lundi 24 avril 2017

Séance de rattra’pages #9


N’ayant pas la possibilité de chroniquer toutes mes lectures, j’ai créé ce petit rendez-vous trimestriel permettant de faire la synthèse de mes découvertes passées, et surtout d'en garder la trace.
Ce billet, publié à chaque fin de trimestre, est comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques des trois derniers mois écoulés.
Voici donc mes lectures des mois de Janvier, Février et Mars 2017, classées par ordre de préférences !
Et pour retrouver les précédentes séances, c'est par ici...

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(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
  • 22/11/63 de Stephen King (1044 pages) : THE NUMBER ONE de ce trimestre !!! Mes retrouvailles avec Le King ont été émotionnellement renversantes 💗! Une histoire à couper le souffle, et une fin qui déchire tout, comme je vous le disais dans ma chronique
  • Les Aventuriers de la Mer, T1 : Le Vaisseau Magique de Robin Hobb (316 pages) : Restée sur mon beau souvenir de L'assassin Royal, j'étais folle d'impatience de prendre la mer pour une traversée aux côtés de Robin Hobb. Elle m'a une fois de plus embarquée avec son talent de conteuse extraordinaire ! Retrouvez l'essentiel de mon journal de bord dans ma chronique.
  • L'Aube de la Nuit, T2 : L'Alchimiste du neutronium, partie 2 : Conflit de Peter F. Hamilton (768 pages) : Une suite toujours aussi addictive, fourmillante de personnages et d'événements passionnants, qui continuent de donner à ce space-opera une envergure faramineuse 😲 C'est promis, j'écrirai une chronique après le dernier tome... Mais avant il m'en reste encore 2 à lire ;-)
  • L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu (112 pages) : Un récit court pour une révélation choc ! La preuve que le mélange SF + Faits historiques peut faire émerger de stupéfiants récits ^^ 112 pages d'une grande intensité, dont je suis ressortie avec la ferme intention de lire tous les autres livres de Ken Liu, c'est une évidence !!!
 
  • De sang-froid de Truman Capote (506 pages) : Un grand classique de la littérature américaine, magistralement écrit ! Tiré d'un fait divers glaçant, l'auteur nous plonge avec une maîtrise stupéfiante dans la psychologie des tueurs de toute une famille. La sensation de malaise s'insinue au fil des pages, dévoilant toute l'étendue du talent de Truman Capote, à découvrir absolument !!!
  • Du domaine des murmures de Carole Martinez (226 pages) : Un Prix Goncourt des lycéens amplement mérité. Une plume ardente et passionnée qui m'a barricadée le temps d'une lecture dans la cellule d'une recluse volontaire, avec un pouvoir saisissant insoupçonné, et auquel je ne m'attendais pas ! Sortir de ma zone de confort m'a plutôt bien réussi, comme le prouve ma chronique.
  • Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie Fazi (313 pages) : Traductrice de Lois McMaster Bujold, Poppy Z. Brite, ou Brandon Sanderson, pour ne citer qu'eux, Mélanie Fazi révèle dans ce recueil de nouvelles très inspirées, qu'elle ne manque pas d'imagination et de maîtrise ! C'est assez rare pour le souligner ; ses récits m'ont tous pris dans leurs filets dès la première ligne, à chaque fois ! L'ensemble du recueil forme un tout ensorcelant, voire même troublant, qui me donne l'envie d'en découvrir encore davantage !
  • Fées, weed et guillotines de Karim Berrouka (378 pages) : Un moment de lecture follement divertissant, et placé sous le signe de la bonne humeur ! Roman noir pimenté à la sauce Urban Fantasy, ici les fées sont furieusement déjantées, perdent facilement la tête, et pouffent à la moindre fumette de weed 😊 Tout ceci pour notre plus grand plaisir évidemment !!! Vous êtes intrigués ? Et bien venez donc lire ma chronique.

