samedi 23 mai 2015

Trilogie Spin de Robert Charles Wilson

Un ami, avec qui j’ai eu le grand plaisir de partager la lecture de cette trilogie, me faisait remarquer très justement qu’il était étonnant que je n’ai pas encore publié de chronique sur un  de mes meilleurs souvenirs de SF ! Je n’ai effectivement que trop tardé pour le faire, alors voici cette omission réparée ! 

Spin, tome 1

Résumé : Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terre est entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. La Lune a disparue, le Soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable Soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre...
Qui a emprisonné la Terre derrière le Bouclier d'Octobre? Et s'il s'agit d'extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?

Science-fiction – 608 pages – Editions Folio SF (2010)

Mon avis : Un grand, un immense coup de cœur SF !
Ce premier opus est une brillante histoire humaine avec, en toile de fond, toutes les grandes questions existentielles de l'humanité abordées avec subtilité.
La notion temporelle y est omniprésente, et rend l'idée de terraformation de Mars tellement ingénieuse et réaliste que l'on y croit totalement.
Pas de longueurs ni de passages complexes à assimiler pour nous faire comprendre la crédibilité du phénomène, ça coule de source même si les questions que l’on se pose face à une situation pareille sont nombreuses et insolites.
C’est de la SF comme je l’aime, fluide, compréhensible et accessible, tout en ayant un paysage superbement travaillé et des personnages à la psychologie fouillée.
On y croit, du début à la fin, et l’on traverse les décennies en compagnie de nos trois personnages avec ce sentiment d’inéluctabilité de plus en plus puissant.
Sous la plume de cet excellent auteur, j’ai adoré envisager le destin de ce que pourrait devenir l’humanité avec grand H, et de sa pérennité au sein de notre galaxie si un événement d'une telle nature arrivait...
C’est un magnifique roman, que je vous recommande avec un enthousiasme qui ne s’est pas atténué avec le temps, loin de là !!!
Et puis, en le refermant vous verrez qu’il est impossible de ne pas observer les étoiles d'un œil nouveau après ce récit étourdissant !

Spin a remporté le prix Hugo 2006 et le Grand prix de l'Imaginaire catégorie Roman étranger 2007.

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Axis, tome 2

Résumé : Menacée par un Soleil qui se transformera bientôt en nova, la Terre vit ses dernières années. Pour la plupart, les hommes ont franchi l'arc des Hypothétiques et se sont installés sur le Nouveau Monde, Equatoria, notamment dans sa capitale, Port Magellan. 
C'est à partir de cette agglomération tentaculaire, hétérogène telle l'humanité, que Lise Adams cherche son père, un scientifique qui a disparu depuis bien longtemps et avait peut-être découvert quelque chose sur l'énigme que représentent les Hypothétiques. Alors que Lise tient enfin une piste sérieuse, grâce à son ancien amant Turk Findley, d'étranges cendres se mettent à tomber sur le Nouveau Monde.  Et si celui-ci, tout comme la Terre, était condamné à brève échéance ?

Science-fiction – 496 pages – Editions Folio SF (2012)

Mon avis : Sacré challenge pour Robert-Charles Wilson que de s’attaquer à une suite après Spin, la barre étant placée très haute, et l’attente forcément immense.
Je n’ai pas eu l’impression qu’il ait cherché à reproduire une recette qui a marché avec Spin puisque cette suite est relativement différente, l’action s’y déroule sur une courte durée (quelques semaines) pendant laquelle son héroïne entreprend une sorte d’e(n)quête personnelle.
Reprendre le déroulement de l’histoire 30 ans après, et sur une autre planète que la terre, apporte une nouvelle dimension au récit grâce à cette idée de conquête d’un nouveau monde, et de tout ce que cela implique.
On démarre donc sur de nouvelles bases, dans un tout nouvel environnement, et avec de nouveaux personnages principaux, tout en ayant toujours à l’esprit l’omniprésence des Hypothétiques et le profond mystère qu’ils suscitent.
Mystère qui s’intensifie rapidement dès le début de l’histoire avec un événement étrange, et qui ouvre la voie à de nouvelles interrogations sur le devenir de la galaxie et sur la place de l’humanité au sein de celle-ci. 
Je dois admettre qu'il n'est pas de la même trempe que le précédent, mais suffisamment intrigant pour m'avoir donné envie de lire Vortex, histoire d’avoir une vision plus large et objective de l'ensemble de ce récit.

