dimanche 15 octobre 2017

L'éducation de Stony Mayhall de Daryl Gregory

Synopsis : Stony a trois sœurs : Alice, Chelsea, Junie. Et sa mère Wanda, qui l’aime plus que tout. Sans oublier Kwang, son copain de toujours, persuadé que Stony possède un superpouvoir. Parce que Stony est insensible aux flèches que son ami lui plante dans le ventre histoire de rigoler... Il faut dire que Stony ne respire pas. Ne mange pas vraiment. Ne dort jamais. Et pourtant il grandit. Stony ignore ce qu’il est. Il n’a pas pris la mesure de son réel pouvoir. Ça viendra. Reste une interrogation : y en a-t-il d’autres comme lui ? La réponse à cette question emportera tout dans son sillage...

Fantastique - 448 pages - Editions Le Bélial' (2014)

Avis : Bluffée par ma découverte de Daryl Gregory avec Nous allons tous très bien, merci, c'est avec engouement que je me suis tournée vers cet autre titre !

Séries, films, BD's, et romans de zombies ne se comptent plus ! Un sujet qui commence sérieusement à faisander, à l'image de la chair de ses protagonistes :) Mais quand un titre se détache de la masse gémissante, autant le signaler !

Dans Nous allons tous très bien, merci, Daryl Gregory faisait ressortir son talent pour dépeindre la monstruosité en nous faisant partager les séances d'un groupe de parole, composé de survivants confrontés à l'horreur, allant même jusqu'à nous pousser dans les recoins les plus obscurs de leurs consciences post-traumatiques. J'avais été littéralement scotchée et en redemandais, prouvant combien Daryl Gregory a raison lorsqu'il dit :
Mais je voulais aussi adresser un petit signe au lecteur, lui faire reconnaître qu’il lit volontairement une histoire d’horreur. C’est étrange… Pourquoi dépenser de l’argent pour se rendre dans une salle obscure en quête d’effroi ? Je pense que cela nourrit quelque chose de primitif en nous. Faire face à la terreur et en ressortir vivant est une sensation grisante.
Avec L'éducation de Stony Mayhall, il nous démontre une fois de plus qu'il sait s'y prendre avec les créatures terrifiantes, allant même jusqu'à nous les rendre attachantes !
Voilà donc une histoire qui renouvelle la représentation du zombie de bien belle manière !

Stony, notre héros pas comme les autres, a été trouvé bébé, sur le bord d'une route neigeuse de l'Iowa au cours de l'hiver 1968 par une veuve et mère de 3 filles qui passaient par là.
Le bébé est glacé, a la peau grise, sa poitrine ne bouge pas... il semble mort.  Pourtant ses yeux s'ouvrent malgré tout ^^ Wanda et ses filles le ramènent chez elles, lui donnent un bain chaud et le frictionnent, tout en réalisant que ce petit être est différent. Une évidence s'impose immédiatement : son existence doit rester secrète, pour sa propre sécurité et celle de sa famille d'adoption.
Et pour cause ! Suite à l'apparition de zombies, lors d'un début d'invasion rapidement jugulé par le gouvernement quelques temps avant, la population est au aguets. Le moindre mort-vivant signalé est traqué et exterminé.

Mais Stony a une particularité : il grandit ! Il est également intelligent, sensible, et dénué de la moindre agressivité.
Son seul ami est le fils des voisins, Les Cho, qui ont accepté de garder le secret.
Stony, au contact du jeune Kwang, atteint la même taille que son meilleur ami et évolue de paire avec lui. Leurs expériences de gamins donnant l'idée à Kwang de le surnommer l'Inexorable devant sa capacité à ne pas mourir.

Les années vont passer paisiblement, jusqu'au jour où Stony va comprendre avec terreur qui il est, et combien les êtres comme lui sont pourchassés. Un événement tragique survient avec sa sœur, et Stony doit s'enfuir précipitamment de la ferme où il a toujours vécu à l'écart du monde extérieur.
Sa fuite va l'amener à découvrir toute une communauté de morts-vivants clandestins. De planques en planques, il va apprendre que différentes factions coexistent.
Les Gros Mordeurs, prêchant La Grande Morsure, une épidémie de transformation d'humains exponentielle ; les Abstinents, pour qui la morsure est proscrite ; et les Perpétualistes, dont le but est de maintenir la population des MV et d'enrayer leur extinction programmée.
Curieux et vif d'esprit, Stony va vite se faire une place d'importance parmi eux. Il va se pencher sur les effets de la transformation, et comprendre que passée la fièvre de la morsure entraînant une fureur meurtrière de quelques heures seulement, les nouveaux morts-vivants peuvent ensuite rester pacifiques.
Son étonnant développement de bébé à l'âge adulte, ajouté à sa sagesse, et à son de chemin de croix, vont l'élever au rang d'être exceptionnel pour faire de lui un guide spirituel, voire un messie qui s'ignore.

