lundi 26 février 2018

Challenge des Prix littéraires SFFF

En découvrant ce challenge, impossible d'y résister ! Les livres ayant reçu un prix littéraire SFFF ont toujours été dans ma ligne de mire, c'est donc avec empressement que je m'y inscris. Cerise sur le gâteau : sa durée est illimitée ! Que demander de plus ? Rien ! C'est le challenge fatal 😄

But du challenge
Lire des livres ayant reçu un prix littéraire spécialisé en littératures de l'imaginaire.
Durée illimitée.
Ne sont pas acceptés ⚠ 
- les prix contenant moins de 10 livres (ex : le prix Cafard Cosmique, qui ne contient que 8 livres),  
- les prix (ou les catégories) ne récompensant pas un livre ou un texte en particulier mais juste un auteur (ex : la catégorie John W. Campbell, Jr. Award, dans le prix Hugo).
- les livres figurant dans les catégories "Illustrateurs/Artistes", car le prix ne récompense pas le texte proprement dit mais juste les illustrations.
Liste des prix concernés ICI

Plusieurs menus, comportant eux-mêmes des paliers, sont proposés par Gribouille Lechat, qui a la gentillesse d'organiser et d'animer le challenge sur le topic dédié de Livr'addict.

Je m'inscris pour le menu n°2, avec un palier de 6 à 10 livres
(sachant qu'il peut toujours évoluer en cours de route).

Menu n°2Libre (Romans + Nouvelles ou Novellas) :  Tous les prix de la liste indiquée ci-dessus sont acceptés. Les nouvelles, novelettes et novellas comptent au même titre que les romans, tous prix confondus.
Paliers : de 1 à 5 livres
             de 6 à 10 livres
             de 11 à 20 livres
             de 21 à 30 livres
            + de 30 

Je sens que ce challenge va être vraiment fun ! N'hésitez pas à venir nous rejoindre ! Parmi tous les menus proposés, il y en a certainement un fait pour vous 😉

Livres lus :
  1. Neverwhere de Neil Gaiman : Prix Julia Verlanger sans catégorie, 1999
  2. Terreur de Dan Simmons : Prix Bob Morane roman étranger, 2009
  3. Le monde inverti de Christopher Priest : Prix British Science Fiction roman, 1974
  4. Le voyage de Simon Morley de Jack FinneyGrand Prix de l'Imaginaire roman étranger, 1994
  5. Persistance de la vision de John Varley : Prix Locus recueil, 1979 - Prix Apollo 1980
  6. Demain, une oasis de Ayerdhal : Grand Prix de l'Imaginaire roman, 1993
  7. Chroniques du Pays des Mères d'Elisabeth Vonarburg : Prix Boréal, Prix Aurora roman,1993
  8. L'Heure du Loup de Robert McCammonGrand Prix de l'Imaginaire roman étranger, 1992

mardi 20 février 2018

La malédiction de Norfolk de Karen Maitland

Synopsis : 1208. Le pape Innocent III, en conflit avec le roi Jean, prononce un interdit sur tout le royaume d’Angleterre. Les églises et les cimetières sont fermés, le haut clergé quitte le pays, les prêtres ont défense de célébrer les offices ou de conférer les sacrements – ni confession, ni mariage, ni extrême-onction. S’ensuit un véritable chaos spirituel dans le royaume, en particulier chez les plus démunis, ceux pour qui la foi est le seul recours. C’est dans ce contexte particulièrement difficile qu’une jeune paysanne, Elena, est appelée au service du seigneur de Gastmere, dans le comté de Norfolk. Là, on l’oblige à s’adonner à un étrange rituel, celui des « mangeurs de péchés », consistant, en l’absence d’extrême-onction, à prendre sur sa conscience tous les péchés non expiés d’un mourant. Cette cérémonie va être le début d’une véritable descente aux enfers pour la jeune fille qui se retrouve bientôt accusée de meurtre. Son cauchemar ne fait que commencer…

Thriller historique - 652 pages - Editions Sonatine (2014)
Cette première lecture commune avec Tanuki ne fût malheureusement pas à la hauteur de nos attentes ! Pourtant, nous étions impatientes de retrouver l'engouement suscité par La Compagnie des menteurs, que nous avions beaucoup appréciée toutes les deux.

Le souvenir que je garde de cette histoire est celui d'une succession de PLOUFS, voyant tous mes espoirs tomber à l'eau, et couler, un à un 😔

- L'espoir que l’héroïne envoie valser son air de bécasse et ses pleurnicheries, pour enfiler le vrai costume du rôle et susciter un minimum d’intérêt... PLOUF !
- L'espoir que l'intrigue tournant autour de la trahison remplisse son rôle et nous apporte un dénouement cohérent et abouti... PLOUF !
- L'espoir que la sorcellerie prenne davantage d'envergure, et que l'essence des sortilèges sorte enfin des chaudrons, que diable !... PLOUF !
- L'espoir que la mandragore, quitte plus souvent ses chiffons, et s'illustre dans toute la puissance de sa magie... PLOUF !
- L'espoir que le final rattrape un peu le reste, et ramène à la surface un bon twist, où tout au moins une conclusion moins soluble... PLOUF !

