mardi 30 décembre 2014

Trilogie Le Livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness


Je ne pouvais décemment pas terminer 2014 sans vous faire partager la trilogie qui m’aura le plus marquée cette année !
Mon blog étant tout nouveau, je n’ai pas eu le loisir de vous parler de ces trilogies mémorables des années précédentes, et pourtant il y en a eu : 
Pour 2013 ce fut la saga Spin de de Robert Charles Wilson, avant cela 1Q84 de Haruki Murakami en 2012, bref,…
En cette toute fin décembre 2014 je nomme sans hésiter la trilogie Le Livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness comme grande gagnante !


Le Livre perdu des sortilèges, tome 1 :


Résumé : Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Fantastique  – 517 pages – Editions Orbit (2011)

(Lu en janvier 2014) Mon avis : L’épaisseur du bouquin ne m’a pas rebutée, et c’est tant mieux, car cela aurait été vraiment dommage !
Au contraire, j’ai même envie de dire que, pour moi, cela a été l’un de ses nombreux atouts, car il m’a permis de ressentir le côté très immersif de l’histoire, à aucun moment je n’ai ressenti de longueurs ni d’ennui, mais plutôt l’impression de devoir m’enfoncer en douceur au fil des pages afin de pouvoir mieux apprécier le cœur de l’histoire.
Évidemment, la patte de l’historienne contribue abondamment à cette impression, car on ressent rapidement que Déborah Harkness fait évoluer ses personnages en terrain conquis, et même si elle ne côtoie pas au quotidien sorcières, vampires et démons (quoique, qui sait ?), on sent tout de suite qu’elle a le souci du détail.
Dès le début, dans la bibliothèque Bodléienne, elle nous plonge dans son monde de vieux manuscrits, de grimoires, on imagine les enluminures, les anciennes calligraphies, et presque l’odeur qui s’en dégage, preuve qu’elle parvient immédiatement à plonger ses lecteurs dans cette ambiance qu’elle connaît si bien.
En parlant d’odeurs justement, un élément qui m’a frappé, c’est l’intérêt qu’elle porte aux goûts et aux odeurs, éléments quasi omniprésents tout au long de l’histoire.
J’ai vraiment eu l’impression qu’elle souhaitait faire ressentir à ses lecteurs toute la fascination que peuvent exercer ces deux sens.
C’est peut-être pour cela que je la trouve généreuse dans son écriture car elle ne ménage pas ses efforts pour nous immerger (et oui encore ce mot…) au plus près de ses personnages, sans pour cela donner l’impression d’en faire des tonnes.
En tout cas, avec moi cela a marché, puisque la cannelle et la girofle planaient presque dans l’air quand Matthew était dans les parages (c’est-à-dire souvent).
J’ai également ressenti le plaisir qu’elle avait de retranscrire les différents arômes du vin, et ses petits passages de Blind-test obligatoires pour Diana au moment de chaque dégustation, m’ensorcelaient presque. 
Dois-je préciser qu’une tasse de thé bien fort m’a très souvent accompagnée durant cette lecture ? Pas pour me tenir éveillée, mais bien pour accompagner Diana dans ses petits instants de réconfort.
Pour ne pas faire trop long et répéter ce qui a déjà été dit, je ne m’attarderai pas sur tous les aspects de l’histoire, mais simplement confirmer que les références historiques et scientifiques sont vraiment passionnantes comme une sorte de valeur ajoutée à l’histoire.
J’adore quand un livre me donne envie d’aller butiner sur le net pour tenter de m’instruire, et là les occasions n’ont pas manqué :
Qui étaient Elias Ashmole, Lazare de Béthanie ? Qu’est-ce que l’Alchimie exactement ? Comment est la Bibliothèque Bodléienne, l’université d’Oxford, connaître l’histoire et regarder des photos des lieux en question, etc… 
La part de romance est assez importante, mais elle s’intègre parfaitement au contexte, elle n’est pas niaise, et symbolise tout à fait cette notion de désir, un des deux éléments essentiels de l’histoire avec la peur.
« Au commencement étaient la peur et le désir »