Ce roman est une vraie bouffée d'air frais dans l'atmosphère confiné de la mouvance zombiesque !
Différent des stéréotypes habituels, l'auteur nous offre le parcours initiatique d'un être souffrant de la monstruosité de son état et de la peur qu'il engendre, pour devenir le porte-drapeau des minorités opprimés. Le personnage irradie de sa lumière malgré son teint cadavérique, et les nombreuses mutilations subies n'altèrent en rien l'humanité qui se dégage de cet attachant personnage.
Loin des scènes dégoulinantes d'hémoglobine que recèlent ce genre d'histoires, l'angoisse est là malgré tout, mais pas pour les même raisons que d'habitude. Même si la menace de La Grande Morsure plane, et que l'inquiétude pour les souffleux (vivants) monte, le sort de Stony nous est cher !
Daryl Gregory nous apprend à éprouver de l'empathie pour ce qui nous terrorise, il brouille avec subtilité la ligne de démarcation entre beauté et monstruosité, comme le témoigne ce 2ème extrait d'un entretien avec lequel je choisi de clôturer ce billet d'éclairante manière.
En bref, nous sommes tous des monstres. J’ai parfois décrit mes textes comme relevant de l’anti-horreur. Si, comme John Clute l’affirme, l’horreur consiste à découvrir l’hideuse vérité cachée et à la rejeter, alors c’est l’inverse qui m’intéresse : découvrir l’horrible vérité, supporter le sentiment de révulsion, et tendre vers l’empathie. 

samedi 30 septembre 2017

Le challenge de la Licorne 4ème édition


Il est temps ! Il est grand temps de m'inscrire à la nouvelle édition du challenge de la Licorne !!!
Et de remettre en jeu ma splendide couronne d'Elfe psychopathe, acquise au cours des éditions précédentes (souvenez-vous de la 1ère, de la  2ème, et de la mémorable 3ème session d'où je suis sortie gagnante de ma catégorie🏆 yesss !) ;-)

Cette année encore,  il n'était pas question de louper ça ! D'autant que le blog mérite bien le petit coup de booster que ce super challenge impulse chaque année :)

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Pour rappel, notre Licorne préférée met à l'honneur ses 2 genres favoris :
La Littérature de l'Imaginaire (fantasy, bit lit, fantastique, SF...), et Le Thriller-Policier 
et nous invite à la suivre dans ces univers, entre rêves et frissons :
 entre le 1er septembre 2017 et le 31 août 2018. 

• Celle ou celui qui s'inscrit a un potentiel de 18 livres à lire (pour le plus haut niveau), soit 9 de chaque thème. En effet, il n'est désormais plus nécessaire d'indiquer le niveau choisi au départ, les lectures s'ajouteront comme on le souhaite au cours de l'année, sachant qu'il faudra :
- 3 lectures de chaque thèmes pour atteindre le premier niveau : Elfes psychopathes 
- 6 de chaque pour atteindre le deuxième niveau : Dragons sanguinaires
- 9 de chaque pour atteindre le troisième niveau :  Trolls tueurs fous

• Un petit cadeau récompensera celle/celui qui aura le plus de point au dernier jour du challenge, si ex aequo, ce sera le premier qui sera arrivé au terme du challenge le plus vite !
• Nous avons l’année entière pour lire les livres choisis, chaque livre lu rapportant 3 Points. 
• Trois nouvelles options (qui ne sont pas obligatoires) agrémenteront nos lectures :
1/ Lire à tour de rôle un imaginaire puis un policier, ajoute 1 point à chaque lecture suivante. Et si la lecture suivante est sur le même thème on reste à 3. 
2/ Faire un max de lectures communes avec des copinautes (du même niveau, ou non), afin de multiplier par 3 les points obtenus pour cette LC.
3/ Mettre une note sur 5 avec notre avis, afin de faire ressortir une mini top liste des meilleurs livres présentés en imaginaire et en policier/thriller dans le challenge !
Les règles complètes sont disponibles sur le blog de Licorne et sur le topic Livr'addict.

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L'idée de ne plus choisir de niveau me permet d’espérer pouvoir me métamorphoser en Dragon sanguinaire en cours de route 🐲  Souhaitez-moi bonne chance, j'en ai bien besoin ;-)
Bonnes lectures à tou(te)s, et à bientôt !!!

  1.  SFFF - L'éducation de Stony Mayhall de Daryl Gregory - 4/5 - 3 points

jeudi 31 août 2017

Nous ne sommes qu'ombre et poussière de Lyndsay Faye

Synopsis : Londres, automne 1888. Les atrocités commises sur deux prostituées assassinées dans le quartier de Whitechapel vont convaincre l'inspecteur Lestrade de solliciter le célèbre spécialiste des affaires criminelles. Qui mieux que Sherlock Holmes, aidé du Dr Watson, saurait traquer l'homme qui sème désormais la terreur parmi la population de l'East End ?
Mais le grand détective ne sortira pas indemne de cette enquête. Pour démasquer son insaisissable adversaire, dont le nom, Jack l'Éventreur, restera longtemps gravé dans les mémoires, il devra enfreindre bien des règles, briser les codes, et tenter de sauver sa vie autant que sa réputation.

Policier - 448 pages - Editions Pocket (2015)

Avis : À la vue de "Sherlock Holmes contre Jack l'Éventreur" sur la couverture, toutes les sirènes et projecteurs de ma gigantesque PAL ont failli s'affoler ! Évitant de peu le tintamarre, je me suis engouffrée en toute discrétion dans le quartier de Whitechapel remplie d'une curiosité impatiente !

Réunir le plus grand détective de tous les temps, et un tueur en série aussi mythique que Jack the Ripper, n'est pas un exercice facile à exécuter, même si diablement tentant ^^ Et puis il faut bien admettre que la littérature n'a pas été chiche face à la renommée de ces deux-là, ils sont si inspirants ! Mais fort heureusement, cela n'a pas empêché Lyndsay Faye de s'y frotter malgré tout, et de réussir son coup avec une grande habileté !!!