Quelques bouées auraient pu sauver ces naufrages successifs, si elles avaient été mieux utilisées, et c'est un peu bêta 😕

Par exemple, le contexte historique du récit aurait pu être passionnant et bien plus intriguant. L'Interdit qui frappait l'Angleterre en 1208, et qui signifiait plus d'hommes d'église, d'offices divins, ni de sacrements ou sépultures en terre consacrée, ouvrait la voie à toutes les diableries possibles. Imaginez un peu la terreur engendrée par cette interdiction, elle entrebâillait un passage directement vers l'enfer pour tous ces gens gavés de superstitions. Vade retro satana !!!

L'ambiance bien glauque et mystérieuse fût réussie également. Mais là encore, le mélange aurait pu être bien plus poisseux, si seulement deux femmes aux pouvoirs singuliers n'avaient pas été sous-exploitées. Dites-moi à quoi servent de puissantes sorcières si elles restent dans l'ombre de leur cabane au fond des bois, à jouer aux osselets, durant quelques pages seulement ? 

Mais j'ai gardé le plus positif pour la fin, et ce que j'ai aimé sans réserve dans ce roman : L'herbier de la mandragore ! Des pages semées à chaque début de chapitre, comme pour se prémunir des événements qui vont suivre. Révélant l'étendue des croyances de l'époque, reprenant les propriétés de plantes, animaux, etc. et de leurs usages au quotidien, j'y ai recueilli le seul charme a avoir œuvré... :

 Morelle noire – Encore appelée belladone ou baie du diable. Plante qui embrouille l’esprit et apporte la mort, car son autre nom est dwale, qui signifie « deuil ». Dans la mesure où elle est vénéneuse, elle est sacrée pour la déesse Hécate, qui a appris à ses filles à connaître toutes les plantes.Les mortels confectionnent des couronnes de cette plante pour guérir les chevaux victimes d’un sort et pour préserver leur personne des sortilèges. Mais le diable veille jalousement sur elle, car elle est à ses ordres. C’est pourquoi ceux qui voudraient la cueillir doivent d’abord lâcher une poule noire que le diable ne pourra s’empêcher de pourchasser, en suite de quoi la plante devra être rapidement ramassée avant le retour du diable.Car l’homme qui veut apporter la mort doit d’abord tromper. L’Herbier de la mandragore

Bon, force est de constater que Karen Maitland n'a pas su m’ensorceler sur ce coup-là, mandragore ou pas, la potion s'est avérée inefficace... Mais je suis enchantée de l'avoir goûtée en compagnie de ma Tanuki préférée.
Billet de Tanuki

samedi 17 février 2018

Challenge Les 4 éléments


Un nouveau challenge fait son entrée ici : Le challenge de lecture d‘Un Rat des villes, alias Adlyn.
Très original dans ses thématiques, mettant à l'honneur les 4 éléments, il a aussi un énorme avantage : n'être soumis à aucune contrainte de temps, exactement ce qu'il me faut !
Un livre peut répondre à plusieurs consignes (20 en tout), mais je vais corser l'affaire en tentant de m'imposer une lecture par critère (rempli au fur et à mesure dans ce billet), ce sera plus drôle 😉

L’eau :

Un livre à la couverture bleu océan
Un personnage mélancolique : Marina de Carlos Ruiz Zafon
Un être aquatique, réel ou imaginaire : poisson, dauphin, hippocampe, sirène, naïade, serpents de mer… : Les Aventuriers de la Mer, tome 2 : Le Navire aux esclaves de Robin Hobb
Un récit dans le froid : Terreur de Dan Simmons
Une histoire de sang : Riverdream de George R.R. Martin

La terre :

Un livre à la couverture vert feuille
Un personnage très terre à terre
Un habitant de la forêt, réel ou imaginaire : cerf, sanglier, renard, centaure, licorne, botruc…
Un récit dans le désert : Demain, une oasis de Ayerdhal
Une histoire avec du métal : Des nœuds d'acier de Sandrine Collette

Le feu :

Un livre à la couverture rouge feu
Un personnage tout feu tout flamme
Une créature fantastique en rapport avec le feu : dragon, phénix, élémentaire…
Un récit où la guerre fait rage : Abattoir 5 de Kurt Vonnegut
Une histoire d’éclairs

L’air :

Un livre à la couverture blanche éthérée
Un personnage qui a la tête dans les nuages
Un animal menacé, disparu ou menacé de disparition : dodo, tigre, baleine, ours polaire…
Un récit où règne la paix
Une histoire avec un vol dans les cieux
 C'est parti pour affronter les éléments 💪 Même pas peur ! 😁

lundi 12 février 2018

Neverwhere de Neil Gaiman


Synopsis : Richard Mayhew vit à Londres une vie sans histoire, travaille dans un bureau, s'apprête à se marier, lorsqu'il sauve la vie de Porte, une jeune fille qui a le don de savoir ouvrir tout ce qui peut s'ouvrir. Cet évènement fait basculer sa vie. Sa fiancée le quitte, ses proches ne le voient plus, sa vie semble n'avoir jamais existé.

