lundi 27 octobre 2014

Grand Maître de Jim Harrison


Résumé : Sur le point de prendre sa retraite au terme d'une longue carrière dans la police du Michigan, l'inspecteur Sunderson enquête sur une secte hédoniste qui a pris ses quartiers à quelques kilomètres de chez lui. Simple hurluberlu innofensif au premier abord, le gourou se fait appeler le Grand Maître. Au fil de leurs recherches, Sunderson et son improbable acolyte de seize ans, Mona, découvrent un personnage bien plus sinistre qu'il n'y paraît. Lui-même poursuivi par ses propres démons, imbibé d'alcool et obsédé par les femmes, Sunderson traque sa proie des bois du Michigan jusqu'à une petite ville d'Arizona qui fourmille de criminels transfrontaliers avant d'atterrir dans le Nebraska, où les adpetes du Grand Maître espèrent s'établit pour de bon. Un chef-d'oeuvre tragicomique étincelant d'humour et de désespoir.

Policier -  350 pages - Editions Flammarion (2012)


Mon avis : Je quitte ce Grand Maître avec un sentiment mitigé…
Je ne peux pas dire que c’est un livre que j’ai vraiment aimé et pourtant le fond de l’histoire et les thèmes abordés sont vraiment puissants et suscitent la réflexion.
Jim Harrison a des choses à dire, et par l’intermédiaire de son personnage de flic à la retraite, féru d’histoire et qui en a vu de toutes les couleurs tout au long de sa carrière, il aborde des thèmes qui lui sont chers.
Sous son aspect un peu trivial et bourru, cet homme se sent investi d’une ultime mission, où la mémoire et le questionnement se délient tout au long du roman au fil d’un flux de pensées tous azimuts.
Ses réflexions pétries de culpabilité nous font prendre conscience de l’importance du génocide des Indiens, ce drame ayant  irrémédiablement entaché l’Histoire des États-Unis.

Extrait :

Pour Sunderson, les Indiens étaient le squelette monstrueux enfermé dans le placard de l'Amérique. Il imaginait volontiers un grand drap blanc étendu sur tous les États-Unis, et à des centaines d'endroits le sang des Indiens faisait des tâches rouges sur ce drap. À l'université du Michigan il avait été pris de nausée en écoutant un professeur expliquer le massacre de Sand Creek. Comme disaient les Russes, la conscience est parfois une maladie.

D’autres interrogations comme le lien qui pourrait exister entre la religion, le sexe et l’argent se posent au travers de sa dernière enquête, mais pas seulement...

Pour finir, je dirais que j’ai été un peu désappointée par la forme, ainsi que par un dénouement un peu abrupte et déconcertant.

Mais je suis, malgré ces réserves, pleinement satisfaite d’avoir lu l’une des œuvres de ce grand écrivain américain et peut-être n’ai-je pas choisi le meilleur de ses livres pour vraiment apprécier son univers à 100% ?

6 commentaires:

  1. Ca n'a pas l'air d'être un livre tout rose mais en lisant le résumé je me dis que ça pourrait me plaire. Mais ta chronique me refroidit beaucoup.... Quoi qu'il en soit j'aime beaucoup la couverture. :)

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    1. Ne sois pas refroidie ! Peut-être qu'il te plaira plus qu'à moi, et le seul moyen de le savoir c'est de te laisser tenter ;) Merci de ton passage Marie !

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  2. Oh dommage j'aime beaucoup cet auteur pourtant ! :) j'avais bien aimé même si ce n'est pas son meilleur

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    1. Je ne m'arrêterai pas là avec J. Harrison ! Peut-être en as-tu justement un autre à me conseiller ?

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  3. Hou Hou, Tu le dis si bien avec ton cœur à la fin de ta chronique"Mais je suis, malgré ces réserves, pleinement satisfaite d’avoir lu l’une des œuvres de ce grand écrivain américain" , avec cet auteur il reste toujours quelque chose.. . Je te conseille "Une Odyssée Américaine", le p'tit duc a adoré ! @bientôt, Grybouille.

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    1. Alors si le p'tit duc a adoré, comment résister ? ;) Je prends bonne note de ce titre pour une autre incursion dans l'univers de ce grand auteur ^^ Merci Grybouille et à bientôt !

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