Le livre commence par une note signée par le non moins célèbre Dr John H. Watson, et datée de juillet 1939, où il explique les raisons du rapport constituant l'histoire qui va suivre...
Ma seule intention en écrivant ce rapport a été de rendre hommage à l’infatigable talent et à la noblesse d’âme que j’ai vus en mon ami pendant plus de cinquante ans. Et je suis heureux de constater, tandis que j’écris ces lignes – assailli par les tristes rumeurs d’une nouvelle guerre et de malheurs à venir –, que la postérité, dans sa bienveillante attention, a déjà accordé une place dans l’histoire au grand Sherlock Holmes.
Dès le début, le lecteur ressent le souci du détail ainsi que la volonté de Lyndsay Faye de rester dans un cadre de cohérence digne de l'univers holmésien. Elle dit d'ailleurs dans ses remerciements de fin d'ouvrage que L’amour de l’Holmésologie est profondément ancré en elle, ce que l'on veut aisément croire sur parole tant la passion qu'elle nourrit pour le personnage émane du roman.


Même si je ne me compte pas parmi les spécialistes, cette nouvelle aventure du détective confronté au monstrueux Jack a un petit côté bluffant qui pourrait presque la faire passer pour un authentique épisode jusqu'alors méconnu d'Arthur Conan Doyle, tellement l'élève semble s'être imprégnée de son Maître, jusque dans le style même.

Lyndsay Faye s'est également servie de la mine de renseignements que lui ont apportés les spécialistes de Jack l’Éventreur, les Ripperologues comme on les appelle, afin que la jonction de ce duo soit redoutable !

Il faut dire que leur antagonisme respectif, la ville de Londres comme terrain de jeu commun, ainsi que le timing des événements, coïncident parfaitement à une collision dans les formes. Comment donc auraient-ils pu se rater ? : 
C'est en 1887 que Sherlock Holmes fait sa première apparition dans Une étude en rouge. Alors que la première des cinq victimes canoniques de Jack l'Éventreur, Mary Ann Nichols, est découverte le 31 août 1888.

Il ne restait plus qu'à nous dérouler les faits, grâce à la plume experte de l'auteure qui s'est même offerte le luxe de se glisser dans la peau de notre cher Dr Watson, nous prouvant une fois encore que ce dernier était un chroniqueur sans égal lorsqu'il s'agissait de mettre en lumière les talents de son ami...
Au tout début, il m’avait semblé que l’affaire de l’Éventreur avait vraiment semé l’effroi chez mon ami Sherlock Holmes, tout comme ce fut le cas parmi la population de Londres. Je le trouvais, à l’issue de ses longues veilles nocturnes, allongé sur le divan, son violon à ses pieds et la seringue hypodermique ayant glissé de ses longs doigts indolents, tous deux incapables de bannir le spectre de l’homme que nous avions pourchassé pendant plus de deux mois.
De lames surgissant d'on ne sait où, en courses-poursuites impromptues. De découvertes macabres, en rebondissements inattendus. De suspects aperçus, en fausses pistes reconnues... Le jeu du chat et de la souris fonctionne bien, et j'ai vraiment apprécié de m'y trouver mêlée.
J'ai tout de suite été prise au collet par l'ambiance glauque et sordide des ruelles sombres, et par la cruauté impitoyable des meurtres, faisant s'intensifier les sentiments d'impuissance et d'incompréhension à l'unisson des tourments de notre Sherlock préféré. 

Je me suis demandée comment Lyndsay Faye allait s'arranger avec la fin ? Quand on sait que les suspects de l'affaire sont multiples, et que les pistes nombreuses ont été brouillées plus d'une fois, c'était un sacré défi que de trouver un final préservant la digne et implacable logique holmésienne !
Et je peux dire bravo, le pari est réussi !!!
Seuls les mystères clairement résolus par mon ami furent couverts d’éloges par un public reconnaissant. Car une histoire dont on ne connaît pas la fin n’est pas une histoire digne de ce nom, et dans l’intérêt de la ville de Londres, tout autant que dans le nôtre, la résolution de l’affaire de l’Éventreur devait rester absolument secrète.
Pas besoin de sortir votre loupe et de chercher d'autres indices pour savoir si j'ai aimé ou pas ce roman ! Je crois que les preuves sont suffisantes pour un verdict sans appel ;-) 
Rendez-vous est d'ailleurs déjà pris pour en découdre avec Le Dieu de New York, the next time ;-)
AFFAIRE CLASSÉE ! 
Policier 3/3 - 5 points

dimanche 13 août 2017

Séance de rattra’pages #10

N’ayant pas la possibilité de chroniquer toutes mes lectures, j’ai créé ce petit rendez-vous trimestriel permettant de faire la synthèse de mes découvertes passées, et surtout d'en garder la trace.
Ce billet, publié à chaque fin de trimestre, est comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques des trois derniers mois écoulés.
Voici donc mes lectures des mois d'avril, mai et juin 2017, classées par ordre de préférences !
Et pour retrouver les précédentes séances, c'est par ici...