  
  • La trilogie de La Voix des Oracles d'Estelle Faye (985 pages) : Une trilogie riche et fourmillante de références mythologiques, et qui aurait pu être un coup de cœur si le côté "jeunesse" n'avait pas atténué certaines émotions ! Mais il s'en est fallu de peu, et mon envie de suivre la carrière littéraire d'Estelle Faye en ressort renforcée ! Pour en savoir plus sur mon ressenti de chaque tome, je vous invite à aller lire ma chronique.
  • Les visiteurs de l'autre rive / Winter people de Jennifer McMahon (428 pages) : Voilà un titre découvert grâce à ma petite Fée Stelphique, et avec lequel je n'ai pas vu le temps passer ! Une histoire de revenants vraiment prenante, se déroulant sur deux époques différentes, et mêlant frayeur, mystère et émotions de façon excellente. Un vrai page-turner que vous ne pouvez lâcher avant la fin, comme j'aime en lire de temps en temps ;-)
  • Exodes de Jean-Marc Ligny (538 pages) : Je crois bien que c'est le premier roman Post-apocalyptique climatique que je lis et j'avoue ne pas m'en être encore totalement remise ^^ J'ai été saisie par la noirceur du récit. Terres dévastées et peuples déracinés, où règnent violence, famine, terreur, et injustice... Bref, un scénario à faire froid dans le dos, résonnant un peu comme une mise en garde, et bigrement bien maîtrisé par l'auteur !
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Ce premier bilan de l'année est meilleur que d'habitude avec 13 lectures, dont 12 romans, et 1 recueil de nouvelles, soit 5614 pages lues au total.
Pas de quoi fanfaronner, mais je suis tout de même satisfaite qu'aucune lecture décevante, ni même en demi-teinte ne se soit invitée à la fête, c'est plutôt cool 👍 Pourvu que cela continue dans la même veine durant les mois qui viennent ^_^

Dans ma séance précédente, je vous avais dit que les challenges étaient bénéfiques pour l'activité du blog, c'est pourquoi je n'ai pas hésité à me (ré)inscrire à plusieurs d'entre eux, en voici la liste :

Ma pile à lire ne cesse d'augmenter, j'ai donc abandonné l'idée de consigner ses entrées et sorties... Si elle n'était pas si imposante, je lui dirais bien de voler de ses propres ailes, mais je me contente simplement de la laisser vivre à sa guise, sachant pertinemment qu'il me faudra plusieurs existences pour en venir à bout 😅

Je profite également de cette séance pour vous remercier une nouvelle fois de me suivre si régulièrement, et ce malgré le manque de régularité de mes publications. Je n'oublie pas que c'est grâce à vous si ce blog est toujours actif !

Mon planning de lecture est sacrément chargé pour les semaines et les mois qui arrivent, et j'espère réussir à mieux gérer mes activités bloguesques...
Quoiqu'il arrive, je vous souhaite de palpitantes et inoubliables lectures, parmi lesquelles je serai ravie de venir piocher sans vergogne en passant par chez vous :D
😘

mercredi 19 avril 2017

La Fille du roi des elfes de Lord Dunsany

Synopsis : C'est sur l'ordre du roi son père que le prince Alvéric entreprend de traverser la forêt enchantée pour y découvrir et enlever la fille du roi des Elfes. Il la trouve en effet, après avoir combattu les chevaliers qui défendent sa demeure, mais le rapt n'aura pas lieu : en effet, c'est de son plein gré que la princesse Lirazel, conquise, suivra le jeune prince jusqu'au royaume d'Erl, où naîtra Orion, le fruit de leurs amours.
Mais le roi des Elfes, furieux, envoie vers sa fille un troll porteur d'un message magique qui la ramène près de lui. Alvéric, inconsolable, part à sa recherche, mais protégée par la magie de son roi, le domaine des Elfes est devenu introuvable. Tandis qu'Orion, qui grandit en beauté et en sagesse, apprend à connaître la forêt enchantée…

Fantasy - 304 pages - Editions Folio SF (2012)

Avis : Il est toujours bon de se tourner vers les fondamentaux, et à l'occasion du Challenge Printemps Elfique, ma curiosité est allée vers un texte étant considéré comme l'un des premiers romans de Fantasy, édité avant même que le genre soit nommé ainsi !

Je prends d'abord le temps d'écrire quelques lignes sur l'auteur :

Edward John Moreton Drax Plunkett, 18e baron de Dunsany, est un écrivain irlandais, né en 1878 à Londres. Considéré comme l'un des fondateurs de la fantasy moderne, il est l'auteur de nouvelles, romans, pièces de théâtre, poèmes et essais, publiés sous le nom de Lord Dunsany.
Dans l’une de ses lettres à C.A. Smith, H.P. Lovecraft dit :
« … la richesse de sa langue, sa vision cosmique, sa puissance onirique, et son sens aigu du fantastique, tout cela me séduit plus que tout dans la littérature moderne. »
Lin Carter dit aussi :
« Comme Lovecraft, je fus moi aussi profondément ému : Dunsany était issu d’une grande famille, et ses ancêtres étaient les compagnons des rois, il portait un titre de baron parmi les plus anciens des îles britanniques ; il avait connu Yeats et se souvenait de la mort de Tennyson. Il était l’un des plus grands auteurs de littérature fantastique de tous les temps.»