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Vortex, tome 3

Résumé : « Je m’appelle Turk Findley et je vais vous raconter ce que j’ai vécu longtemps après la disparition de tout ce que j’aimais ou connaissais.»
C’est par ces mots que commence le premier des dix carnets lignés trouvés dans le cartable d’Orrin Mather, jeune vagabond interné dans un centre d’accueil de Houston. Ces carnets racontent l’histoire de ce Turk Findley qui, en passant un arc temporel des Hypothétiques, a fait un bond de dix mille ans dans le futur et s’est retrouvé sur Vox, un archipel artificiel sur le point de franchir l’arc pourtant fermé qui fait communiquer Equatoria avec le berceau de l’humanité – une Terre à l’agonie devenue toxique et inhabitable.
Pour Sandra Cole, le médecin en charge d’Orrin, ce récit est un roman de science-fiction plein d’élucubrations sur les Hypothétiques, mais certains faits contredisent cette confortable théorie, car Orrin connaît bien un monsieur Findley, un trafiquant très dangereux…
Suite directe d’Axis, Vortex clôt avec une rare audace la trilogie entamée avec Spin, récompensé par le prix Hugo et le Grand Prix de l’Imaginaire.

Science-fiction – 393 pages – Editions Folio SF (2015)

Mon avis : Globalement charmée par ce dernier tome, je trouve qu'il conclut à merveille les deux premiers !
A posteriori, je dirai qu’Axis est un ton en dessous, mais s'avère être néanmoins un élément charnière pour apprécier pleinement celui-ci.
Déployer ce récit humaniste au travers de deux histoires parallèles était habile et captivant de la part de R.C. Wilson, et la lecture de ces carnets du futur, instantanément prenante.
Une fois de plus, la philosophie de l’existence est approchée avec justesse et sensibilité grâce à des personnages profondément humains, avec dans celui-ci plus particulièrement, une réflexion sur l’identité et la personnalité.
Enfin, un des nombreux atouts de ce troisième et dernier tome, c’est qu’il nous fait cadeau d’une véritable fin, avec un dénouement élaboré et absolument vertigineux qui nous laisse entrevoir que l’auteur en a encore sous le pied...
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Conclusion : Même si le premier tome dépasse d’une large tête les deux suivants, cette trilogie m’a laissé absolument pantoise ! 
Nous voici face à de la science-fiction de haut vol *_* 
Du lourd, du très lourd même, mais tout en finesse, et d’une richesse inouïe !!!
Superbement écrite, elle nous immerge dans l’univers d’un très grand auteur dont la psychologie des personnages est une vraie réussite. 
Spin est à lire, assurément !!! Pour ce qui est des deux suivants, à vous de voir si vous souhaitez clôturer cette trilogie en beauté, ou pas ;)

Un grand merci à cet ami, qui se reconnaîtra s'il passe par là, de m'avoir fait découvrir R.C. Wilson :)

jeudi 14 mai 2015

Le Passeur de Lois Lowry

Résumé : Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n'existent pas. Les inégalités n'existent pas, la désobéissance et la révolte n'existent pas. L'harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop âgées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont " élargis". personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c'est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux. quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jouas aura douze ans. Au cours d'une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu'il est unique. Un destin extraordinaire l'attend. Un destin qui peut le détruire.

Science-fiction jeunesse – 235 pages – Editions L'École des Loisirs (2014)

Mon avis : Cela faisait un petit moment que je n’étais pas venue vous parler d’un coup de cœur, et je suis ravie de le faire aujourd’hui avec ce roman !
C’est en octobre dernier, à l’occasion de la sortie de l’adaptation cinématographique (The giver), mais surtout grâce à l’enthousiasme des chroniques de mes blogs préférés, que l’envie de le lire s’est faite de plus en plus impérieuse.
Et je ne le regrette pas, c’est le moins que l’on puisse dire !
D'ailleurs, arrivée à la dernière page…, à la lecture du dernier mot…, et juste après le point final…, j’ai pensé ; « Pas possible, c’est déjà fini ? Mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour le lire ? »
Ni une ni deux, j’ai vite été m’enquérir d’une suite éventuelle, et j’ai appris qu’il était le premier d'une tétralogie comprenant L'élue, Messager, et Le Fils.
Quant à savoir pourquoi j’ai tant attendu, c’est toujours l’éternelle question après un coup de cœur n’est-ce pas ?
Évidemment, passé ce petit instant de flottement, les émotions ont refait surface pour mieux me submerger, et je suis restée ébahie et complètement subjuguée pendant un bon petit moment !
Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas déjà, Lois Lowry est une femme !
En fait, lorsque j’ai commencé cette lecture je n’y ai plus pensé, je me suis laissée embarquer par l’histoire dès les premières lignes sans penser à son auteur, c’est même quelque chose qui m’a complètement échappé ^^Je l’ai ouvert et puis voilà… J’ai fait la connaissance du petit Jason, de son monde… Et là, je me suis laissée porter par un récit d’une grande profondeur.
C’est seulement après coup que je me suis demandée qui avait pu écrire quelque chose d’aussi juste et réfléchi ? Une histoire qui vous laisse une impression aussi vive et belle, et extrêmement touchante.