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(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
Jonathan Strange & Mr Norrell de Susanna Clarke (1144 pages) : Merveilleux coup de 💗 pour ce roman extraordinaire ! Éblouie par l'univers, les personnages, le récit, le style... je n'aurais qu'une ribambelle de louanges à dérouler pour en parler *_* Quelques lignes seraient assurément beaucoup trop restrictives pour faire étinceler sa magie à vos yeux, alors le mieux est encore de vous diriger sans tarder vers ma chronique, qui je l'espère, aura le pouvoir (magique) de vous convaincre ;-)
  • L'Aube de la Nuit, T3 : L'Alchimiste du neutroniumLe Dieu nu, partie 1 : Résistance de Peter F. Hamilton (928 pages) : Avant dernier épisode de la saga, dans lequel LE grand final se prépare. Du coup, je le place un cran en dessous des autres tomes en raison d'une petite baisse de régime. Mais je n'en suis pas moins folle d'impatience d'assister à l’apothéose, surtout si elle est aussi spectaculaire que ce à quoi l'auteur nous a habitué. En deux mots... non, trois : ça va déchirer !!!!!!!!!
  • L'étrange bibliothèque de Haruki Murakami (73 pages) : Retrouvailles réussies avec l'un de mes auteurs chouchous ! Un condensé de Murakami en 73 pages, comme je l'aime, mais avec une intense et insatiable saveur de "reviens-y" à la fin, ne faisant que renforcer ma désormais célèbre devise : Murakami un jour, Murakami toujours !!!  :)

  • La Fille du roi des elfes de Lord Dunsany (304 pages) : Une plongée à la source de la Fantasy, et la découverte d'un texte fondateur, qui, malgré son côté un peu vieillot, n'a rien perdu de son onirisme ! Vous ne le connaissiez pas ? Vous aimez la Fantasy et les légendes féeriques ? Un style démodé, et l'ambiance surannée des anciens contes de fée ne vous rebutent pas ? Eh bien il est grand temps d'en apprendre davantage en allant lire ma chronique.
  • Féelure de Silène Edgar (88 pages) : Encore un titre découvert grâce à ma petite Fée Stelphique ! Une courte lecture sympathique et virevoltante, parsemée de bulles de féerie pétillantes à souhait, et truffée de fées, comme l'atteste ma chronique. Détente et bonne humeur garanties !!!
  • Sépulcre de Kate Mosse (819) : Une histoire où se croisent deux époques, deux héroïnes, et dont je suis ressortie avec un sentiment mitigé ! Charmée d'un côté, un peu moins de l'autre ^^ Mais le romanesque et le gothique ont été si captivants dans certains chapitres que je ne regrette en rien cette lecture ^_^ Un thriller ésotérique qui n'a rien d'exceptionnel, mais qui se lit bien ! Ma chronique.

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Je sais ce que vous pensez : " Seulement 6 romans, et 3356 pages lus en un trimestre, voilà qui ne pèse pas bien lourd !"... Et vous n'avez pas tort ^_^
Appelons ça un petit (gros ?) coup de mou !

J'ai un retard phénoménal dans mes chroniques, mon blog est en friches... bref, la procrastination me gagne, et je ne me montre guère combative ^^
Mettons cela sur le compte de la période estivale ! Un vent de farniente s'est arrêté par chez moi et ne semble pas décidé à s'exiler pour l'instant ! Laissons-lui encore quelques jours avant de tenter de lui botter les fesses... Qui sait, il se lassera peut-être de lui-même et finira bien par aller souffler ailleurs. Le bougre trouve toujours un endroit où s'installer 😉

D'ici-là, je vais préparer le terrain de la dure et éprouvante reprise, en allant m'installer au soleil avec un bon livre accompagné d'un verre de thé glacé !!! J'en transpire déjà à l'avance :D
Je vous conseille de faire de même, l'été se terminera bien trop tôt, profitez-en jusqu'au bout !!!
😘

samedi 24 juin 2017

Jonathan Strange & Mr Norrell de Susanna Clarke

Synopsis : Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. [...]

Fantasy - 1144 pages - Editions Le Livre de Poche (2008)

Avis : Il me fallut l'impulsion donnée par le Challenge Printemps Elfique 2017, pour enfin m'attaquer à ce gros pavé aux allures un peu austères, avec sa couverture noire et les quelques avis partagés, glanés ça et là.

Précisons d'abord que c'est le premier roman de Susanna Clarke, et qu'elle mit près de 10 ans à l'écrire... Mais lorsque vous connaîtrez le pedigree de l'animal, vous comprendrez pourquoi ^_^ 
Voyez un peu :
En 2005, Prix Locus du meilleur premier romanPrix Hugo du meilleur romanPrix World Fantasy du meilleur roman, roman de l’année par le Time Magazine, Prix des Lecteurs du Livre de Poche, il a même été proposé pour le Man Booker Prize de 2004.

Et ce n'est certainement pas moi qui vous dirais que ce palmarès n'est pas amplement mérité, tant j'ai adoré cette histoire, et la plume qui nous la raconte !

L'histoire commence dans l'Angleterre de 1806, gouvernée par un roi fou, George III. 
Dans la ville d’York, une société de "gentlemen magiciens" se retrouvent chaque 3ème mercredi du mois afin de palabrer et se quereller sur l’histoire de la magie anglaise, alors qu'aucun d'eux n’a jamais jeté le moindre sort. L'arrivée d'un nouveau membre bouleverse la réunion, et l'avenir de l'Angleterre par la même occasion, avec sa judicieuse question :
« Pourquoi n’y a-t-il plus de magie en Angleterre ? »
Question centrale du roman, mais que ces messieurs n’apprécient guère, tant ils sont incapables d’y répondre.

— Elle présuppose que les magiciens ont plus ou moins le devoir d’appliquer la magie, ce qui est évidemment absurde. Vous ne voulez pas insinuer, je présume, que les botanistes ont pour tâche de concevoir de nouvelles fleurs ? Ou que les astronomes devraient peiner afin de réarranger les étoiles ? Les magiciens, monsieur Segundus, étudient la magie qui a été réalisée par le passé. Pourquoi devrait-on en attendre davantage ?

