samedi 17 mars 2018

Les maraudeurs de Tom Cooper

Synopsis : À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein cœur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…
Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l’atmosphère du bayou et l’attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.

Roman noir contemporain - 416 pages - Editions Albin Michel (2016)
Le temps d'une petite virée dans le bayou, revenons ensemble sur les traces d'un premier roman, vraie bonne surprise, fidèle à l'accroche du bandeau de couverture signée Stephen King. 
Direction la Louisiane (j'ai été hypnotisée par cet État 😵, que voulez-vous ^^), au sud de La Nouvelle-Orléans, et plus précisément dans la Baie de Barataria, au cours de l'été 2010, soit cinq ans après l'ouragan Katrina.

Source WikipédiaDes pélicans bruns
mazoutés, attendant d'être nettoyés,
Louisiane, 3 juin 2010.
[Petit aparté : Une coïncidence en amenant souvent une autre, quelques jours avant de lire ce roman, je suis tombée par hasard sur le film Deepwater, qui raconte l'histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire, lorsque la plateforme Deepwater Horizon a explosé le 20 avril 2010, au large du golfe du Mexique.
Et voilà que j'entame ce roman, en réalisant que l'histoire se déroule justement quelques mois après ce terrible événement écologique, dans une petite ville de crevettiers, directement touchée par la marée noire qui a suivi ce désastre.]

C'est un circuit rude et accidenté que réserve cette lecture couleur d'ébène. Là où elle vous emmène, la nature, les individus, et la vie en général, sont salement amochés.
Les habitants de Jeanette, pêcheurs de crevettes pour la plupart, en ont déjà bien bavé avec Katrina. Depuis, ils tentent de reconstruire en subsistant de leurs maigres pêches, et voilà que 5 ans après, une marée noire se répand dans le golfe du Mexique, réduisant en peau de chagrin le contenu de leurs filets.

Pour bien vous préparer à ce récit, il vaut mieux sortir les cuissardes de pécheur, un sac à dos rempli d'objets de première nécessité (crème anti-moustiques, jumelles, kit de survie, et de self-défense...), et s'attendre à tout !!!
Je peux vous garantir que vous ferez de pittoresques rencontres en chemin, tant les personnages sont authentiques, et consistants ! Ce sont des êtres esquintés, qui vous montrerons la misère, la vraie ! Celle qui engendre la colère, qui érode l'espoir, et qui s'acharne obstinément pour réduire les hommes à néant.

Si vous avez l'âme d'un chercheur de trésors, vous pourrez vous munir d'un détecteur de métaux. Il y a des rumeurs de trésor enfoui dans le coin où vous allez fureter. Il paraîtrait même que la baie fut utilisée par les flibustiers menés par Jean Lafitte, il y a belle lurette...
En tout cas, c'est ce que croit dur comme fer l'un des personnages : Lindquist (mon préféré n°1). Celui dont tout le monde parle comme d'un maboul accro aux médocs, toujours prompt à jouer à toc-toc, et qui déboule au début du roman après avoir égaré sa prothèse de bras myoélectrique.
« Toc toc toc, dit Lindquist.
– C’est une blague ? demanda Wes.
– Ouais, tu dois dire “qui est là”.
– Qui est là ?
– Le petit café.
– Quel petit café ?
– Le petit café dans sa culotte. »
Bref, que ce foutu trésor ne vous monte pas à la tête, comme lui, car cela pourrait vous jouer de sales tours... Je vous signale qu'il y a des alligators dans les parages, mais pas seulement ! Il vous faudra garder les idées claires afin de ne pas vous perdre dans les méandres du bayou, qui devient un vrai labyrinthe quand le brouillard s'en mêle, surtout avec cette chaleur suffocante, et cette satanée odeur de mazout à vous rendre malade.

C'est qu'il y a d'énormes risques à s'aventurer là où il ne faut pas. À cause des frères Toup. Ces deux-là, s'ils vous repèrent, ça craint vraiment 😨.
Nous sommes dans du roman bien noir, un noir de jais même, alors il fallait forcément un détraqué 100% local. Sauf que là, pas de bol, le taré en question a un jumeau, certes un peu moins atteint, mais suffisamment influençable pour écouter son tordu de frère... Un conseil : Envie de fumette ou pas, prenez le large !