Même sous la torture, je ne vous dévoilerais pas l’histoire ! C’est un livre qui ne se raconte pas, il faut le lire, un point c’est tout !!!
Et si j’ai l’air aussi péremptoire, c’est qu’honnêtement il en vaut la peine. J’ai d’ailleurs été absolument ravie d’apprendre qu’il fait partie de nombreux programmes scolaires dans le monde, c’est une excellente chose :)
Étiqueté "jeunesse", il s’adresse à un public bien plus large (à partir de 10-12 ans), il est même du genre universel selon moi, que tout le monde devrait lire, adultes compris ^^

Vous voulez quelques pistes, un peu d’accroches pour vous tenter davantage ? Ok…, mais alors juste quelques lignes, ne soyez pas trop gourmands, gardez cela pour votre lecture ;)
Je vous dirais juste que c’est une histoire bouleversante, qui soulève des thèmes aussi forts que l’aliénation, le libre arbitre, la liberté… Qu'elle est soutenue par un héros de 12 ans, un petit garçon vif et intelligent, qui va se voir attribuer une lourde tâche, dans un monde "à l'identique" dénué d’émotions, où les êtres les plus faibles sont "élargis", et dans lequel il va faire la connaissance du Passeur…


Et il voyait, bien que ses yeux fussent fermés. Il voyait un torrent brillant de cristaux tourbillonner dans l’air qui l’entourait et s’amasser comme une fourrure froide sur le dos de ses mains. Il pouvait voir son haleine. Au-delà, à travers le tourbillon de ce qu’il percevait maintenant, sans savoir pourquoi, comme étant la chose dont le vieil homme avait parlé – la neige –, il voyait au loin. Il se trouvait quelque part en hauteur. Le sol était recouvert d’une épaisse fourrure de neige mais Jonas était légèrement surélevé, assis sur un objet dur et plat.
Une luge, comprit-il soudain. Il était assis sur une chose qui s’appelait « luge ». Et la luge semblait être en équilibre au sommet d’un grand monticule qui s’élevait à partir du sol même où il se trouvait. Et alors qu’il pensait « monticule », sa nouvelle conscience lui dicta « montagne »

Stop !!! Je n’irai pas plus loin…, c’est amplement suffisant pour vous donner envie de découvrir cette petite merveille ! 
Sachez juste qu’il m’a fait ressentir tout un lot d’émotions, de celles qui nous font apprécier d’éprouver des sensations, d’avoir des souvenirs,… D’être vivant quoi !
Je n'ai pas vu le film, mais je vais attendre un peu pour le faire, j'ai tellement peur que l'essence de ce roman se soit évaporée en route, ce qui serait vraiment dommage...
A l’heure où les dystopies fleurissent un peu partout depuis quelque temps, sachez que ce roman, paru il y a maintenant plus de 20 ans, est différent !
Différent cela ne veut pas dire grand-chose me direz-vous, mais vous comprendrez lorsque vous l’aurez refermé...
Mais d’abord, dépêchez-vous de l’ouvrir, c’est ce qui s’appelle une priorité absolue ;-)

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vendredi 1 mai 2015

Kushiel, tome 1 : La Marque de Jacqueline Carey

Résumé : Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant.
Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout...les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.

Fantasy – 959 pages – Editions Milady (2014)

Mon avis : Quand je m’attaque à un pavé de plus de 900 pages, c’est comme si j’étais à l’aube d’un grand voyage ; un peu excitée à l’idée des nouvelles contrées que mes petits petons vont bientôt fouler, et désireuse que l’aventure avec un grand A soit bien au rendez-vous !
Avec ce premier tome de la trilogie Kushiel, j’ai eu tout cela, mais aussi tellement plus…
Il faut avouer que d’emblée je m’attendais à croiser également beaucoup de nouvelles têtes en voyant la liste des personnages dans le "DRAMATIS PERSONAE" des premières pages.
Fort heureusement, le début nous laisse le temps d’apprivoiser tout ce nouveau petit monde grâce à plusieurs chapitres de mise en place. Pouvant paraitre un peu longs, ils sont pourtant bien utiles, voire indispensables pour pouvoir apprécier pleinement le contexte politique, historique, et religieux qui est étroitement lié au récit.
Pour ma part, je les ai bus comme du petit lait, intimement persuadée de leur importance pour la compréhension de la suite des événements.
Pour ce qui est de la géographie des lieux en revanche, pas de dépaysement total. Bien que l’auteure soit américaine, il semble qu’elle se soit largement inspirée de notre Europe, mais quelque peu différente, voyez plutôt :
J’aime beaucoup quand j’ai l’impression d’assister à la construction d’un édifice complexe, pierre par pierre, et que je vois se profiler à l’avance l’étendue d’un tel ouvrage !
En faisant la connaissance de Phèdre, une enfant née avec une particularité, c’est tout un monde qui s’est ouvert devant moi. 