Un dénommé Norell va pourtant leur démontrer le contraire ! Magicien solitaire, taciturne, et peu courtois, il passe jour et nuit à étudier les textes magiques les plus rares dans son immense bibliothèque jalousement gardée de l'abbaye de Hurtfew, 

Il ne parlait presque jamais magie et, quand il s’y risquait, c’était comme une leçon d’histoire et personne ne pouvait supporter de l’écouter.

C'est lors d'une démonstration à distance fort concluante, qu'il prouve que la magie anglaise n'a pas disparu, et fort de ce succès, il accepte de quitter sa bibliothèque pour rejoindre Londres afin de mettre ses talents au service de la couronne, plongée en pleine tourmente de guerre napoléonienne.
Mais un autre magicien va alors sortir de l'ombre lui aussi, un certain Jonathan Strange !

Strange ne connaît aucun texte de magie, et son don s'est exprimé grâce au hasard d'une rencontre et de quelques sorts spectaculairement réussis. Il manque cruellement d'expérience et de savoir magique, c'est pourquoi lorsque Norell accepte, non sans réticences, de le prendre comme élève, son talent va vite se démultiplier. D'un naturel bien plus agréable que Norell, il va bientôt faire concurrence à son maître et séduire les hautes sphères de l'état.

Maintenant que les présentations de nos deux compères magiciens sont faites, je vais tenter de vous expliquer pourquoi j'ai tant aimé ce roman.

C'est le style qui m'a séduite en premier. Distingué sans être pompeux, il m'a immédiatement donné l'impression d'entrer dans l'un de ces grands classiques de la littérature anglaise du XIXème que j'affectionne tant. Il n'est pas étonnant que certains critiques aient fait le rapprochement avec du Jane Austen, auteure préférée de Susanna Clarke d'ailleurs.

L'Angleterre y est glorifiée dans tout ce qu'elle détient de légendes ancestrales, nous imprégnant totalement de la croyance que le berceau de la magie est bien originaire de ses terres.
Pour le prouver, l'auteure créé le personnage fictif de John Uskglass, dit Le Roi Corbeau, disparu depuis des siècles, il fût le souverain grâce auquel la magie se déversât sur le monde entier, créant des routes entres les mondes féeriques et celui des humains.
Les annotations relatives à la légende de ce Roi Corbeau sont prodigieusement considérables ! Répertoriées en fin d'ouvrage, elles donnent une envergure impressionnante de précision à cet héritage mystique créé de toutes pièces par S. Clarke. Chapeau bas !!!

La relation entre les deux magiciens est une source d'intérêt grandissant à mesure que l'un influence l'autre, et vice-versa. Jusqu'à la fin, on se demande comment elle va évoluer. Les jalousies vont-elles assombrir l'aube de leur amitié  ? Mesquinerie, rivalité, et même perfidie, sèment la discorde et nous absorbent dans des conjectures étonnantes !

La féerie est ici représentée par un garçon-fée particulièrement cruel ! "Le gentleman aux cheveux comme du duvet de chardon" est un personnage vraiment très réussi, qui s'est introduit dans le monde des humains à cause de Norell, et qui va tout au long du roman instiller une atmosphère malfaisante.
Maître du manoir des Illusions-perdues, les victimes de ses enchantements sombrent dans l'aliénation sans parvenir à se faire aider.
La frontière entre raison et folie est un thème important du récit. Strange lui-même se prête à des expériences afin de découvrir si la lisière entre les deux ne mérite pas d'être franchie afin d'accroître ses pouvoirs magiques, donnant lieu à des pages absolument captivantes !

Je vais m'arrêter là, mais vous imaginez bien qu'avec ses 1144 pages (en format poche), je pourrais encore continuer longtemps ;-)
C'est un roman qui se déguste posément. Ne venez pas y chercher des scènes d'action retentissantes sous peine d'être déçu(e)s ^^ Ici nous sommes dans la lenteur maîtrisée, dans le souci du détail, le temps nécessaire à une immersion british travaillée et appuyée.
Les personnages sont nombreux mais jamais on ne s'y perd tant le savoir-faire est éprouvé, à l'image d'un ballet, les chorégraphies sont si subtilement exécutées que tout paraît fluide et étourdissant à la fois.

Qualifié de chef-d'œuvre par certains critiques, je ne peux que me ranger de leur côté tant mon appréciation sera définitivement scellée par l'éblouissement que me laisse cette lecture !

En 2015, la BBC produit Jonathan Strange & Mr Norrell en mini-série de 7 épisodes. Je vais laisser s'écouler un peu de temps avant de la regarder, histoire de faire perdurer la magie du roman 💖

Ne manquez pas l'avis d'Acr0 !!!

vendredi 9 juin 2017

Sépulcre de Kate Mosse

Synopsis : Octobre 1891 : la jeune Léonie Vernier et son frère Anatole quittent Paris pour le Domaine de la Cade, à quelques kilomètres de Carcassonne. Dans les bois qui entourent la maison isolée, Léonie tombe par hasard sur les vestiges d'un sépulcre wisigoth. Au fil de ses recherches, elle découvre l'existence d'un jeu de tarots dont on prétend qu'il détient les pouvoirs de vie et de mort. Octobre 2007 : Meredith Martin arpente les contreforts pyrénéens dans le but d'écrire une biographie de Claude Debussy. Mais elle mène aussi une enquête sur ses propres origines. Armée d'une partition pour piano et d'une vieille photographie, la voilà plongée malgré elle au coeur d'une tragédie remontant à plus d'un siècle, où le destin d'une jeune fille, disparue par une nuit funeste, se mêle inextricablement à une dramatique histoire d'amour.