L'école de la nuit, tome 2 :


Résumé : L'historienne Diana Bishop, issue d'une lignée de sorcières puissantes et le vampire Matthew Clairmont ont violé les lois de séparation des créatures. Lorsque Diana a découvert un manuscrit alchimique magique à la Bodleian Library, elle a déclenché une lutte dans laquelle elle est devenue liée à Matthew. Maintenant la coexistence fragile entre sorcières, démons, vampires et humains est dangereusement menacée.
Cherchant la sécurité, Diana et Matthew ont voyagé dans le temps pour se retrouver à Londres, en 1590. Mais ils réalisent vite que le passé n'est un havre de paix. Retrouvant son ancienne identité en tant que poète et espion de la reine Elizabeth, le vampire retombe avec un groupe de radicaux connus sous le nom de l'École de la Nuit. Beaucoup sont des démons rebelles, les esprits créatifs de l'âge, dont le dramaturge Christopher Marlowe et mathématicien Thomas Harriot.
Ensemble Matthieu et Diana chercheront le Londres des Tudor pour trouver le manuscrit insaisissable, l'Ashmole 782, et la sorcière qui va enseigner à Diana comment contrôler ses pouvoirs remarquables.

Fantastique  – 547 pages – Editions Orbit (2012)

(Lu en février 2014) Mon avis : J’ai encore passé un super moment, comme avec le premier d’ailleurs ! J’irai même jusqu’à dire que j’ai préféré celui-ci.
Grâce à ce voyage dans le passé, dans le Londres de l’époque élisabéthaine, j’ai trouvé que l’auteure nous faisait, une fois de plus, bien profiter de ses talents d’historienne, toujours dans le souci du détail. 
L’ajout des membres de cette Ecole de la nuit, personnages historiques (dramaturges, mathématiciens, aristocrates anglais, et autres…) ayant vraiment existés, est ingénieusement intégré dans cette histoire surnaturelle, elle lui donne un relief supplémentaire et colle à merveille avec les aventures de nos deux héros, Diana et Matthew.
En parlant de Matthew justement, il s’avère être un personnage bien plus complexe qu’il n’y paraît, et à l’instar de Diana, on se pose des questions sur lui pendant une bonne partie du livre tellement il est difficile à cerner.
Décidément, je trouve que Déborah Harkness ne cède jamais à la facilité quant à la construction de ses personnages, que ce soit dans leurs caractères, leurs désirs et leurs peurs les plus intimes, et c’est aussi ce qui augmente le charme de l’histoire. 
Même l’environnement dans lequel ils évoluent est achevé !
La géographie des ruelles du Londres de 1590, la description des vêtements de l’époque, les us et coutumes de la cour et ses extravagances, etc…, tout y a sa légitimité !
On y perçoit également l’atmosphère trouble, propre à cette période marquée par la chasse aux sorcières qui sévissait aveuglément et tendait à se généraliser, laissant planer derrière elle un climat de suspicion et d’effroi, qui nous fait craindre le pire pour notre héroïne et ajoute un certain suspense tout du long.
Le mystère et surtout la quête de l’Ashmole 782 n’avance guère dans ce tome, mais cela ne m’a pas dérangée pour autant puisque la formation de Diana ainsi que toutes les rencontres qu’elle fera en 1590 compenseront amplement la diminution de révélations sur ce grimoire ensorcelé.
Parmi ces rencontres déterminantes, j’ai pris grand plaisir à découvrir la branche familiale de Matthew ! Faire la connaissance de Philippe de Clairmont et pénétrer dans l’univers de Sept-Tours aura été déterminant pour aborder le prochain tome…


Le nœud de la sorcière, tome 3 :



