovacs, T1 : Carbone modifié de Richard Morgan (572 pages) : Un thriller cyberpunk plutôt déconseillé aux fillettes 💪 Et ça tombe bien vu que je n'en suis plus une 😁 De l'action à gogo, mais pas que ! C'est inventif, palpitant, addictif, cynique, mais aussi furieusement violent et indécent. Le personnage de Kovacs en impose dans un futur intelligemment élaboré. Un shoot d'adrénaline garanti, qui pourrait bien accélérer votre rythme cardiaque et vous faire sauter, comme moi, sur le second opus !
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨✨

    Cthulhu : Le mythe, T1 de H. P. Lovecraft (432 pages) : Je le pressentais dans mon billet 🎧 Écoute tes classiques 📚 #1 : [H. P. Lovecraft] : L'appel de Cthulhu n'en avait pas fini avec moi ! Irrésistiblement attirée par les nouvelles traductions, illustrations originales, portfolio, et photographies des lieux et paysages ayant exalté le maître de l’effroi, je suis retournée dans les sépulcrales ténèbres du mythe. Bien m'en a pris ! Ai-je eu mon compte de terreurs lovecraftiennes, ou vais-je encore céder à l'invocation des abysses insondables du tome 2 ?  à suivre... 😵
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

    Dojoji et autres nouvelles de Yukio Mishima (144 pages) : Avec l'envie sans cesse renouvelée de m'imprégner des grands auteurs de la littérature japonaise que j'adore, ce recueil de nouvelles m'a doublement récompensée. Non seulement parce que j'ai apprécié le style tout en finesse de Yukio Mishima, mais aussi pour l'étonnement suscité face à l'originalité des textes, entre légendes et traditions, geishas et samouraïs, seppuku et cérémonie du thé... Des instantanés d'un Japon mythique toujours aussi fascinant. Je ne résisterai pas à ouvrir les portes pages de son Pavillon d'or.
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

    La Machine à explorer le temps de Herbert George Wells (176 pages) : Après Lovecraft, place à H.G. Wells ! J'ai débuté mon tour d'horizon de cet incontournable auteur avec ce titre en version audio. Premier roman de Wells, c'est aussi mon préféré. Ecrit en 1895, ce classique du genre sur le voyage dans le temps est une aventure captivante à suivre, même plus d'un siècle après sa création. Intemporel car empli d'interrogations sur l''avenir et l'évolution de l'espèce humaine, ainsi que sur l'influence de l'homme et de l'industrialisation sur notre belle planète bleue, cette Machine à explorer le temps fonctionne encore à merveille ! 
    Indice de réminiscence : ✨✨✨✨

    L’oeuf de cristal de Herbert George Wells : Le temps d'un court mais non moins prenant récit écouté en Version audio, cette nouvelle publiée en 1897 à réussi à m'absorber une nouvelle fois dans l'imaginaire de Wells, tentant de percer les mystères d'un surprenant œuf de cristal, et allant même jusqu'à m'ouvrir une fenêtre sur la planète Mars, tout cela d'une manière vraiment convaincante. Cette nouvelle est une réussite !
    Indice de réminiscence : ✨✨✨

    Les Âmes rivales de René Manzor (382 pages) : Deux âmes rivales qui s'affrontent, et deux âmes sœurs qui se retrouvent, ça donne quoi à votre avis ? Un thriller surnaturel assez captivant, entre New-York et La Louisiane (je savais qu'elle vous manquait cette ville à vous aussi, depuis l'temps 😉), et dans lequel se mêle juste ce qu'il faut de romance pour que l'on se soucie des personnages et du lien qui les unit. Sans être LE roman de l'année, il a plutôt bien rempli son rôle de page-turner pour en faire mon moment livresque le plus délassant de cette sélection, et cela ne se refuse pas :)
    Indice de réminiscence : ✨✨✨

    Connaissez-vous ces titres ? Certains vous tentent-ils ?


    Un bon mois, dans lequel j'ai réitéré mon intention de revenir aux sources grâce à l'exploration de l'univers de grands auteurs classiques en version audio. Je trouve que c'est un format qui se prête bien à la réalisation de ce souhait et à l'immersion dans ces œuvres. 
    Ainsi, après H.P. Lovecraft, j'ai poussé la porte du labo scientifique de H.G. Wells, et je n'ai pas fini de vous dévoiler tout ce qui s'y cache au cours des séances suivantes, promis !