Il y a le jeune Wes (mon perso préféré n°2), ce jeune homme marqué au fer rouge par Katrina, un fils de crevettier qui ne veut pas quitter la baie, mais tarde à terminer la construction de son propre bateau, abattu par la rancœur familiale et le découragement, qui s'étend au même rythme que la nappe de pétrole.

Un vautour en costard tournoie aussi. Envoyé par une entreprise pétrolière, il est là pour fondre sur ses proies, les dépouiller et les harceler sans vergogne, juste pour une signature sur ses papelards. Stylo à la main, les boniments de ce charognard font capituler même les plus résolus.
Et deux trublions inconscients, qui viendront faire des ricochets sur les eaux nauséabondes de ce bayou, provoquant de dangereux et imprévus remous...
J'ai envie de vous enrôler dans cette lecture pour que vous les rencontriez tous ! Pour que leur courage ne soit pas occulté par leurs difficultés, pour que vous pataugiez avec eux dans ces eaux qui enflamment l'imagination, et aussi pour que vous découvriez un premier roman captivant, sincère, et empli d'humour noir.

Si vous y allez, soyez prêts à mettre les pieds dans la vase des marécages, là où ça sent mauvais, et où les dangers d'une nature saccagée ont fait le lit du malheur. Le genre d'endroit où les situations sordides en entraînent d'autres, et vous embourbent un peu plus à chaque mouvement. Reste à trouver la bonne prise et à l'empoigner fermement pour en réchapper. Une destination poisseuse, où la violence rôde, prête à vous tirer vers le fond, mais qui cache aussi dans les profondeurs de la brume, de beaux petits îlots d'humanité, et d'émotions brutes.

Source du site des éditions Albin Michel : Originaire de Louisiane, Tom Cooper s’est fait connaître en publiant des nouvelles dans de nombreux magazines littéraires, qui lui ont valu d’être nominé à quatre reprises pour le prestigieux Pushcart Prize. The Marauders, son premier roman, a été largement salué par la presse américaine lors de sa parution et sera prochainement adapté à la télévision sous la supervision des producteurs de Breaking Bad.
Tom Cooper, pour Les Maraudeurs, est sélectionné pour le Prix America.

vendredi 9 mars 2018

Ouragan de Laurent Gaudé


Synopsis : A La Nouvelle-Orléans, alors qu'une terrible tempête est annoncée, la plupart des habitants fuient la ville. Ceux qui n'ont pu partir devront subir la fureur du ciel. Rendue à sa violence primordiale, la nature se déchaîne et confronte chacun à sa vérité intime : que reste-t-il en effet d'un homme au milieu du chaos, quand tout repère social ou moral s'est dissous dans la peur ?
Seul dans sa voiture, Keanu fonce vers les quartiers dévastés, au coeur de la tourmente, en quête de Rose, qu'il a laissée derrière lui six ans plus tôt et qu'il doit retrouver pour, peut-être, donner un sens à son existence...


Un genre : Littérature Contemporaine
Une édition : Babel (2012) - 192 pages

Détails de mon appréciation

L'origine de ce choix : Une furieuse envie de retrouver la plume de l'auteur du roman Le soleil des Scorta, lu cet été, et tellement apprécié.
Mais aussi pour l'immense coup de cœur ressenti en ce début d'année envers une série TV véritablement unique en son genre : Treme, dont je vous reparlerai peut-être une autre fois...

Une ébauche de l'histoire : Des destins d'hommes et de femmes confrontés au déchaînement des éléments en ce 29 août 2005 à la Nouvelle-Orléans, jour où Katrina, l'un des ouragans les plus puissants de l'histoire des États-Unis, a touché la côte de la Louisiane.
Dans ce roman court mais tellement percutant, on suit le déroulement des événements, et la lutte de ces existences prises dans la tourmente, presque heures par heures. 
C'est une histoire d'où surgit la cruelle absence de choix des plus déshérités, qui ne courbent pas l'échine et ne vacillent pas devant l'injustice, relevant même la tête avec courage.
Un récit sur l'instinct de survie poussé à son paroxysme, et sur la folie démultipliée par la tempête.
Mais aussi sur l'amour qui brave la fureur, et sur la rédemption trouvée dans le chaos. 

Des mots bouleversants : 

« Qui se soucie d’une vieille folle comme moi ? Ils m’ont oubliée. Ce pays est tout entier fait comme ça. Rien ne s’oublie mieux que les négrillons. Il en a toujours été ainsi. Toute la ville a foutu le camp et ils ont laissé derrière eux les nègres qui n’ont que leurs jambes pour courir parce que ceux-là, personne n’en veut. [...]