Ce roman, La Fille du roi des elfes, écrit en 1924, se situe entre le conte merveilleux et la fantasy épique. Il est réputé comme étant son chef-d'œuvre, et après avoir lu que tout amateur de fantasy se devait de le posséder dans sa bibliothèque, je n'avais plus qu'à obtempérer docilement ;)

Répondant aux souhaits de son peuple d'être gouverné par un prince enchanté, Le Roi des Aulnes envoie son fils Alvéric dans le monde enchanté afin qu'il aille chercher la princesse Lirazel, fille du Roi des Elfes. Muni d'une épée magique, Alvéric parvient à déjouer les pièges de la forêt enchantée, et par ses beaux discours, à séduire la princesse pour la ramener de son plein gré sur la terre des hommes.

Partant d'une idée de base assez classique à première vue, on pourrait croire que l'histoire se résume à ça, alors que pas du tout ! Oubliez la traditionnelle phrase « Ils se marièrent et vécurent heureux », ce qui nous est conté ici est ce qui vient ensuite...

Dunsany raconte ce qui se passe APRÈS le mariage entre un mortel rattaché aux choses de la terre, et une princesse fille du Roi des Elfes, immortelle et issue du Royaume Enchanté.

La prose est poétique et nous emmène sur des chemins contemplatifs mettant à l'honneur la nature dans toute sa splendeur et diversité. Celle-ci est mise en scène en grande pompe si j'ose dire, et témoigne de la place d'honneur que veut lui donner l'auteur.
Dunsany y restitue l'imprégnation des collines et pâturages de l'Irlande de son enfance et de leur atmosphère légendaire. L'enchantement et la musique de l’antique Tara n'est jamais très loin dans cette histoire merveilleuse.

Lord Dunsany était un chasseur passionné, et cela se ressent énormément dans cette histoire. Les (trop longuets à mon goût) passages de chasse à la Licorne, frénésie du chasseur avec ses chiens lancés à la poursuite de leur proie, trahissent de l'enthousiasme de l'auteur pour cette activité. J'avoue qu'ils m'ont rebuté, laissant mon attention se relâcher plus d'une fois.

En revanche, j'ai apprécié sa façon de décrire les terres imaginaires du Royaume enchanté, de matérialiser sa frontière avec la terre des hommes, et de la faire refluer lorsque le prince cherche à retrouver Lirazel retournée chez son père.
Le franchissement entre les deux mondes est au cœur du récit, l'un étant figé dans une immobilité perpétuelle, tandis que dans l'autre, le temps s'écoule inexorablement.

Le changement, toujours, et rien de durable. Il songea alors au calme éternel qui préservait la beauté du Royaume Enchanté. Puis à la tribu de trolls qu’il y avait laissée et se demanda ce qu’ils penseraient des manières de la Terre. Et c’est ainsi que les pigeons furent soudains terrifiés par un brusque tintamarre : c’était Lurulu qui éclatait de rire.

L'arrivée de la magie dans le monde des humains met en lumière tout le talent de Dunsany pour nous parler des esprits magiques et des êtres fantastiques ! Cette histoire est digne des meilleurs contes classiques pour enfants, mais dans un style, et parfois même avec une certaine emphase réservés aux adultes qui n'enlèvent rien à son côté fabuleux.

Je mentirais si je disais que je me suis laissée emporter par ce roman ! L'écriture est trop lyrique, le style un peu vieillot et contemplatif en comparaison de la Fantasy tonitruante d'aujourd'hui. Certains passages ont laissé poindre l'ennui, je l'avoue... Mais je ne regrette en rien cette découverte qui m'a plongée à la source de la Fantasy, et qui détient cette aura féerique des textes fondateurs étant à l'origine de ce genre que j'aime tant !!!
+1 roman (9/24) - Catégories C et E

lundi 10 avril 2017

Fées, weed et guillotines de Karim Berrouka

Synopsis : La dernière fois que Jaspucine a mis un pied dans le monde des hommes, elle en a littéralement perdu la tête : la Révolution française n’a pas été une période très profitable pour les créatures féeriques. Sauf pour Zhellébore, l’enfoirée qui l’a envoyée à l’échafaud. La vengeance étant un plat qui se mange froid, Jaspucine est bien décidée à retrouver la traîtresse. Même si pour cela elle doit s’attacher les services d’un détective. Mais à force de remuer ciel et terre, c’est sur une conspiration bien plus grande que la fée et l’enquêteur vont tomber.

Fantasy - Policier - 378 pages - Editions ActuSF (2014)

Avis : Pour mon entrée en lice dans le Challenge Printemps Elfique 2017, j'ai eu envie de m'éclater un peu !!! 
J'avais repéré ce roman au cours de la session précédente, furieusement motivée par les avis positifs ;-)

Avez-vous envie de bousculer vos habitudes en matière de romans policiers avec ce titre cocasse ? Est-ce que cette couverture vous fait, vous aussi, un peu penser à Dick Tracy Etes-vous prêts à vous lancer dans une enquête de dingue, et sur les traces de coupables furieusement baroques, afin de constater que le mélange fantasy urbaine et roman noir à l'ancienne peu fonctionner épatamment bien ?
Alors ce titre est pour vous !