Thriller historico-ésotérique - 819 pages - Le Livre de Poche (2009)

Avis : C'est à l'occasion du retour sur la blogosphère de l'adorable Misspendergast que nous avons décidé de fêter nos retrouvailles pour une lecture commune autour de ce roman :)

Kate Mosse est une auteure anglaise qui partage sa vie entre le Sussex, et la ville de Carcassonne. D'ailleurs, l'intrigue de son célèbre roman Labyrinthe, ayant remporté un British Book Award, se déroulait dans la cité de Carcassonne.
Cette région française semble exercer sur elle une étrange fascination, puisqu'une fois encore, dans Sépulcre, Kate Mosse nous emmène dans ce beau département de l'Aude, pour y mettre en scène un thriller historique teinté d'ésotérisme, et déployé autour de deux époques, mais aussi de deux jeunes femmes aux destins étroitement mêlés et racontés en alternance.

L'une s'appelle Léonie et évolue en 1891 dans une ambiance romantico-gothique pleine de mystère. C'est une jeune et jolie parisienne, curieuse et volontaire, vivant avec sa mère et son frère auquel elle est d'ailleurs très attachée. Elle aime la musique de son voisin du dessous, un certain Debussy, et se passionne pour les histoires de fantômes.
Lorsqu'elle se retrouve subitement invitée par une tante devenue veuve, dans le domaine familial de feu son oncle, c'est le désir d'aventure qui l'emporte sur la perplexité que suscite le sentiment de mauvais souvenirs que les silences de sa mère laissent pressentir.

L'héroïne de 2007, s'appelle Mérédith. C'est une jeune américaine qui décide de profiter d'un voyage en France, à l'occasion d'une biographie qu'elle écrit sur Debussy, pour revenir sur les traces d'un passé familial très nébuleux.
Une partition de musique accompagnée d'une vieille photo en noir et blanc, ainsi que des cartes de tarots curieusement mises sur son chemin lors de sa brève halte à Paris, vont la mener dans les pas de Léonie, et surtout jusqu'à ce mystérieux Domaine de la Cade, dans la ville de Rennes-les-bains, elle aussi ^_^

Pour être tout à fait honnête, le récit de 1891 a nettement remporté ma préférence, et me donne envie de dire qu'il se serait presque suffit à lui-même !

Un texte de Baudelaire (recopié ci-contre) précède le début du roman, et introduit terriblement bien la scène d'ouverture dans le cimetière de Montmartre, en mars 1891, au cours duquel un simulacre d'enterrement dresse d'emblée un climat troublant.
J'ai particulièrement aimé l'ambiance gothique qui plane sur le mystérieux Domaine de la Cade. Une ombre maléfique s'y tapit, et prend consistante à mesure que les pages se tournent, provoquant très vite chez le lecteur l'envie d'en savoir davantage ^^
La douce et fantasque Léonie mérite aussi une mention spéciale, et pourrait presque être une héroïne à la Brontë ^^ Avide de récits occultes, sa curiosité et la découverte d'un livre très étrange, vont l'entraîner jusqu'au fameux Sépulcre, dans lequel des forces invisibles et terrifiantes se cachent.
" Un moment elle resta à fixer les dernières lignes du manuscrit. Quelle histoire extraordinaire. Une mystérieuse interaction entre la musique et le lieu avait donné vie aux figures des cartes et, si elle avait bien compris, appelé ceux qui étaient passés de l’autre côté. Au-delà du voile… comme l’indiquait le titre inscrit sous le papier paraffiné. "
Les dissimulations de son frère, les énigmatiques tourments de sa tante, et la présence d'un inconnu malfaisant dont elle ne soupçonne rien, ne font qu'ajouter une atmosphère mélancolique et très romanesque à l'histoire.

Lors des retours dans le présent, il est vrai que ce que découvre Mérédith en 2007 apporte un éclairage supplémentaire sur certains événements du passé. Mais malgré cela, je me suis beaucoup moins passionnée pour son histoire personnelle, hormis les passages en corrélation avec Léonie.
Habituellement, j'aime beaucoup les sauts entre deux époques, et l'idée que deux fils conducteurs soient prédestinés à se rejoindre vers l'apogée me stimule toujours.
Mais là, j'ai ressenti un déséquilibre durant la partie contemporaine.
Les développements autour du Tarot divinatoire (d'ailleurs, le jeu Bousquet, dont il est continuellement fait référence, n'existe pas ^^), ou la reprise des légendes sur le trésor de Rennes-le-Château, ne m'ont guère captivée, contrairement aux chapitres sur les événements de 1891.

C'est donc avec un sentiment mitigé que j'ai quitté ce Sépulcre.
Avec le recul de quelques jours, je constate que s'estompe déjà l'histoire de Mérédith, et qu'elle ne fera pas le poids face au charme opéré par la fiévreuse Léonie.
Mais même si le souvenir jalousement gardé de cette atmosphère gothique de 1891 se fera au détriment des chapitres de 2007, je sais maintenant que Kate Mosse détient certaines clés ouvrant sur un passé fantastiquement romanesque !