Résumé : Diana Bishop et Matthew Clairmont reviennent dans le présent pour affronter d’anciens ennemis et de nouveaux dangers. Dans le domaine ancestral des Clairmont à Sept-Tours, la sorcière et le vampire vont retrouver presque tous les protagonistes du Livre perdu des sortilèges – à une exception près. Une terrible menace pèse sur leur avenir, et elle ne se dissipera que s’ils parviennent à récupérer les pages manquantes de l’Ashmole 782. Mais ils ne sont pas les seuls engagés dans cette quête et le temps presse, car la grossesse de Diana arrive à son terme. Des vieux châteaux en laboratoires universitaires, s’appuyant sur des savoirs séculaires aussi bien que sur les sciences modernes, depuis les collines de l’Auvergne jusqu’aux palais vénitiens, Diana et Matthew, décidés à protéger leur amour défendu coûte que coûte, finiront par découvrir le secret extraordinaire que les sorcières ont percé voilà des siècles et des siècles.

Fantastique  – 575 pages – Editions Orbit (2014)

(Lu en décembre 2014) Mon avis : Voilà, c’est fini !
Après plus de 1600 pages passées avec les familles Bishop / Clairmont, je sens que je vais avoir un léger petit coup de blues...
Ce dernier tome est, sans hésiter, le meilleur des trois !
Tout y est, des réponses à nos questions, des surprises et des révélations, des retrouvailles, des alliances, de la science et de la politique, de la magie, de l’amour, encore de la magie, et même davantage. Bref,… c’est un véritable bouquet d’émotions fortes ! 
Je n’ai guère l’intention de vous dévoiler quoique ce soit sur ce dernier tome !
Je veux vraiment que vous le découvriez dans son ensemble, sans en altérer l’effet ultime.
Je m’autorise simplement à saluer le travail et le talent de son auteure, car il est considérable.
Les personnages de la trilogie n’en finissent pas de nous étonner et ce, dans le meilleur sens du terme. Non seulement par la maturité qu’ils gagnent au cours du récit, mais également par leurs personnalités étudiées et surtout assez fascinantes. Et si je devais rendre gloire à un seul d’entre eux (choix assez présomptueux il est vrai !), je choisirais sans hésiter Gallowglass ! Vous comprendrez aisément pourquoi ;-)
J’aime aussi tous les rouages de l’histoire car ils se sont mis en place discrètement mais sûrement ! Pas de grosses ficelles, visibles à des kilomètres, non, tout est subtilement tissés (hé hé, il fallait bien que je loue le talent de tisseuse de Déborah Harkness quand même ^^)
Ainsi, lorsque des événements surgissent, ou même quand certains personnages refont surface, rien ne sonne faux, mais au contraire tout gagne en vraisemblance.
L’alchimie n’est pas en reste car, outre son point de départ avec la découverte de l’Ashmole 782 et tous les symboles mystérieux détenus dans ses pages égarées, on peut également dire que le lien qui unit nos deux héros Diana et Matthew est bien la transposition suprême de ce que peut être l’alchimie en amour… 
Je vais m’arrêter là, de peur de vous assommer, mais avec le désir de vous avoir tenté !
A mon grand plaisir, je réalise en refermant ce dernier tome, qu’il peut tout à fait présager une suite, et là je dis « FANTASTIQUE !!! »

En conclusion : Si Déborah Harkness se défend d’être une sorcière, je suis convaincue qu’elle est une sacrée magicienne !
Car on peut vraiment dire que la magie a opéré tout au long de cette magnifique trilogie, et qu’elle restera un éblouissant souvenir de mes lectures 2014.

samedi 20 décembre 2014

Le Palanquin des larmes de Chow Ching Lie

Résumé : " Je suis née dans la Chine de la misère et des larmes. Petite fille, j'ai souffert et pleuré de bonne heure. J'étais jolie : ce n'est pas un mérite, ce fut une malédiction. Laide et difforme, je n'aurais sans doute pas été mariée de force à l'âge de treize ans ". Choisie pour son exceptionnelle beauté, Chow Ching Lie est contrainte d'épouser l'héritier d'une des plus grosses fortunes de Shanghaï. Elle incarne ainsi, sous le règne de Mao Tsé-Toung, le drame de la femme chinoise et de son asservissement séculaire.
D'un bouleversement à l'autre, Chow Ching Lie est donc soumise à rude épreuve. Heureusement, son don pour la musique la sauve. Envers et contre tout, elle poursuit ses cours de piano et entre au Conservatoire. Artiste et virtuose, elle voit alors s'ouvrir à elle une carrière internationale.