Soyez-en avertis, ça va déménager ! Et pour l'occasion, vous ne serez pas de trop pour enquêter aux côtés de l'excellent détective privé Marc-Aurèle, et de son ami Etienne, policier enquêteur à la BCE (mais non, pas la Banque Centrale Européenne, voyons... nous parlons du Bureau des Crimes Extrêmes, bien sûr !), tous deux accompagnés de l'épatant Premier de la Classe (ah, ce personnage, quel réussite !)...

C’en est trop pour lui. BCE, c’est Brigade des Crimes Extrêmes, pas Barnum, Couillonnades et Élesdé.

Ils ne savaient pas dans quel micmac féerique ils allaient s'embarquer ! Ils étaient même à mille lieux de s'imaginer que les fées pouvaient être aussi déjantées, et leur langage si fleuri ^_^

« Le jour où les hommes comprendront qu’il existe des récompenses plus nobles que l’argent, il pleuvra des burnes de gobelin…[...] »

Il faut dire, à leur décharge, comment se préparer à une telle enquête ?
Et bien je vais vous donner deux ou trois pistes, histoire que vous ne soyez pas nés de la dernière pluie, si d'aventure vous vous retrouviez embringués vous aussi ;)
Primo, sachez que pour les fées, l'enfer c'est... LE FER, bien sûr !!! Une vieille cage toute rouillée, bazardée dans le grenier de votre grand-mère fera parfaitement l'affaire si besoin...
Deuzio, la weed peu s'avérer fort utile dans les enquêtes de cet acabit, avec gloussements féeriques 100% garantis en prime !

Trois nuitons dans un couffin, pique nique douille chez dame Partouze, tube de colle et crêpe au nain, le plus gras sent bon la… la… Merde, je trouve pas de rime en ouze…
— Bouse…
— Ah, merci…[...]
Merde, se dit Marc-Aurèle, c’est plus de la beuh, c’est de la bombe H…

Terzio, il est plus que temps, je dirais même urgent, de dézinguer l'image de la petite fée discrète et gentillette que vous aviez gardé dans un petit coin de votre tête ! Terminés les clichés version Clochette ! Place à la mouture signée Berrouka, nettement plus contemporaine et truculente !
Effrontées, voire carrément irrespectueuses, elles portent des prénoms d'une mixité florale délicieusement farfelues ; Avouez que Jaspucine, Myosotelle, Chrysancynthe, et j'en passe... ça ne s'invente pas !
Elles ont aussi un goût en matière de tenues vestimentaires, ou de déco pour leurs palais féeriques des plus kitsch...

Le résultat est… assommant. Il n’y a pas de mot plus adapté, la langue française n’ayant pas prévu un cas de figure alliant grave pathologie psychotique, kitscherie de l’au-delà et mauvais goût californien. S’il y a eu, un jour lointain, des artistes responsables de la déco de l’édifice, ils ont assurément été formés par Barbara Cartland et son pékinois.

Et sont toujours prêtes à se tirer un carreau d'arbalète dans le dos, où à se traiter de jolis noms d'oiseaux commençant par un S, suivi d'un A, puis d'un L... et de trois autres lettres formant un tout des plus comment dire ? éloquent... Hum ! Hum !  😁

« L’un de vous deux embarque supersalope sur son épaule et on file au pays des cages. On se retrouve en bas : je prends les escaliers. »

Allez, ne faites pas semblant de regarder ailleurs ! Je sais que ces fées-là ne vous laissent pas insensibles ! Vous croyez vraiment que je n'ai pas vu votre sourcil gauche tressauter à plusieurs reprises à la lecture de ces petits extraits ? Ne faites pas votre timide, elles vous intriguent ces ahurissantes demoiselles ! Vous vous demandez même ce que les guillotines viennent faire dans cette histoire, n'est-ce pas ?
Je perçois d'ici combien cela vous démange de démêler cette conspiration féerique de haut vol, de mettre un pied à l'époque de la Révolution Française, d'empêcher les échanges de bébés entre fées et humains, de jouer de l'arbalète...
Mais surtout, vous ne pouvez nier que vous mourez d'envie de vous marrer un bon coup, hein ? 😄

Ne croyez pas que j'ai laissé mes manières au vestiaire, comme nos copines les fées de cette histoire, parce que je suis encore sous l'influence de l'un de leurs enchantements ? Que j'y ai laissé ma tête moi aussi, ou même que j'ai respiré de la weed échappée d'entre les pages pour m'embrouiller les neurones...

C'est juste qu'une histoire aussi facétieuse et festive, pimentée de péripéties et de répliques si bidonnantes, justifie bien de sortir toute échevelée d'une telle aventure féerique ;-)

+1 roman (8/24) - Catégories C