Indiscutablement, cela venait de mes yeux. Et encore, pas des deux ; d’un seul uniquement.
Une si petite chose pour faire basculer à elle seule un destin. Rien d’autre qu’une tache infime, une parcelle minuscule, une poussière de couleur. Qui sait ? si elle avait été d’une teinte différente, les choses se seraient peut-être passées autrement ? Apaisé, mon regard avait ce brun profond et brillant que les poètes appellent « bistre », celui des eaux d’un étang dans l’ombre d’une forêt de chênes centenaires. Hors de Terre d’Ange, sans doute parle-t-on d’yeux bruns, mais les langues usitées au-delà de nos frontières sont d’une pauvreté infinie lorsqu’il s’agit de dépeindre la beauté. Des yeux bistre donc, d’un noir limpide et soyeux, hormis mon oeil gauche, dans l’iris duquel, à la lisière de la pupille, luisait une minuscule tache colorée.Et elle luisait rouge – encore que « rouge » soit un bien pauvre mot pour décrire cette nuance. Disons écarlate, ou vermeille, plus cramoisie à coup sûr que la crête d’un coq ou qu’une pomme d’amour dans la bouche d’un cochon de lait rôti.C’est donc ainsi que je suis venue dans ce monde, affectée d’un nom synonyme de malheur et d’un oeil rehaussé d’une touche sanguine.

De destin il est largement question au travers de celui de cette jeune femme, mais aussi de servitude et de liberté ! Son enfance et son conditionnement à la Cour des floraisons nocturnes, un lieu où elle va apprendre à devenir la servante de Naamah (je vous laisse le plaisir de découvrir ce que cela implique), va prendre forme petit à petit. 
Puis, une rencontre avec un noble qui va lui enseigner toutes les connaissances indispensables pour faire d’elle une espionne érudite et pouvant aisément se fondre dans les sphères du pouvoir va faire basculer sa destinée. Pour lui, elle va devoir côtoyer les puissants, afin de leur soutirer des informations servant un dessein qui lui échappe totalement.
Mais elle va aussi prendre du plaisir à exercer son art, puis à s’engager corps et âme dans la sauvegarde de sa terre et de son peuple d’origine.
Dans ce monde de complots et d’intrigues politiques, on cherche à comprendre où se cache les trahisons ? Qui est derrière tel ou tel meurtre ? On démasque très vite les vrais méchants tellement ils sont accomplis, tout en imaginant quelle conspiration se prépare et dans quel but… Et c’est là que tout l’apprentissage reçu par Phèdre va porter ses fruits et faire d’elle l’héroïne d’une aventure épique, véritable toile de fond d'un récit audacieux où les péripéties ne manquent pas.
La religion et la mythologie sont très abouties, j'ai d'ailleurs lu dans une interview de Jacqueline Carey qu'elle appréciait tout particulièrement l'univers de Guy Gavriel Kay, un auteur d'heroic fantasy qui, je cite : "écrit des fantasy proches de l'uchronie avec un grand usage de mythologie et de religion". Je compte bien explorer l'univers de cet auteur au plus vite.

Un peu comme un grand écheveau de fils entremêlés servant au tissage d’une immense tapisserie, j'ai assisté avec délices à la création d’une épopée de fantasy digne d’intérêt, où chaque fil prend sa place dans une immense trame relevée de mille couleurs !
La plume de Jacqueline Carey est superbe, et vraiment captivante. Cette lecture n’est pas passée très loin du coup de cœur !
Pour le plaisir de retrouver tous les personnages, à commencer par mon préféré, j’ai nommé Joscelin Verreuil, pour connaitre le devenir du nouveau Maître du Détroit (une partie absolument passionnante de cette histoire) et surtout parce que l'avenir de Terre d'Ange est loin d'être assuré ; j'ai envie de savoir si la suite réserve autant de promesses que je le pressens… Vous comprendrez pourquoi quand vous l’aurez lu, ce que je vous engagé à faire si l’envie d’une grande aventure fantasy au féminin vous démange :)

Rappelons que c’est une lecture à réserver à un public averti, publié en 2001 (eh oui, déjà !), et qui a reçu le prix Locus du meilleur premier roman en 2002.
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Lu dans le cadre de la 4ème session
du Challenge de La Licorne