Autobiographie – Drame - 443 pages – Editions J’ai Lu (2008)

Mon avis : J’ai réalisé dernièrement que mon attirance pour la littérature asiatique se résumait et m’orientait presque exclusivement vers les auteurs japonais !

Qu’à cela ne tienne, j’allais maintenant élargir mon champ d’investigation livresque en commençant par la Chine…
Ne connaissant absolument rien de l’histoire et des coutumes de ce pays, j’avoue être allée vers la facilité en choisissant une autobiographie célèbre, et bénéficiant d’un succès mondial dès sa parution en 1975.
De surcroît, je suis de celles et ceux qui n’ont jamais vu le film ! C’est donc totalement dépourvue de repères que j’ai entamé cette lecture.
La narratrice, Chow Ching Lie, naît à Shanghai en 1936 d’une famille pauvre.
Belle, intelligente, elle va suivre des études et apprendre le piano grâce à un père enseignant.
Malheureusement elle ne pourra échapper au destin de la femme chinoise de l’époque, et sa beauté sera l’élément déclencheur d’un mariage forcé à l’âge de 14 ans avec un homme qu’elle n’aime pas, héritier d’une des plus illustres fortunes du pays.
Je ne vais pas vous faire un résumé de l’histoire, elle ne se raconte pas mais se découvre avec les mots et la sensibilité de Chow Ching Lie.
Son récit, tout en pudeur et délicatesse, est celui d’une femme à la destinée singulière, et jalonnée par les contraintes et l’asservissement. 
« Dans le lit, femme et mari. Hors du lit, maître et servante. (Proverbe Chinois) ».
Le grand atout de cette autobiographie est le contexte historique puisque l’existence de l’auteure se déroule à des moments clés de l’histoire de la chine du milieu du XXe siècle.
La naissance de Chow Ching Lie coïncide avec le début de la guerre sino-japonaise (1937-1945).
Puis, au cours de son enfance, le récit nous dévoile les coutumes et superstitions d’une Chine féodale, empesée de ses rites et traditions millénaires. Ventes des enfants, mariages forcés, esclavage des épouses, rites funéraires, avec une mise en lumière de l’importance de la religion, de la voyance, et même de l’astrologie dont dépendent nombre de décisions.
Il est vrai que les événements politiques majeurs sont évoqués de façon un peu sommaire, mais il ne faut pas oublier qu’ils sont vécus par une très jeune fille ayant sa part de tourments personnels ! 
Et ce n’est pas plus mal..., ainsi le lecteur n’est pas écrasé sous une masse d’informations, et rien ne l’empêche par la suite d’en apprendre plus sur la guerre civile chinoise, la Libération, la Campagne des Cent fleurs, le Grand Bond en avant
Malgré tout, ce tournant décisif, celui qui va modifier et remodeler le pays avec l’arrivée au pouvoir de Mao Tsé-toung, est suffisamment explicite pour nous faire comprendre le bouleversement et le sentiment de libération qu’a pu ressentir le peuple chinois, notamment la cause féminine qui s’est vue enfin attribuer quelques droits fondamentaux.

En conclusion, je dirai que grâce à ce livre, j’ai pu effleurer l’histoire d’un pays, et imaginer quelque peu la vie des femmes chinoises de cette période.