Avril :Thriller, polar, policier
Thriller 2/3 - 5 points

lundi 1 mai 2017

Féelure de Silène Edgar

Synopsis : Le jour, Gwen est une personne tout ce qu’il y a de plus ordinaire : elle a un emploi précaire à la bibliothèque de la ville, un mari aimant et deux beaux enfants. Mais chaque nuit, elle est fée et travaille à la BAKF, la Brigade anti-kidnapping de fées. Et justement, de récentes disparitions leur donnent du fil à retordre... Avec son coéquipier et ami Arthur, elle va vite découvrir que cette nouvelle affaire pourrait être plus sensible que prévu. Pourtant, si dangereuse que soit cette nouvelle enquête, ce n’est qu’une épine parmi d’autres dans le pied de Gwen. Car au prochain solstice, elle va devoir faire un choix : rester humaine avec son mari et ses enfants, ou abandonner son ancienne existence et devenir fée pour toujours aux côtés d'Arthur...

Fantastique - 88 pages - Editions Bragelonne (2014)

Avis : Ma virée dans les territoires FÉEriques continue, et aujourd'hui je viens vous parler d'une novella bien sympathique, débusquée dans le sillage de poussière de FÉE de ma petite Stelphique.

Il n'est pas toujours nécessaire de partir très loin pour rencontrer des FÉES... 
Une bonne nuit de sommeil peut faire l'affaire, pour peu que comme Gwen, vous ayez été recrutée par la BAKF, Brigade anti-kidnapping de FÉES !
Gwen, est une mère de famille comme les autres... enfin non, pas tout à fait ! Depuis le dernier solstice d'hiver, c'est aussi une demie ! Dès qu'elle s'endort, ses rêves la transforment en FÉE, et enquêteuse de surcroît.
Humaine le jour, et FÉE la nuit, vous admettrez que la vie d'une demie doit être bien remplie !!!
Seulement voilà, cet état ne durera pas éternellement, elle va devoir faire un choix irrévocable d'ici le prochain solstice d'hiver :
Soit rester humaine et quitter définitivement la magie du monde FÉErique, ainsi que son coéquipier et ami FÉ Arthur avec qui elle partage de fiefFÉEs aventures !
Ou bien devenir FÉE à part entière, en abandonnant son existence humaine avec enfants et mari, pour toujours ! 

Cette lecture fût un pur moment de légèreté !
Silène Edgar a trufFÉE cette petite histoire de jeu de mots et d'expressions qui nous font sourire à répétition, sa plume est FÉEconde de petites trouvailles !
Idéale le temps d'une pause-caFÉE, on se surprend même à regretter qu'elle ne soit pas plus étofFÉE car l'idée de cette double-vie humaine / FÉErique est plutôt FÉEstive ;-)
Vous apprendrez que n'est pas forcément FÉE qui veut, mais que si vous êtes FÉErue de FÉErie, cela pourrait bien interFÉErer en votre faveur ^_^ 
Vous découvrirez aussi que le statut n’est pas réservé qu'au sexe FÉEminin. Et qu'elles sont toutes diFÉErentes, certaines pouvant être de vraies FÉElones, et d'autres assez FÉEroces.

Certes, cette orgueilleuse de Titania a fait tout un pataquès autour de son union avec Obéron, décrétant qu'ils étaient roi et reine du Petit Peuple, mais dans les faits, ce ne sont que deux vieux emmerdeurs qui passent leur temps à se faire des crasses. Sans ce fé devenu dramaturge, personne ne les connaîtrait chez les humains.

J'ai bien envie de FÉEdérer autour de cette novella toutes les FÉES qui s'ignorent encore, simplement parce que leurs rêves s'évaporent au réveil, où qu'elles se croient un peu trop FÉElées de FÉErie ! Ne soyez plus FÉEbriles devant vos contes préFÉErés, mais laissez-vous ébourifFÉE sans complexe ! 

Sans être FÉEnoménale, cette petite histoire offre une bonne boufFÉE de rêves, et fait triomFÉE les amoureux de FÉErie qui se reconnaîtront en la lisant :)

*Toute faute d'orthographe éventuelle, ou simple manquement aux règles de conjugaison ne sont qu'interFÉErences purement et FÉEriquement involontaires ! 😇

lundi 24 avril 2017

Séance de rattra’pages #9


N’ayant pas la possibilité de chroniquer toutes mes lectures, j’ai créé ce petit rendez-vous trimestriel permettant de faire la synthèse de mes découvertes passées, et surtout d'en garder la trace.
Ce billet, publié à chaque fin de trimestre, est comme son nom l’indique, une séance de rattrapage de mes conquêtes livresques des trois derniers mois écoulés.
Voici donc mes lectures des mois de Janvier, Février et Mars 2017, classées par ordre de préférences !
Et pour retrouver les précédentes séances, c'est par ici...

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(Cliquez sur les couvertures pour accéder aux fiches des livres)
  • 22/11/63 de Stephen King (1044 pages) : THE NUMBER ONE de ce trimestre !!! Mes retrouvailles avec Le King ont été émotionnellement renversantes 💗! Une histoire à couper le souffle, et une fin qui déchire tout, comme je vous le disais dans ma chronique
  • Les Aventuriers de la Mer, T1 : Le Vaisseau Magique de Robin Hobb (316 pages) : Restée sur mon beau souvenir de L'assassin Royal, j'étais folle d'impatience de prendre la mer pour une traversée aux côtés de Robin Hobb. Elle m'a une fois de plus embarquée avec son talent de conteuse extraordinaire ! Retrouvez l'essentiel de mon journal de bord dans ma chronique.
  • L'Aube de la Nuit, T2 : L'Alchimiste du neutronium, partie 2 : Conflit de Peter F. Hamilton (768 pages) : Une suite toujours aussi addictive, fourmillante de personnages et d'événements passionnants, qui continuent de donner à ce space-opera une envergure faramineuse 😲 C'est promis, j'écrirai une chronique après le dernier tome... Mais avant il m'en reste encore 2 à lire ;-)
  • L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu (112 pages) : Un récit court pour une révélation choc ! La preuve que le mélange SF + Faits historiques peut faire émerger de stupéfiants récits ^^ 112 pages d'une grande intensité, dont je suis ressortie avec la ferme intention de lire tous les autres livres de Ken Liu, c'est une évidence !!!
 