Il découvre alors qu'il existe un Londres d'En Bas, souterrain, peuplé de mendiants qui parlent aux rats, et de toute une société féodale et magique. Il décide de suivre Porte à la recherche des assassins de son père, dans l'espoir de trouver un moyen de reprendre une vie normale.


Fantasy urbaine - 495 pages - Editions Au Diable Vauvert (2012)
Ne le dites à personne, mais... j'ai un petit rituel de nouvel an : franchir le seuil de la nouvelle année en compagnie de Neil Gaiman !

Pourquoi ? Mais parce que Gaiman est le meilleur passeur qui soit, pardi ! C'est LE Maître des clés. Vous ne le saviez pas ? Bah maintenant, vous le savez !
Il est celui qui ouvre les portes d'univers parallèles et insoupçonnés. Qui déverrouille les grilles d'accès aux mondes souterrains, et c'est aussi lui qui détient le fameux sésame pour entrebâiller les passages secrets et les portails dérobés, derrière lesquels se dissimulent des endroits bien flippants, et peuplés d'étranges créatures, pas toujours très recommandables. J'dis ça, j'dis rien 😏


Et là, je sais ce que vous vous dites :
 - Ok, c'est reparti !!! Elle a encore fumé la moquette, comme la dernière fois avec Ça...
D'abord, je n'ai pas de moquette, tenez-vous-le pour dit !
Alors elle s'est tapée sa bouteille de Chèpakoi le soir du 31, elle a comaté, et voilà le résultat !"
Nan mais, c'est quoi ces accusations ? Il n'est pas nécessaire de picoler pour se faire un bon trip ! Bon, c'est fini ? On peut discuter sérieusement maintenant ?

Donc, je reprends : J'ai quitté 2017 en m'engouffrant dans ce Neverwhere (avec un taux d'alcoolémie en dessous du niveau de la mer, je le précise au cas où), et lorsque j'en suis ressortie... nous étions en 2018 😜 Si si ! C'est dingue, hein ? 
Et maintenant, curieux comme vous êtes, vous désirez savoir ce que j'ai fait pendant ce laps de temps ? J'en étais sûre !

Eh bien... Disons que... c'est compliqué ^_^
NON, je n'ai pas tout oublié !!! C'est juste que pour votre propre sécurité, je me dois de rester discrète, et même de me faire un peu oublier, pendant quelques temps peut-être...

Je peux seulement vous assurer qu'il s'en est passé des choses ! Tellement de choses... Par exemple, je suis allée à Londres ! Aux deux, en fait... le Londres d'en haut, le normal quoi ! Et l'autre, celui d'en-bas... (mince, ça sent la boulette ça 😳).
J'ai fait des tas de rencontres, comment dire... plutôt étonnantes et déstabilisantes ! J'ai vu un ange, un Marquis, une grosse bébête, et j'ai même copiné avec des rats 🐀 (heu... re-boulette 😬)
J'ai visité des lieux, disons... insolites, voire très bizarres ! Il y a trop de secrets là-dessous, et pas tous très jolis-jolis à voir, et encore moins à raconter... Ce que je ne ferais en aucun cas, vous l'avez bien compris (là, j'ai fait gaffe, no boulette 😉).
Déjà, parce que vous me prendriez pour une foldingue (comment ça, c'est déjà fait ?).
Mais surtout parce que je risque de m'attirer de gros... très gros ennuis, et de me faire remarquer par deux zigotos absolument cauchemardesques. 

Vous ne me croyez pas ? Très bien !!! Alors le mieux, c'est encore de vous laisser le découvrir par vous même, mais c'est à vos risques et périls... Vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas prévenu ^^
Et si vous y allez, passez le bonjour à Dame Po... 🤐 Heu... à... Personne ! 
Je ne connais personne ! Nobody !! Nessuno !!! D'ailleurs, je n'ai jamais mis l'ombre d'un orteil là-bas. Pour le réveillon ? J'étais chez moi, tranquillou, à lire... Bien sûr que j'ai des témoins 😏
Neverwhere a d'abord été une série TV écrite par Neil Gaiman et diffusée sur la BBC en 1996, puis un roman publié la même année. En 2006, il a été adapté en roman graphique par Mike Carey et Glenn Fabry.
Recommandation flairée chez : ChessL'ourse bibliophileFan2polar, Livrement
Prix Julia Verlanger 1999