A propos du titre : Dans les temps jadis, quand la fiancée montait dans le palanquin fleuri qui l'emporte vers son mariage, sa mère et elle versaient des larmes au moment où elle quittait sa famille pour une famille nouvelle. On appelle ce véhicule « le palanquin de joie ». Pour Chow Ching Lie, ce sera « le palanquin des larmes ».(source Wikipédia)


J’ai découvert que Chow Ching Lie a écrit une suite qui s’appelle : Dans la main de Bouddha

dimanche 14 décembre 2014

Le Maître des Rêves de Roger Zelazny



Résumé : Branché directement sur le cerveau de ses patients, Charles Render y injecte des songes de sa composition. Maître dans son domaine, il est l'auteur des mondes imaginaires les plus achevés. Eileen Shallot, belle à se damner, aveugle de naissance, se présente un jour à sa porte. Elle veut voir le monde par les yeux de Render, à travers ses rêves. Ensemble, ils vont arpenter les univers qu'il a créés pour elle. Mais un jour Eileen refuse de s'arracher aux rêves de Render, dont elle prend peu à peu le contrôle pour transformer l'utopie en un piège mortel.



Science-fiction - 254 pages – Editions Folio SF (2006)



Mon avis : Tout ce qui a trait aux rêves est passionnant, et ayant beaucoup aimé le film Inception de Christopher Nolan, j’étais impatiente de me lancer dans l’aventure !
Finalement, ce livre a eu pour moi deux facettes ; d’un côté, un thème captivant articulé autour d’idées ingénieuses, truffé de références et de symboles d’origines diverses, qui se lit facilement et donne l’impression d’être d’un abord assez simple, et contenant une part indéniable de poésie et d’onirisme. 
De l’autre, un récit qui s’est avéré en fait beaucoup plus complexe que prévu, qui semble n’avoir pas livré tout son potentiel, et dont on continue de chercher à comprendre le sens profond après l’avoir refermé.
Pourtant cette idée de Neuroparticipation était vraiment prometteuse, ainsi que l’inévitable transfert " façonneur - façonné " qui s’est rapidement profilé entre Charles et Eileen. 
Malheureusement je n’ai pas réussi à réellement m’attacher aux personnages… J’ai trouvé leur personnalité et leur psychologie trop peu fouillées, trop abstraites, et j’ai été fréquemment déstabilisée par toutes les transgressions et les passages énigmatiques, comme si chacun d’entre eux détenait un profond sens symbolique m’échappant trop souvent.
J’ai trouvé un peu dommage que l’auteur ne se donne pas la peine de décrypter les messages subliminaux qu’il a insérés tout au long de l’histoire.
Peut-être parce que cette histoire n’était que son deuxième roman et pour le coup manquait d’une certaine maturité ?
Mais de la part de Roger Zelazny ça m'étonnerait beaucoup ! Je pense plutôt que ce roman s’adresse à un lectorat averti ! 
Car il faut avoir de multiples connaissances pour pouvoir saisir les nombreuses références, notamment mythiques (le loup Fenrir de la mythologie nordique, le mythe de Tristan et Yseult, par exemple), mais en philosophie bouddhiste également.
Ce lecteur avisé doit aussi, et surtout, connaître et maîtriser certains principes de la psychanalyse (le moi, le surmoi…), les courants de pensées jungienne et freudienne, et doit être capable de formuler sa propre interprétation afin d’en ressortir éclairé comme après une séance sur le divan d’un psy !
Du coup, subsiste en moi cette impression mi-figue mi-raisin...
Je n’ai pas tout compris et je quitte ce roman avec un sentiment que je n’aime pas ressentir à la fin d’un livre ; celui d’avoir l’impression d’être passée à côté de quelque chose de fort pour apprécier l’histoire à sa juste valeur…

samedi 13 décembre 2014

Challenge - Déstockage de PAL en Duo !