    Réalisant combien vous m'avez manqué, c'est un plaisir de vous retrouver. À bientôt pour la suite 😉

    mercredi 6 mars 2019

    Le Silence de la cité de Elisabeth Vonarburg

    Synopsis : Plus de trois siècles se sont écoulés depuis les catastrophes climatiques de la fin du second millénaire et les héritiers de la civilisation détruite, de plus en plus rares et de plus en plus désaxés, vivent dans une Cité souterraine avec leurs doubles technologiques.
    Dernière enfant de cette Cité, Élisa est une petite fille aux capacités physiques étonnantes ; fruit des expériences génétiques de Paul, elle annonce une humanité résolument nouvelle.
    Mais Élisa saura-t-elle se libérer du passé qui l'a littéralement modelée et, du même souffle, en libérer ses nombreux enfants ?
    Et qu'en sera-t-il des hommes - et surtout des femmes - qui, hors les Cités, ont survécu à la barbarie et aux mutations de toutes sortes ?

    Science-fiction - 325 pages - Editions Alire (2011)

    Ma rencontre avec celle qu'on appelle La Grande Dame de la science-fiction québécoise ne s'est pas faite avec ce titre, mais en septembre dernier grâce à ses Chroniques du Pays des Mères, un récit d'anticipation qui se déroulait dans un futur très très éloigné, après une catastrophe majeure ayant totalement bouleversé l'équilibre mondial de la société et des rapports humains.
    Sa densité, la richesse de son propos, que ce soit d'un point de vue philosophique, sociétal, religieux, ou mémoriel... avaient ouvert en moi les vannes d'une réflexion multiforme, tout en suscitant le désir de comprendre l'origine d'un renversement collectif aussi profond et extrême. Avec toujours la sacro-sainte question du "Comment, et pourquoi en sont-elles arrivés là ?" qui ne me quittait pas.
    Il me fallait comprendre et revenir dans les traces de ce passé chaotique où tout avait basculé, un peu à l'instar de son héroïne Lisbeï qui n'avait de cesse de vouloir excaver les reliques d'une mémoire oubliée. D'autant que j'avais la certitude que tout avait déjà été soigneusement pensé, hautement réfléchi par l'auteure. Comment pouvait-il en être autrement face à la dimension de ses Chroniques...

    Eh bien elle était juste là, à portée de mains, cette genèse tant désirée ! Et exposée avec finesse et intelligence dans ce tout premier roman d'Elisabeth Vonarburg (quand je vous disais que rien n'était laissé au hasard ^^) qu'est Le Silence de la cité.

    Oui, j'ai bien écrit premier roman, et honnêtement ça m'épate rien que d'y penser ^_^
    D'abord parût en 1981 chez Denoël dans la collection Présence du futur, le succès ne s'est fait pas attendre (et on comprend aisément pourquoi) puisqu'il remporte en 1982 : Le Grand Prix de l'Imaginaire, le Prix Rosny aîné, et le Prix Boréal. Cela vous donne un petit aperçu de son estimation. 

    Selon moi, le synopsis en dévoile trop, comme toujours je suis bien contente de ne pas lui avoir jeté un seul regard avant d'avoir tourné la dernière page (raison pour laquelle j'en ai éclairci le texte ci-dessus, afin de vous laisser le choix). Et comme souvent, je vous laisserai suivre votre propre chemin pour approcher cette silencieuse cité. D'ailleurs, je réalise en l'écrivant que le titre est juste parfait !

    Référencer ce roman dans de la SF post-apocalyptique serait un peu trop restrictif tant il est bien plus que ça ^^ Pourtant il s'y intègre forcément en raison de son contexte placé dans un futur très sombre, après que l'homme ait tout bousillé en entraînant Le Déclin. Un point de bascule irrémédiable, né d'un cocktail détonant assez classique : accidents nucléaires, pollution extrême, surpopulation confrontée à des ressources insuffisantes, famines, épidémies, guerres... Et une Terre qui joue les shakers en se fâchant très fort avec ses dérèglements climatiques, tremblements de terre, irruptions volcaniques, grandes marées, et autres modifications de continents...
    Le récit débute après tous ces cataclysmes, dans un monde post-Déclin irréparablement secoué, ravagé, et divisé en deux secteurs :