Là, je prends le drapeau qui est tombé au sol. J’ai trouvé. Josephine Linc. Steelson, négresse jusqu’à sa mort, va gifler le monde. Je vais monter dans le bus, mais je le ferai libre, comme toujours. [...]
Je déplie le drapeau et je le mets sur mes épaules, comme un châle. Puis, seulement, je les suis. Je veux qu’ils me voient tous. Je suis la dernière à partir. Je le fais de force. C’est ma terre ici, que je n’ai jamais quittée. La terre de mes ancêtres qui s’y sont fait humilier.»

Une image rémanente : Je pense que le personnage bouleversant de Josephine Linc. Steelson, a été inspiré par cette femme, l'une des innombrables victimes de l'ouragan...
Enveloppé et en attente.
Origine de la photo : article Essence.com
Milvertha Hendricks, âgée de 85 ans à l'époque, est enveloppée dans une couverture de drapeau américain à l'extérieur du centre de convention Ernest N. Morial de la Nouvelle-Orléans alors qu'elle attend avec d'autres survivants de l'ouragan Katrina pour l'évacuation.

Des émotions éprouvées : J'ai été sonnée par la puissance de ce roman, qui m'a littéralement clouée dans mon fauteuil ! Prise au cœur du dévastateur ouragan Katrina, je me suis laissée engloutir par les mots de l'auteur, totalement submergée par une tempête d'émotions, avec un sentiment d'impuissance écrasant.. L'authenticité des personnages, leur courage dans ce cataclysme, leur fatalisme aussi, m'ont profondément touchée. C'est un récit qui parle d'injustice, un hymne pour tous ces laissés-pour-compte qui ont été abandonnés et frappés de plein fouet par l'ouragan. Un texte fort et poignant qui m'a laissée le souffle coupé lorsque je l'ai refermé. Il aura fallu attendre que le vent retombe dans mon esprit, et que le bouillonnement de la révolte s'apaise, pour que les visages, et les scènes, remontent à la surface, et se gravent, sans doute pour toujours, dans ma mémoire.

Une conclusion : Secouée par les mots de Laurent Gaudé, je refais surface avec un serrement de cœur, et suis saisie par une conviction : celle d'en être...

jeudi 1 mars 2018

Riverdream de George R.R. Martin

Un synopsis : Mississippi, 1857.
Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée.
Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre...


Un genre : Horreur - Fantastique
Une édition : Mnémos (2012) - 330 pages
Détails de mon appréciation

L'origine de ce choix : Fan de la première heure de sa saga phare Le Trône de fer, avec 12 tomes lus bien avant la sortie de la série TV. Convaincue par Armageddon Rag (souvenez-vous...), et récemment enchantée par son recueil Dragon de glace : ma prédilection pour ce cher George n'est désormais plus à prouver !

Une ébauche de l'histoire : Abner Marsh, un infortuné Capitaine de vapeur, s'associe à un étrange inconnu richissime pour réaliser un rêve commun : construire le plus magnifique et le plus rapide bateau à vapeur. Les fonds sont illimités, mais les conditions, claires et nettes dès le départ : Marsh ne devra en aucun cas se montrer curieux envers les habitudes exclusivement nocturnes de Joshua York, son associé, ne poser aucune question, ni s'intéresser de trop près à ses énigmatiques compagnons, et encore moins s'immiscer dans ses affaires. Y parviendra-t-il ? Surtout lorsque les rumeurs vont commencer à circuler sur le vapeur, dès leur premier périple reliant Saint-Louis à la Nouvelle-Orléans...
Marsh est un homme de parole, et pas superstitieux pour deux sous ! Forger une réputation à son majestueux Rêve de Fevre, voilà le but de toute sa vie ! S'il doit fermer les yeux sur les excentricités de son associé pour réaliser son rêve ultime : battre à la course le seul concurrent à sa mesure : L'Eclipse, alors soit...
Sauf que... ce premier voyage traîne en longueur. Les escales à terre choisies par Joshua s'éternisent, et coïncident avec des événements sinistres. 
Le retard du vapeur fait déjà jaser : ce gros bateau serait-il trop lourdaud, voire défectueux ? Pour Marsh, qui ne peut tolérer une dépréciation totalement injustifiée de son bijou flottant, c'en est trop !