Emmagasiner, entasser, accumuler, stocker les livres, c’est très bien !
Mais LIRE c’est encore mieux ^^


Et c’est là que Zina et Licorne entrent en scène avec une super idée :
nous aider à réduire nos énormissimes Piles à lire ;)


L’union fait la force, j’ai donc le plaisir de former ce tandem de choc avec Sia ;)


Notre nom de code est...*roulement de tambours*... : Ouf 
(Ouf !!! j’ai cru que vous alliez me demander pourquoi ce nom-là , la team ne souhaite pas justifier ses choix, et puis… c'est top secret quoi !!! :D)  



Pour ce premier trimestre (du 1er décembre 2014 au 28 février 2015) 


notre ORDRE DE MISSION est simple : lire un AUTEUR HOMME FRANÇAIS

J’ai donc élu dans la PAL de Sia :


Couverture Les Pilleurs d'Âmes          Couverture Haut-Royaume, tome 1 : Le chevalier


Et Sia a sélectionné dans la mienne :
Couverture Le Puits des Mémoires, tome 1 : La Traque          Couverture Le Déchronologue


Je choisis avec joie de lire : Le Déchronologue de Stéphane Beauverger



Venez lire nos chroniques ;) Bon déstockage à tous !!!

samedi 6 décembre 2014

La ballade de l’impossible de Haruki Murakami




Résumé : Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles: Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l'aime aussi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît...



Drame - 445 pages – Editions 10/18 (2011)




Mon avis : Mon blog étant tout récent, je n’ai pas encore eu l’occasion de vous prévenir que je suis une fan inconditionnelle de Haruki Murakami
Murakamienne un jour, Murakamienne toujours ! Tel pourrait être ma devise ;-)
Cette ballade de l’impossible est mon 8ème roman de l’auteur, et sans doute mon préféré jusqu’à ce jour...

Impossible à décrire ou à comparer,
impossible à exprimer ou à faire partager à sa juste valeur,
impossible à oublier tout simplement…

Plus je me pose la question de savoir pourquoi je l’ai tant aimé ? Moins je trouve de réponses concrètes.
Peut-être ai-je tout simplement peur de mal formuler ma pensée ou les sentiments suscités en moi ?
Mais je me dois tout de même d’essayer, ne serait-ce que pour vous donner envie de le lire à votre tour.

Quand on parle d’immersion totale, je peux dire que c’est l’effet que j’ai ressenti puisque je suis sortie de là un peu désorientée, comme si je quittais une bulle.
Une bulle dans laquelle j’étais blottie durant toute ma lecture, et même quasiment en apnée durant certains passages, notamment celui du premier séjour de Watanabe à la « Maison des amis » pour rendre visite à Naoko. 
J’avais parfois l’impression que les bruits extérieurs me parvenaient de loin, et que la réalité s’était effacée pour laisser place à ce Japon des années 70.
Alors je vous laisse imaginer le vide que j’ai ressenti lorsque cette bulle a subitement éclaté en refermant le livre !

J’y ai retrouvé des thèmes récurrents de l’œuvre de Murakami, comme par exemple :
la distorsion des êtres et leur perception du monde,
la recherche et le droit au bonheur,
et cette solitude comme éternelle toile de fond.…
Et pourtant, il ne se répète jamais puisqu’il les aborde toujours sous un angle différent.

Un des grands atouts de ses personnages, c’est qu’ils ne sont pas envahissants. Comment dire… ? Ils laissent la place aux lecteurs de s’immiscer à leur côté, au cœur de l’histoire.
D’aucuns diront peut-être qu’ils sont trop fades, mais pas du tout ! Leurs traits ne sont pas forcés mais esquissés tout en finesse justement pour permettre à chacun d’entre nous d’y trouver ses propres repères, de s’identifier pour ressentir les émotions encore plus intensément.
La musique nous accompagne de chapitre en chapitre, telle une magie apaisante, pour mieux nous rappeler le pouvoir qu’elle peut avoir sur les blessures de l’âme.
Le rythme est lent, et même idéalement allongé pour nous happer et nous faire complètement perdre la notion du temps.

Si toute la littérature japonaise est comme ça, alors je signe tout de suite !

Bande-annonce du film sorti en mai 2011 et réalisé par Tran Anh Hung :
(que j'ai trouvé assez réussi !)