    - Le souterrain où subsistent les derniers vestiges de la technologie d'avant le Déclin, les fameuses cités. Dernières détentrices d'une puissance bientôt reléguée au rang de mythe, c'est à l'intérieur de l'une d'entre elles que se déroule toute la première partie de l'histoire (qui en compte quatre), et qui a été pour moi la plus captivante.
    C’est ce qu’ont toujours été les Cités. Déguisées en “Postes de contrôle” et en “Abris temporaires” alors que leurs concepteurs savaient bien qu’il n’y aurait plus rien à contrôler à la Surface et que le temporaire serait définitif.
    - La surface (ou le dehors), gravement impactée par le Déclin, est un champ de ruines où des tribus redevenues primitives tentent de survivre. Dans ce retour à l'obscurantisme, se réfugier derrière la croyance en un châtiment divin a pris racine pour expliquer l'inexplicable. Les Abominations, le déficit de garçon à la naissance au profit des filles, les injustices envers les femmes réduites à l'esclavage. Comme une archéologues retrouvant d'anciens manuscrits, j'ai vu se dessiner les premiers caractères de ce qui remplirait les futures Chroniques du Pays des Mères.
    Les primitifs sont imbattables sur les questions spirituelles : ils vont droit à l’essentiel, ils vous sentent le symbole à cent lieues…
    Illustration de l'édition Denoël
    Mais ce roman est surtout le récit d’Élisa. C'est son histoire extraordinaire qui va nous accrocher dès les premières lignes, pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin. Une petite fille d'abord, sur les genoux d'un grand-père pas comme les autres. Une adolescente ensuite, qui découvre par un prisme quelque peu tronqué ou truqué, ses facultés exceptionnelles, son environnement si singulier, son corps et ses désirs de femme, mais aussi sa grande soif de compréhension.
    Arrivée à l'age adulte, et après de bouleversantes révélations, commence à se tracer le chemin qu'elle choisit de suivre. Après l'acceptation, surgissent les décisions à prendre pour son immense projet.

    Dans le cheminement et la farouche résolution d'Elisa pour son projet, j'ai retrouvé la forte détermination de la Lisbeï du lointain futur des Chroniques... Mais aussi un certain reflet de ses délibérations sur la préservation de la connaissance ou du devoir de mémoire, dans un questionnement similaire sur l'accès à une technologique dévoyée, opposé à l'éventualité d'une nouvelle forme de dérives ou d'aliénation privée de savoir. Vaste sujet, là encore ^_^

    Il semble que le besoin d'aller au bout d'une mission existentielle soit au centre de l'oeuvre de l'auteure. Lorsque l'avenir dépend des facultés d'exploration de l'identité et du corps poussé à l'extrême jusque dans la métamorphose, mais aussi des décisions et de la réussite d'une quête pour le futur de l'espèce humaine, je vous laisse imaginer la portée anthropologique et le fond philosophique du récit.

    Vous l'avez compris, cette histoire recèle de nombreuses ramifications, parfois même assez vertigineuses, et pourtant elle se lit sans difficulté et s'avère très prenante. J'ai conscience que ma curiosité a sans doute été attisée par le désir de voir s'ériger les fondations d'un monde et d'une structure sociale qui m'avaient tant questionnée dans les Chroniques du Pays des Mères, avec la vague impression de me retrouver dans un panier de fils colorés, au moment crucial du choix des couleurs dominantes pour ce qui allait devenir le canevas final.
    Sachant combien chaque nuance sélectionnée serait déterminante pour l'harmonie recherchée, je savais être à ce croisement décisif qui donnerait naissance à une oeuvre de SF d'un ensemble parfaitement cohérent et maîtrisé.