  • De sang-froid de Truman Capote (506 pages) : Un grand classique de la littérature américaine, magistralement écrit ! Tiré d'un fait divers glaçant, l'auteur nous plonge avec une maîtrise stupéfiante dans la psychologie des tueurs de toute une famille. La sensation de malaise s'insinue au fil des pages, dévoilant toute l'étendue du talent de Truman Capote, à découvrir absolument !!!
  • Du domaine des murmures de Carole Martinez (226 pages) : Un Prix Goncourt des lycéens amplement mérité. Une plume ardente et passionnée qui m'a barricadée le temps d'une lecture dans la cellule d'une recluse volontaire, avec un pouvoir saisissant insoupçonné, et auquel je ne m'attendais pas ! Sortir de ma zone de confort m'a plutôt bien réussi, comme le prouve ma chronique.
  • Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie Fazi (313 pages) : Traductrice de Lois McMaster Bujold, Poppy Z. Brite, ou Brandon Sanderson, pour ne citer qu'eux, Mélanie Fazi révèle dans ce recueil de nouvelles très inspirées, qu'elle ne manque pas d'imagination et de maîtrise ! C'est assez rare pour le souligner ; ses récits m'ont tous pris dans leurs filets dès la première ligne, à chaque fois ! L'ensemble du recueil forme un tout ensorcelant, voire même troublant, qui me donne l'envie d'en découvrir encore davantage !
  • Fées, weed et guillotines de Karim Berrouka (378 pages) : Un moment de lecture follement divertissant, et placé sous le signe de la bonne humeur ! Roman noir pimenté à la sauce Urban Fantasy, ici les fées sont furieusement déjantées, perdent facilement la tête, et pouffent à la moindre fumette de weed 😊 Tout ceci pour notre plus grand plaisir évidemment !!! Vous êtes intrigués ? Et bien venez donc lire ma chronique.

  
  • La trilogie de La Voix des Oracles d'Estelle Faye (985 pages) : Une trilogie riche et fourmillante de références mythologiques, et qui aurait pu être un coup de cœur si le côté "jeunesse" n'avait pas atténué certaines émotions ! Mais il s'en est fallu de peu, et mon envie de suivre la carrière littéraire d'Estelle Faye en ressort renforcée ! Pour en savoir plus sur mon ressenti de chaque tome, je vous invite à aller lire ma chronique.
  • Les visiteurs de l'autre rive / Winter people de Jennifer McMahon (428 pages) : Voilà un titre découvert grâce à ma petite Fée Stelphique, et avec lequel je n'ai pas vu le temps passer ! Une histoire de revenants vraiment prenante, se déroulant sur deux époques différentes, et mêlant frayeur, mystère et émotions de façon excellente. Un vrai page-turner que vous ne pouvez lâcher avant la fin, comme j'aime en lire de temps en temps ;-)
  • Exodes de Jean-Marc Ligny (538 pages) : Je crois bien que c'est le premier roman Post-apocalyptique climatique que je lis et j'avoue ne pas m'en être encore totalement remise ^^ J'ai été saisie par la noirceur du récit. Terres dévastées et peuples déracinés, où règnent violence, famine, terreur, et injustice... Bref, un scénario à faire froid dans le dos, résonnant un peu comme une mise en garde, et bigrement bien maîtrisé par l'auteur !
🌸🌸🌸🌸🌸🌸🌸🌸🌸🌸

Ce premier bilan de l'année est meilleur que d'habitude avec 13 lectures, dont 12 romans, et 1 recueil de nouvelles, soit 5614 pages lues au total.
Pas de quoi fanfaronner, mais je suis tout de même satisfaite qu'aucune lecture décevante, ni même en demi-teinte ne se soit invitée à la fête, c'est plutôt cool 👍 Pourvu que cela continue dans la même veine durant les mois qui viennent ^_^

Dans ma séance précédente, je vous avais dit que les challenges étaient bénéfiques pour l'activité du blog, c'est pourquoi je n'ai pas hésité à me (ré)inscrire à plusieurs d'entre eux, en voici la liste :

Ma pile à lire ne cesse d'augmenter, j'ai donc abandonné l'idée de consigner ses entrées et sorties... Si elle n'était pas si imposante, je lui dirais bien de voler de ses propres ailes, mais je me contente simplement de la laisser vivre à sa guise, sachant pertinemment qu'il me faudra plusieurs existences pour en venir à bout 😅

Je profite également de cette séance pour vous remercier une nouvelle fois de me suivre si régulièrement, et ce malgré le manque de régularité de mes publications. Je n'oublie pas que c'est grâce à vous si ce blog est toujours actif !

Mon planning de lecture est sacrément chargé pour les semaines et les mois qui arrivent, et j'espère réussir à mieux gérer mes activités bloguesques...
Quoiqu'il arrive, je vous souhaite de palpitantes et inoubliables lectures, parmi lesquelles je serai ravie de venir piocher sans vergogne en passant par chez vous :D
😘