Une peinture des personnages : Le Capitaine Marsh est charismatique ! Sa carrure en impose, sa poigne est de fer, et sa trogne barbue et constellée de verrues est d'un abord peu engageant. Pourtant il m'a tout de suite plu, avec son air franc et bourru, et sa façon autoritaire de taper sur un comptoir ou une table avec sa canne en hickory. Derrière sa grande carcasse se cache un personnage très attachant, bon, intègre, et plein de ressources.
Parmi l'équipage qui entoure le Capitaine, plusieurs personnages tirent aussi leur épingle du jeu, et nous font ressentir l'esprit de corps qui peut s'établir sur un bateau, et je les ai trouvé tous sacrément bien campés.
Quant à Joshua York, le mystérieux associé, grand mais moins colossal que Marsh, il est tout aussi intimidant, si ce n'est beaucoup plus inquiétant. Que cachent ses manières de gentleman, son grand manteau noir, son teint et ses cheveux pales, et surtout ce regard... ?

Un extrait : "Il avait les yeux gris, étonnamment sombres dans un visage si pâle. Ses pupilles, aussi petites que des têtes d’épingle, brûlaient, noires, et transperçaient Marsh comme pour sonder son âme. Les prunelles, autour, semblaient douées de vie, mouvantes comme de la brume par une nuit obscure, quand les rives et ses lumières s’estompent et qu’il ne reste plus rien au monde que le bateau, le fleuve et le brouillard. Dans ces brumes, Abner Marsh discerna des ombres, des apparitions fugitives. Une intelligence froide en émanait. Il y avait une bête, aussi, noire et effrayante, enchaînée, furieuse, qui tempêtait dans les ténèbres. Un rire, de la solitude et une véhémence cruelle : le regard de York contenait tout cela."

George R.R. Martin ne faillit pas à sa renommée désormais légendaire de nous servir des méchants bien gratinés et détestables. Si vous connaissez Le Trône de fer, vous savez combien il excelle en la matière. Ici, nous avons ce Billy Tipton, dit "Billy l’Aigre", dont le surnom n'est rien comparé à son penchant pour la cruauté. Et un autre, pas mal non plus dans son genre... mais je vous laisse le plaisir de faire sa connaissance, en temps voulu ;-)

Une bouffée d’atmosphère : Imaginez une traversée sur le Mississippi, ce fleuve incroyable, à bord de l'un de ces mythiques bateaux à roues à aubes. Je les ai imaginés, s'entrecroisant en faisant hurler leurs sifflets pour se répondre. Et j'ai même cru entendre le tchunka-tchunka-tchunka-tchunka sonore de leurs roues barattant l'eau.

Des émotions esquissées : De l'éblouissement face aux descriptions du Rêve de Fevre
Une forme de fièvre, à la lecture des nombreux et troublants poèmes répandus dans le sillage du vapeur, durant tout le récit. 
De l'effroi, à l'évocation de l'Ozymandias, un bateau sombre, peint en noir, qui navigue uniquement de nuit, avec un tapis couleur de sang et des miroirs qui ne reflètent pas les damnés qui déambulent à son bord.
Et un transport renouvelé, confirmant que ce cher George est vraiment fort (fan, j'vous disais 😉)!

Une image rémanente

Un regret éventuel : Ne pas être montée à bord pour sillonner le Mississippi sur l'un de ces vapeurs.

Un souvenir particulier : Un extrait du poème de Lord Byron, Ténèbres :

J’eus un rêve qui n‘en était pas entièrement un,
L’éclat du soleil s‘était éteint, et les étoiles
Erraient, pâlissantes, dans l‘espace éternel,
dépouillées de leurs rayons et de toute trajectoire fixe
La terre glacée flottait, aveugle et noire dans l ‘air sans lune ;
 L’aube venait, s‘en allait – et revenait sans amener le jour
Les hommes oubliaient leurs passions dans la terreur
De cette désolation ; tous leurs cœurs
Se gelaient en une prière égoïste vers la lumière…

Une conclusion : Évoqué comme la rencontre entre Bram Stoker et Mark Twain par certains critiques, et par G.G.R. Martin lui même, pour moi ce roman restera une célébration à ce fleuve incroyable qu'est le Mississippi, ainsi qu'un hommage rendu à la grande époque de la navigation à vapeur, et un beau et envoûtant roman vampirique 😉
D'autres avis chez : Licorne, PhookaBlackWolf
L'eau : Une histoire de sang