    Si vous ne connaissez pas encore Elisabeth Vonarburg, découvrez son immense talent avec ce tout premier roman, auréolé de prix prestigieux, et mérités.
    Si vous comptiez lire Chroniques du Pays des Mères, commencez d'abord par celui-ci. Ou si comme moi, vous l'avez déjà lu et apprécié, venez puiser sa substantielle genèse dans celui-ci.
    Bon, vous avez saisi l'idée quoi 😋
    À ne pas manquer, l'avis d'Elyhandra
    Merci à toi, mon fidèle ami co-lecteur pour cette enrichissante découverte 😉

    Grand Prix de l'ImaginairePrix Rosny aînéPrix Boréal 1982

    vendredi 22 février 2019

    Séance de rattra'pages #17 [janvier 2019]

    C'est décidé, cette année les séances de rattra'pages seront désormais mensuelles ! Après moultes tergiversations, je ne peux me résoudre à laisser le blog sans un minimum d'activité, en tout cas pour l'instant ^^ Même si je ne parviens pas à publier de vraies chroniques, un billet mensuel me permettra de garder le contact avec vous, et c'est le plus important à mes yeux ! 
    Je ne sais pas ce que me réserve l'avenir - des épreuves, ça c'est sûr ! - d'où l'absence de résolutions ou promesses impossibles à tenir. Peut-être que le blog s'éteindra tout doucement, ou du jour au lendemain ? Peut-être qu'il renaîtra sous une nouvelle forme, ou stagnera lamentablement ? À moins qu'il ne vivote, bon gré mal gré ^^ Nous verrons bien... Mais en attendant, je me dois de faire encore preuve d'actes de résistance car il m'a énormément apporté, et me donne encore tellement d'ondes positives et bienveillantes, et ce grâce à vous ! 

    Ce rendez-vous mensuel est, comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques du dernier mois écoulé. Il me permet de les passer en revue, et d'échanger à leur sujet en votre enrichissante compagnie. C'est aussi un bon moyen de ne pas laisser tomber dans l'oubli les titres évoqués, et d'en garder la trace, comme dans les précédentes séances.

    Nouvelle année = nouvelle présentation. N'hésitez pas à me dire si vous préfériez l'ancienne 😉

    Mes lectures de janvier 2019 sont dévoilées en ordre de préférence, de la première à la dernière place
    (Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
    Les Aventuriers de la Mer T4 Brumes et tempêtes de Robin Hobb 381 pages
    Un souvenir classé : ✨✨✨✨💜
    Encore une fois, cette lecture commune avec Itenasara a été des plus réjouissante !!! Robin Hobb est définitivement une Capitaine hors pair. L''inquiétude mêlée d'un début de clairvoyance gagne en intensité. Dans ce maelstrom d'événements, nos personnages préférés, tellement charismatiques, font preuve d'une combativité incroyable, en suivant des buts et chemins pourtant séparés. Même si de nombreuses questions se posent encore, et que les spéculations bouillonnent pour la suite, j'ai eu l'impression de commencer à entrapercevoir des éléments qui jusqu'à présent étaient noyés dans la brume. Dans ce 4ème tome se révèle une multitude de fragments encore épars mais si brillants *_* Je veux croire qu'une fois rassemblés, ils mèneront immanquablement à l'émerveillement de la découverte d'un trésor enfoui.
    Nom de Sâ ! J'ai adoré, comme le confirme ma chronique fraîchement sortie de l'eau 💦


    DE BELLES RETROUVAILLES :


    L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman 320 pages
    Prix HugoPrix Locus
    Un souvenir classé : ✨✨✨✨✨
    Qu'avez-vous fait vous, pour le jour de l'An ? Moi, j'ai répondu à la traditionnelle invitation de Mr Gaiman. Les réveillons passés avec lui sont toujours réussis. Que ce soit dans une ambiance de conte nordique avec Odd et les géants de glace. Au sein de l'effrayante réalité alternative de Coraline. Ou encore vers les souterrains glauques du Londres d'En Bas de Neverwhere, il m’emmène toujours dans d'étonnants endroits. Cette fois, les festivités ont encore été follement baroques, le lieu de rendez-vous étant un cimetière 😁 Le transparent petit Bod, Maître de cérémonie, m'a présenté son étrange et bienveillante famille d'adoption, des ectoplasmes un peu blafards et désuets, mais très gentils ! Heureusement, on m'avait prévenue que le thème de la soirée était "sépulture", j'avais prévu la tenue de circonstances👻 Nous avons valsé dans les caveaux poussiéreux sur la traditionnelle Danse macabre, qui n'avait pas eu lieu depuis 80 ans, quelle chance ! Bon, les invités n'étaient pas tous amicaux, c'est vrai. J'ai vu des goules assoiffées, et un sale type qui voulait forcer les grilles pour s'en prendre à ce gentil Bod. Mais heureusement Silas son tuteur, jouait aussi les videurs.
    Hé, ne faîtes pas ces têtes d'enterrement, c'était encore une fois un moment livresque d'exception, et digne des plus belles réceptions :)
    Dans ses remerciements de fin d'ouvrage, N. Gaiman dit : « j’ai une dette énorme – consciente et, je n’en doute pas, inconsciente – envers Rudyard Kipling et les deux volumes de son remarquable Livre de la jungle. Je les ai lus enfant, passionné et impressionné, et les ai relus et rerelus maintes fois depuis. Si vous ne connaissez que le dessin animé Disney, vous devriez lire les livres. »
    Merci Mister Gaiman ! 


    Persuasion de Jane Austen 316 pages
    Un souvenir classé : ✨✨✨✨✨
    Après Orgueil et Préjugés, le petit bijou de cette illustre femme de lettres anglaise, comment résister à un autre de ses indispensables titres. Persuadée que son dernier roman, publié à titre posthume en décembre 1817, saurait lui aussi me conquérir, je n'ai pas été influencée dans mon choix, contrairement à son héroïne Anne Elliot, qui a écouté les conseils d'une amie la persuadant de refuser une demande en mariage huit ans auparavant, sous prétexte que le soupirant n'avait pas de titre ni de richesse (bonjour la copine ^^). J'ai retrouvé avec bonheur le piquant bel esprit de cette plume ravissante. Toujours si habile pour mettre en exergue les affres du coeur, écrasé par le poids des regrets et de l'éternel dilemme entre mariage d'amour et mariage d'intérêt, mais où le droit à la seconde chance est aussi mis à l'honneur. On retrouve également dans cet ultime roman sa brillante éloquence pour nous brosser un tableau sans concession de la snobe et superficielle vie mondaine du Bath de l'époque. Du pur et savoureux Jane Austen dans ce qu'elle maîtrise à la perfection ! Alors, êtes-vous convaincu.e, ou dois-je encore prendre quelques leçons dans l'art de la persuasion ?
    Extrait : « Si j’ai eu tort en cédant autrefois à la persuasion, souvenez-vous qu’elle était exercée pour mon bien, je cédais au devoir. Mais ici on ne pouvait invoquer aucun devoir pour me faire épouser un homme qui m’était indifférent. » 

    ________________________________________
    LE PLOUF DU MOIS
    Coldtown de Holly Black 471 pages
    Un souvenir classé : ★☆☆☆☆
    L'unique petite étoile que j'octroie à ce roman tient à l'intérêt trouvé dans les citations célèbres des débuts de chapitres, et toutes sur le thème de la mort. Voici un florilège de mes préférées, en ultime geste de compassion, avant de le laisser couler à pic dans les abysses de l'oubli 😁
    - Nous nous battons tous contre notre propre remède, car la mort est le remède à tous les maux. Sir Thomas Brown
    - Nos morts ne meurent que quand nous les oublions. George Eliot.
    - Quand chagrine est la vie, L’espoir anéanti, 
    « Va ! » dit le monde, « Viens ! » dit la tombe. Arthur Guiterman
    - La mort est reine en ce bas monde : c’est le pré où elle élève les vivants pour s’en nourrir. La mélopée des douleurs est la musique qui accompagne son banquet. George Eliot
    - Toutes les reliques des morts sont précieuses, quand on les chérissait vivants. Emily Brontë
    - Alors que je croyais apprendre à vivre, j’apprenais à mourir. Léonard de Vinci
    - La mort de ta grâce a paré ses ténèbres. Alfred Tennyson




    UN NOUVEAU RENDEZ-VOUS :


    Objectif : diffuser les résonances de mon exploration auditive de l'oeuvre d'un auteur classique.
    Fréquence : indéterminée.
    Premier invité : Howard Phillips Lovecraft.

    📓📔📖📓📔📖📓📔📖📓📔📖📓📔📖📓📔📖

    Voilà ! C'est fini pour aujourd'hui ! Rendez-vous le mois prochain ;-)
    Et en attendant, la consigne reste la même : LIRE SANS MODÉRATION ! Ciao 😘